JamStudio, l’application de studio d’enregistrement multipiste en ligne dont je vous avais parlé ici avec beaucoup d’enthousiasme vient de publier sa nouvelle version, et propose plusieurs nouveautés, comme la fonction, très attendue, permettant d’exporter ses créations au format mp3, ainsi qu’une bibliothèque étendue d’instruments.
L’interface graphique a également été retouchée mais cette nouvelle version déçoit un peu car elle ne propose pas vraiment de nouvelles fonctions : toujours pas de fading (par piste ou groupé), ni de panning stéréo, et les seules nouveautés sont accessibles uniquement dans la version payante, proposée quand même sous la forme d’un abonnement au tarif de 10 dollars/mois. Il semblerait que les créateurs de JamStudio aient un peu mis la charrue avant les boeufs en proposant trop rapidement à mon avis une version payante alors qu’il y aurait encore un gros travail de développement à faire pour rendre le studio vraiment utilisable facilement. Parce-qu’à 10 dollars/mois, soit 120 dollars/an on aura vite fait de trouver un petit logiciel proposant les mêmes fonctions, même si la bibliothèque de samples d’intruments proposés par JamStudio est de qualité professionnelle, puisque composée de vrais instruments et non pas de synthèse sonore. D’autre part, les auteurs du site sont toujours aussi avares d’explications : pas de tutoriel, pas de FAQ sur le site, juste un vague forum sur lequel ils interviennent trop rarement. Un projet sympathique, mais un peu gâché par manque de développement. La déception du jour, donc.
Exemple de production presse-citronnienne réalisée en quelques minutes avec JamStudio
Bon nous sommes bien d’accord maintenant : il faut arrêter d’acheter des sonneries pour votre téléphone, les marchands se sont assez engraissés comme ça en tirant profit de l’ignorance des utilisateurs de mobiles. La fin de la récré est proche et c’est tant mieux. En revanche, rien n’interdit de se cuisiner ses petites sonneries personnelles, et de nombreux outils existent pour cela.
Tonebeeest l’un de ceux-là, à cela près qu’il s’agit d’un service en ligne dédié à la création de sonneries à partir de musiques existantes. Soit deux possibilités : vous envoyez une musique de votre bibliothèque perso et le site cherche s’il existe déjà des sonneries dérivées dans sa base. Si ce n’est pas le cas il ouvre un éditeur en ligne qui vous permet de sélectionner un extrait de 30 secondes pour faire votre sonnerie et la télécharger au format mp3. Simple comme bip bip, à cela près que si la plupart des mobiles acceptent maintenant les sonneries au format mp3, ce n’est pas le cas des appareils de génération précédente qui sont encore des millions en activité. Il aurait été intéressant que le téléchargement dans d’autres formats compatibles soit proposé. Cela dit, tout ce qui permet d’alimenter les alarmes de son mobile gratuitement est toujours bon à prendre…
J’aime bien faire un tour de temps en temps sur Jamendo à la découverte de musiciens inconnus et non-signés, et je regrette de n’avoir pas plus de temps pour le faire car il arrive fréquemment de tomber sur de véritables perles.
Tunesquare est un autre service de découverte, partage et téléchargement de musiques gratuites dans des styles aussi variés que pop rock, hard rock métal, soul R&B, singer songwriter, hip hop rap, other, techno electronic, world and club dance. Les artistes proposant leur musique sur Tunesquare sont uniquement des musiciens non-signés, et c’est aussi ce qui constitue le charme de ce type de service : un mélange de professionalisme et d’amateurisme dans la production qui rappelle les meilleures heures de votre groupe de lycée (ou de garage, quand vous fracassiez les tympans de vos parents adorablement patients des samedis après-midi entiers), en mieux. Sur Tunesquare, c’est open : même pas besoin d’être inscrit pour télécharger des musiques (qui étonnamment arrivent sur votre PC sans extension, il faudra ajouter .mp3 à la mano), mais si vous devenez membre, vous pourrez commenter, partager et toutes ces choses très sociales. Le site est financé par la publicité de trois façons : un encart Flash s’affiche à chaque chanson jouée, un autre pour chaque téléchargement, et enfin des publicités statiques institutionnelles sont visibles sur toutes les pages du site, qui annonce être financé ainsi par des compagnies internationales. Les artistes sont rémunérés à hauteur de 50% des gains générés par la publicité sur chaque téléchargement. Je m’interroge cependant sur le montant réel des revenus généré par ce type de modèle reposant uniquement sur la promesse d’un trafic important, mais l’essentiel pour les musiciens n’est peut-être pas là au départ, l’important étant de bénéficier d’une exposition sur une plate-forme dédiée dans l’espoir de signer un jour un vrai contrat avec un producteur. D’autre part il est regrettable que ce type de site ne propose pas de player exportable comme Deezer ou Radioblog, qui à mon avis permettrait une bien meilleure diffusion virale de la musique et des artistes via les blogs et les réseaux sociaux… Du coup on est contraint de se cogner ça à la main, comme ici (mais c’est pas une raison pour ne pas écouter, hein) :
Vous voulez insérer une musique extraite de Deezer dans un article de votre blog comme ici avec les Happy Hour sonorisés actuellement par Radioblog ? C’est enfin possible et c’est une sacrée bonne nouvelle vu la densité du catalogue Deezer.
