Nous qui pensions que nos activités « virtuelles » n’avaient pas (ou peu) d’impact sur l’environnement, il va nous falloir revoir quelque peu notre jugement. Après le buzz sur la dépense en énergie de Google, où une simple recherche consommerait autant d’électricité que se faire chauffer un thé avec une bouilloire[1], il est temps de réaliser que le web est aussi source de pollution.

co2stats CO2Stats dépollue vos sites web

Du coup, que ce soit par opportunisme ou volonté sincère de développement durable, de drôles de services voient le jour, comme ce site, CO2Stats, qui propose carrément de neutraliser l’empreinte carbone de votre site web, moyennant un abonnement en fonction du trafic de celui-ci.

La méthode est simple : CO2Stats calcule l’impact de votre site en fonction de la puissance de son serveur et du nombre de visiteurs qu’il accueille, à l’aide d’un indice de consommation moyen par visiteur, puis achète l’équivalent de l’énergie consommée auprès de centrales électriques propores (solaires et éoliennes).

Le tarif mensuel va de 4,95 à 99,95 dollars selon votre consommation, et inclut toute la démarche de nettoyage de l’impact de votre site. Un badge « Green Certified Site » vous est alors fourni, affichant les statistiques garanties « vertes » de celui-ci.

Bon, entre greenwashing et vraie démarche écologique, avouons que nous y perdons notre latin. N’étant pas un expert de la question environnementale, j’avoue éprouver quelques difficultés à m’y retrouver et à déterminer si une telle initiative relève d’une démarche efficace ou d’une vague fumisterie, et je ne pense pas être le seul.

Si vous avez un avis sur la question, il est le bienvenu. Vous pouvez aussi jeter un oeil sur mon édito d’hier sur Le Post.fr.

[1] Google dément formellement cette « étude » en indiquant, chiffres à l’appui, qu’une recherche ne consomme pas plus d’énergie que notre corps n’en brûle en 8 secondes. Merci à Pierre et Mpok pour ces précisions.