Selon Mobinaute, Apple aurait été une nouvelle fois condamné pour publicité trompeuse au sujet de l’iPhone. L’Advertising Standards Authority – autorité des standards de la publicité en Angleterre, a retoqué la firme à la pomme pour avoir diffusé ses fameux clips publicitaires vantant les mérites de l’iPhone 3G, qui montraient entre autres un affichage instantané des pages web ou des cartes Google Maps, alors que ces opérations demandent en réalité quelques secondes.
Apple a donc été prié de retirer ses spots des écrans afin de ne pas induire les consommateurs en erreur.
Même si je ne suis pas un adepte du chipotage administratif, je pense que cette décision est une bonne chose, et que l’ARPP (ex-BVP) française devrait en prendre de la graine. On sait que la publicité a vocation à enjoliver la réalité afin de rendre le produit plus désirable, et qu’elle bénéficie d’une certaine latitude sur ce point (c’est écrit dans la loi). Reste à déterminer où l’on place le curseur, et quand la « réalité enjolivée » devient de la publicité mensongère. Montrer un web aussi fluide et rapide que sur les publicités pour l’iPhone est vraiment très limite.
Il n’y a rien de très fondamental là-dedans, et le consommateur ne subira pas un préjudice irréparable à devoir attendre quelques secondes supplémentaires pour voir les pages web s’afficher sur l’écran de son iPhone, mais le règlement c’est le réglement nom de dieu, et iPhone ou pas, il serait de bon ton que les marques et les publicitaires arrêtent de nous faire prendre les vessies pour des lanternes.
Je sais, il y a du boulot, mais un petit rappel de temps en temps ne fait pas de mal. Surtout à Apple, dont l’image ne subira, soyons en certains, aucun préjudice suite à ces petits accrocs.
Apple n’est d’ailleurs pas le seul à blâmer, mais c’est le seul qui ait dédié un spot spécifique à l’internet mobile, ce qui par ailleurs est plutôt une bonne chose, à condition que les consommateurs ne soient pas déçus par la suite.
Dans le même registre et avec d’autres fabricants et opérateurs, nous pourrions bien sûr évoquer pêle-mêle les autonomies annoncées des batteries, souvent très optimistes, la portée du Wi-Fi ou du Bluetooth, qui correspond rarement à celle indiquée, la couverture 3G des opérateurs, les forfaits illimités (qui deviennent limités dès qu’on tire un peu dessus), et tous ces petits arrangements quotidiens avec la vérité qui participent gentiment à semer le trouble dans l’esprit des consommateurs.