Suivre les vols commerciaux (presque) en temps réel sur Google Earth

Google Earth vient d’ajouter une nouvelle fonctionnalité qui va ravir ceux qui s’intéressent aux transports aériens et qui sont curieux de connaître les trajectoires parfois biscornues et couloirs empruntés par les avions de ligne. En partenariat avec Flightwise, un service web spécialisé dans la publication de données aériennes en temps réel, Google Earth propose l’installation

Google Earth vient d’ajouter une nouvelle fonctionnalité qui va ravir ceux qui s’intéressent aux transports aériens et qui sont curieux de connaître les trajectoires parfois biscornues et couloirs empruntés par les avions de ligne.

En partenariat avec Flightwise, un service web spécialisé dans la publication de données aériennes en temps réel, Google Earth propose l’installation d’un plugin KML (et non pas KLM) gratuit qui permet d’observer tous les vols en cours au-dessus du territoire américain.

Les vols sont représentés par des petites icônes en forme d’avion bleu. Un survol (haha) d’un avion avec le pointeur de sa souris permet d’obtenir le numéro du vol et la trajectoire complète de l’appareil depuis son décollage, tandis qu’un clic sur le même avion fait apparaître une fiche complète du vol, incluant le nom de la compagnie, le numéro, la durée du vol, le temps écoulé depuis le décollage, les aéroports de départ et d’arrivée avec les heures précises. Un autre clic sur « Download flight path » déclenche le téléchargement immédiat dans votre Google Earth du plan de vol complet, que vous pouvez « rejouer » en vidéo à l’aide d’un petit player paramétrable.

Pour installer Flightwise, téléchargez ce fichier KML, puis rendez-vous dans l’onglet « Lieux » inclus dans le menu de gauche de Google Earth, et dépliez l’onglet « Mes lieux préférés », et enfin « Flighwise/Lieux temporaires/Flightwise ». Ce service n’est malheureusement applicable que pour les lignes intérieures américaines. Notez également qu’en raison des législations relatives à la sécurité, les vols ne sont pas suivis exactement en temps réel mais reproduits avec un décalage de vingt minutes.

Un conseil d’ami : si vous êtes un peu charrette ce matin n’installez pas, n’essayez pas (ou attendez la pause café). Cette nouvelle option est en effet tellement ludique que vous risqueriez bien d’y passer un peu plus de temps que prévu, et de tuer une fois de plus votre productivité.

Mise à jour : vous êtes nombreux à me signaler l’existence de Radar Virtuel : http://www.radarvirtuel.com/, un service similaire, mais pour l’Europe et en temps réel. Les données affichées sont plus complètes et nombreuses que sur Google Earth, mais, comme je l’indique dans mon commentaire, Radar Virtuel n’affiche pas les trajectoires et ne propose pas de fonction « replay » qui font une grande partie de l’intérêt du service de Google Earth. Google n’oublie jamais le côté ludique dans ses applications, et c’est à mon avis ce qui fait toujours la différence : savoir parler à l’enfant qui est en nous…

Invité
20 septembre 2010

C’est énorme ce truc. Merci pour le tuyau !!!

Invité
pag
20 septembre 2010

Jusqu’où ira Google ! c’est en tout cas une super bonne idée, récréative pour tous mais surtout instructive pour les fondus de navigation aérienne. J’adore :-)
Vivement qu’on puisse bientôt couvrir le vieux continent :-)

Invité
Julien
20 septembre 2010

La même chose en Google maps et sur l’Europe

http://www.radarvirtuel.com/

Invité
Gourmet
20 septembre 2010

Google a peut être Flightwise mais nous, en Europe, nous avons radarvirtuel et c’est en temps réel !
Forcément (en temps réel) car, on n’est jamais mieux servi que par soi-même, radarvirtuel est le front office d’un réseau de récepteurs-décodeurs IATA mené par des passionés (comme le réseau de détection et de localisation des impacts de foudre en météo).

Truc rigolo sur radarvirtuel fin avril de cette année : la visualisation d’un ciel aéronautique complètement dépourvu d’avions au nord d’une ligne Bordeaux-Vienne (en Autriche ou en Isère).
Db

Invité
20 septembre 2010

Ici c’est en temps réel et sur Google maps : http://www.radarvirtuel.com/

Invité

[...] This post was mentioned on Twitter by Eric, Driss Slaoui, presse_citron, Laurence Bret, BlogDuGeek and others. BlogDuGeek said: Suivre les vols commerciaux (presque) en temps réel sur Google Earth http://ow.ly/2GGY9 [...]

Invité
Steph
20 septembre 2010

Radar Virtuel ou Ou Flight Radar !
http://www.flightradar24.com/

Mais toujours pas aussi ludique

par contre je sais pas vous, mais moi je trouve ça limite inquiétant de pouvoir accéder à ces données de vol…

Invité
Gourmet
20 septembre 2010

@Eric
Si, il y a les trajectoires (20 minutes de vol avant et 2à minutes après si ma mémoire est bonne) lorsqu’on clique sur un aéronef.
Et le système est connecté à une base des plans de vols ce qui permet de connaître les points de départ et d’arrivée.
Ce n’est pas fait pour jouer, effectivement.
Mais, contrairement à Flightwise,
1. les vols sont en temps réel et
2. on y trouve également les vols non-réguliers, les militaires, bref, tous ceux qui possèdent un transpondeur en état de marche.

Le côté ludique de radarvirtuel est là en fait : découvrir et suivre les vols « anormaux » et les relater (un peu comme relater les photographies satellite ou street view un peu spéciales).

db

Invité
Gourmet
20 septembre 2010

« Mais toujours pas aussi ludique
par contre je sais pas vous, mais moi je trouve ça limite inquiétant de pouvoir accéder à ces données de vol… »

Pourquoi ? A cause de la menace terroriste ?

1. Les terroristes ont en général les moyens d’un petit état. Ce n’est donc pas l’absence de signalisation disponible publiquement qui les empêchera d’atteindre une cible qui navigue à 10 000 mètres. Vieux débat de plus de sécurité par l’obscurantisme afin de faire face à la menace terroriste et visant en fait à contraindre davantage le bas-peuple.

2. Du reste il faut encore les moyens d’atteindre une cible à 10 000 mètres ! Ce n’est pas avec un pistolet à bouchon qu’on y arrive !
Et en ce qui concerne le décollage et l’approche, on n’a pas besoin de localisation électronique, la cible est à vue : il suffit d’un pointeur laser et d’un lance missile (avec un missile sol-air dedans).

Dans le même ordre d’idée, n’est-il inquiétant de savoir qu’on peut modifier à distance certains panneaux d’affichage (parking, accès autoroute, tunnel, etc) ?
Tout bonnement parce qu’ils sont reliés à la centrale par faisceaux hertzien non protégé.
De quoi foutre un sacré b….. en région parisienne non ?

db