Spotify négocie avec les labels pour faire fonctionner son modèle économique

Spotify a beau être un service de streaming musical extrêmement populaire, il doit sans cesse lutter pour sa profitabilité. De nouvelles négociations ont débuté avec les grands labels.

Est-ce qu’avoir 20 millions d’utilisateurs dont 5 millions d’abonnés payants est suffisant pour survivre ? Clairement non.

En effet, un analyste de The Verge nous dévoile aujourd’hui que 70% des revenus de Spotify vont payer les licences musicales et que 20% couvrent l’acquisition de clients.
Ce qui ne laisse que 10% pour payer l’ensemble des coûts restants.
Si l’on en croit des sources internes, Spotify ne ferait, en vérité, aucun bénéfice.
Il ne faut pas se méprendre, Spotify n’est pas en danger immédiat, surtout quand on se souvient que le compagnie a levé 100 millions de dollars l’année dernière.

Re-négociation des termes avec les maisons de disques

Spotify doit rencontrer les grandes maisons de disques dans les prochaines semaines pour renouveler son contrat de licences.
La start-up suédoise devrait profiter de ce rendez-vous pour négocier une baisse importante des prix ainsi que la possibilité d’étendre les droits à l’utilisation sur les smartphones de sa version gratuite.
Il lui faudra donc notamment convaincre Warner Music, Sony et Universal.
Cela ne fait qu’une décennie que les exécutifs de ces maisons de disques se voient conseiller une baisse de prix et qu’ils n’ont pas agi en ce sens.


Après tout, les maisons de disques ont de nombreuses alternatives à Spotify et il leur suffit de se tourner vers Apple, Google, Microsoft, Amazon et Sony pour trouver des sociétés aux trésoreries bien fournies qui vendent de la musique sans se faire de marge, voir à perte. Mais pour eux, la musique n’est qu’un moyen de rendre attrayants leurs autres produits.

Pour une start-up qui se concentre exclusivement sur la musique : cette négociation est primordiale.

Impossible de prédire à l’avance comment se termineront les négociations même si Spotify devrait réussir à avoir gain de cause. Il n’est pas dans l’intérêt des maisons de disques de se mettre à dos un acteur qui leur signe tout de même de jolis chèques avec régularité.

Source : The Verge

4 commentaires

  1. « start up Suédoise »
    fondée en 2006, ouverture du service au public en 2008.
    environ 500 millions d’USD de chiffre d’affaires en 2012.

    Parle–t-on encore d’une start-Up?

    Spotify vend à perte depuis le début et perd de l’argent sûrement de plus en plus vu l’augmentation du chiffre d’affaires.
    S’autorisera-t-on un jour à parler de dumping dans les blogs?

  2. J’ai toujours pensé que les comptes de cette startup étaient positifs..

    C’est ici qu’on trouve les contradictions de l’UE. L’interdiction de vendre à perte en France (punie pénalement) VS liberticide juridique dans d’autres pays de la zone euro..

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