Pour bloguer un titre et non plus une playlist entière, il vous suffit de rechercher ce dernier puis une fois celui-ci lancé dans le player en haut à droite du site, de cliquer sur Blog. Vous récupérez le code du player exportable et vous le collez dans votre page. Le player est personnalisable et vous pouvez choisir une lecture automatique ou à la demande. Et cette fois ça marche. Bien joué Deezer, c’est vraiment le truc qui manquait. Et pour fêter ça un petit Semisonic…
Pour accéder à "votre" musique partout sans baladeur il y avait jusqu’à présent des solutions transformant votre PC en serveur de streaming, comme Orb, ou encore des sites comme Deezer, permettant de constituer ses playlists personnalisées en puisant dans le stock de titres proposés par le service.
Retrouver sa musique… Partant du constat pertinent qu’avec la dématérialisation, notre musique est de plus en plus dispersée au fil de sa numérisation, Musana propose une nouvelle voie, qui consiste, à l’image de ce que fait Flickr pour les photos, de stocker pour vous, à vie, toute votre musique, et de la rendre accessible de n’importe-quel terminal relié à internet (téléphone mobile 3G, PC…). Le système d’envoi (upload) de fichiers musicaux est simple et permet de sélectionner tous les titres d’un répertoire pour un chargement massif. Il faut cependant compter environ 30 secondes de téléchargement par chanson, ce qui pour le cas d’une discothèque moyenne de 5000 titres donnera un peu plus de 40 heures de chargement. En admettant que vous arriviez à consacrer deux heures par jour à cette tâche il vous faudra quand même une bonne vingtaine de jours pour arriver à tout stocker sur les serveurs de Musana. Bien sûr durant ces heures vous ne serez pas mobilisé à 100% sur cette tâche mais vous savez comme moi que c’est en général quand on s’éloigne quelques instants de son PC en comptant sur lui pour bosser à votre place que ce dernier en profite pour planter… Détail que j’ai constaté en téléchargeant des morceaux : pour le moment le service ne semble pas détecter les doublons au moment de l’upload mais ils sont apparemment bien écartés dans votre liste de morceaux, dont aucun n’apparaît en double. Enfin je ferai une suggestion qui permettrait de vraiment rendre le service encore plus intégré à la gestion de notre musique : proposer une sorte de bookmarklet (widget) qui viendrait se greffer sur sa bibliothèque iTunes permettant d’envoyer d’un clic un titre ou un ensemble de titres sur son espace de stockage Musana, et pourquoi pas, la même fonction au moment de la copie d’un CD sur son PC, de façon à ne pas voir à faire le travail en double, mais peut-être cela est-il déjà prévu.
Des fonctions sociales en gestation Pour les fondateurs de Musana, accéder à votre musique n’est qu’un début : de nombreux services sont en cours de développement, et des recommandations personnalisées en fonction des goûts de chacun seront mises en place prochainement.
100 invitations pour les Presse-citronnautes Le service, très prometteur, est actuellement en beta privée sur invitation depuis le 14 janvier dernier, et Musana offre 100 invitations au lecteurs de Presse-citron. Pour cela il vous suffit de vous inscrire avec le code pressecitron1701 et vous pourrez commencer à utiliser le service et envoyer vos musiques.
Comme j’ai raté le Happy hour de vendredi soir pour cause d’agenda un peu chargé, je me rattrape en vous en proposant 5 pour le prix d’un. Après tout, le dimanche soir est aussi un bon moment pour le mélomane non ? Un Happy Hour un peu spécial ce soir, à base de reprises légèrement décalées, comme je les aime…
Nothing else matters de Metallica par Apocalyptica
Personnal Jesus de Depêche Mode par Johnny Cash
Hey Ya de Outkast par Obadiah Parker
Smells like teen spirit de Nirvana par Torri Amos
Et la palme revient sûrement à cette reprise de Kraftwerk à dormir debout… Radioactivity par Señor Coconut y su Conjunto
Vous êtes amateur de musiques électroniques et vous n’avez pas encore trouvé votre bonheur sur le web ? Réjouissez-vous, voici venir Bubblebeat, une plateforme indépendante dédiée aux musiques électroniques dont l’interface généreusement fournie mettrait en appétit le plus anorexique des mélomanes.
Vous aviez remarqué que les meilleurs services web arrivent parfois discrètement, au moment où l’on s’y attend le moins, sans tambours ni trompettes (le comble pour un site musical) ? Je crois que c’est le cas de Explorasound, qui est un peu une sorte de perle. Et je pèse mes mots (comme dans le titre, ok ?)