Et si, après la navigation internet, la future et vraie killer app de l’iPhone était un jeu ? Ou plutôt la capacité de l’appareil à gérer les jeux les plus évolués ?
Il se confirme en effet, et selon les propres observations des développeurs et éditeurs de jeux vidéo, que l’iPhone serait un appareil aussi, voire plus puissant qu’une PSP ou qu’une Nintendo DS pour le support de jeux sophistiqués, ce que confirme également l’équipe de Gameloft, déjà auteur des excellents Real Football 2009 et Asphalt 4 pour iPhone.
Capture d’écran de la vidéo d’intro d’Asphalt 4 sur iPhone
Pour avoir installé Asphalt 4 sur le mien, je ne peux qu’abonder dans ce sens : hormis une jouabilité un peu difficile à maîtriser au départ, ce jeu de course automobile en milieu urbain n’a pas grand chose à envier à un bon Need For Speed pour PSP, tant dans le graphisme que dans le nombre impressionnant d’options proposées (rien que pour les commandes de pilotage, ce ne sont pas moins de trois choix qui s’offrent à vous…)
Et nous n’en sommes qu’au début : les premiers jeux vraiment dignes d’intérêt, en vraie 3D, viennent juste de faire leur apparition sur l’AppStore, et tous les éditeurs vont mobiliser leurs troupes sur le portage de leurs hits sur l’iPhone, ce qui nous promet des lendemains qui chantent et des moments inoubliables dans la salle d’attente du dentiste.
A tel point, que, tout à notre enthousiasme béat, on pourrait presque se demander si l’émergence de l’iPhone comme nouvelle console portable ne va pas complètement redistribuer les cartes du jeu vidéo mobile.
Quelques arguments plaident pour cette hypothèse :
- en tout premier lieu, le prix bien sûr ! Un Asphalt 4 coûte moins de 10 euros, là où son équivalent sur PSP (Need for Speed) revient à une bonne vingtaine d’euros, soit le double. Et je ne compte pas le nombre de jeux pour PSP qui dépassent allègrement les 30 euros. Si les éditeurs arrivent à maintenir des prix inférieurs au seuil psychologique de 10 euros, carton assuré
- la capacité de stockage de l’iPhone : aucun problème pour installer plusieurs dizaines de jeux, même les plus évolués avec 3D et scénario en béton, les 8 ou 16 Go de l’appareil feront bien une petite place au plus passionné des gamers
- le téléchargement facile et immédiat via l’AppStore : le jeu, voilà du vrai bon achat d’impulsion comme tous les e-commerçants en rêvent dans leurs fantasmes les plus fous. Ajoutez à cela le fait que vous surfez le web avec l’iPhone aussi facilement que Kelly Slater l’océan avec sa planche, et vous avez une relation directe information-achat : je suis dans le bus, je visite un site qui publie le test flatteur d’un jeu, hop je zappe sur l’AppStore et j’achète, puis j’installe le jeu en quelques secondes. Et je flingue tous les zombies avant le terminus.
- le terminal portable communiquant est peut-être finalement l’appareil idéal pour le jeu : les consommateurs en auront peut-être assez un jour d’avoir à transporter plusieurs appareils de poche avec eux, si une machine est assez puissante pour tout réunir et proposer une expérience de jeu satisfaisante, elle aura de fortes chances de s’imposer comme la seule et unique
- l’ergonomie : les commandes 100% tactiles et l’écran multi-touch de l’iPhone n’ont pas encore livré tous leurs secrets. Certains préfèreront peut-être encore une bonne vieille manette ou quelques boutons physiques à la lisse dalle de l’iPhone, mais l’accéléromètre devrait mettre tout le monde d’accord. Pourquoi croyez-vous que la Wii remporte un tel succès ?
Enfin – et j’en suis un exemple parmi des milliers probablement – l’iPhone aura le mérite de ramener vers les jeux vidéo des gens qui ne jouaient plus, qui n’ont jamais vraiment accroché à la PSP ou la DS, et encore moins aux jeux bidon proposés la plupart du temps sur les mobiles. Ceux-la retrouvent un plaisir énorme à se frotter de nouveau à des adversaires virtuels de foot ou de baston entre deux rendez-vous.
A tel point que le jeu pourrait même devenir la principale motivation d’achat sinon d’un iPhone, du moins d’un iPod Touch.
C’est vrai, quoi de plus désagréable de voir sa partie interrompue par un bête coup de fil ?