Vous (ou votre enfant) possédez une PSP, que vous bichonnez avant de l’emmener avec vous en vacances pour tuer le temps sur la plage ou sous la tente en attendant que la pluie cesse de tomber (il va pleuvoir tout l’été, vous ne saviez pas ?)
Alors croisez les doigts très fort pour que votre jouet préféré ne tombe pas en panne ces jours-ci, croyez-moi…

C’est la mésaventure qui arrive à mon fils : sa PSP  âgée de seulement 6 mois (et qui n’a jamais été un modèle de stabilité avec des plantages en série) a subitement décidé hier soir qu’elle ne reconnaissait ni ne lisait plus aucun disque UMD. Pour ceux qui ne connaissent pas, les disques UMD sont tout simplement les mini-cd de jeux (ou films) qu’on installe sur la PSP.
Donc pas d’UMD, pas de jeux.
Pour une console de jeux (à près de 300 Euros), avouez que c’est un peu embêtant quand même…
J’ai tenté à peu près tout ce qui était dans mes compétences pour essayer de débloquer le bazar (reset, réinitialisation aux paramètres d’origine…), en vain : cette saloperie refuse obstinément de fonctionner.

Du coup, crochet d’urgence au SAV Fnac ce matin et très très mauvaise surprise : "bon ben on va la renvoyer en garantie, et c’est Sony qui décidera s’ils la réparent ou s’ils la remplacent. Comptez un bon mois…"
Comment ? J’ai dû mal entendre ? UN MOIS ? Pour un truc qui doit prendre cinq minutes à un technicien moyen ?
Je ne vous raconte pas la tête de mon fils : non seulement il est privé de sa PSP au meilleur moment de l’année, celui des petits copains chez qui on va jouer et avec qui on partage les jeux pendant les journées pluvieuses avant les départs en vacances, et ce pendant tout le mois de juillet, mais comme nous partons début Août, sa console reviendra alors que nous serons à 800 bornes d’ici.
Autrement dit, dans le meilleur des cas il récupérera sa PSP fin août, soit près de deux mois d’indisponibilité !
Soit pile pendant toutes ses vacances, en gros…

Désolé monsieur Sony et Madame Fnac, je trouve cela non seulement inadmissible mais tout simplement lamentable.
Inadmissible que vous ne proposiez pas une solution intermédiaire, qui consisterait par exemple en un SAV local de délestage qui testerait immédiatement les pannes avec une qualification pour remplacer les petites pièces à l’aide d’un stock tampon, sans avoir à renvoyer l’appareil comme vous le faites, sans même ouvrir la boîte. Lamentable que vous ne proposiez pas un appareil identique en prêt pendant le temps de réparation comme le font couramment les concessionnaires auto.
Lamentable que des marques aux budgets Recherche et Développement / Marketing monstrueux ne soient même pas foutues de proposer un SAV digne de ce nom, et n’aient pour unique réponse qu’un truc du genre on vous rappellera dans un mois.
Je croyais que ces pratiques dignes des fabriquants de trains électriques des années soixante étaient révolues depuis longtemps.
Apparemment j’ai surestimé la capacité de Sony à gérer le manque de fiabilité de sa PSP.

Il se trouve que c’est Sony qui est concerné dans ce cas précis, mais bien sûr j’imagine volontiers que ce type de mésaventure est transposable à de nombreuses autres marques…

Ca m’énerrrrve !

Mise à jour du 10/07 : on est bien d’accord, bien sûr y a pas mort d’homme, il faut relativiser l’importance de ce qui n’est qu’un désagrément, ce que les enfants savent en général très bien faire en reportant leurs centres d’intérêts sur d’autres activités. Mais les dernières consoles sont devenues des objets très personnels qui représentent en général un peu plus que de simples machines à jouer, puisqu’on y met un peu de sa vie intime (photos, vidéos, mp3…). Il y a un investissement affectif qui n’est pas à négliger…