Home sweet home
Par Eric, 21 janvier 2009 Ă 10:10 :: Divers

Suite Ă la nouvelle organisation de mes activitĂ©s, j’ai donc rĂ©cemment dĂ©mĂ©nagĂ© et quittĂ© mes locaux professionnels afin de m’installer Ă mon domicile pour travailler dans un espace que j’ai fait amĂ©nager spĂ©cialement.
Travailler chez soi est pour certains une contrainte davantage qu’un choix, et nombreux sont ceux qui font la dĂ©marche inverse, en s’installant dans des locaux professionnels après une pĂ©riode plus ou moins longue, et parfois mal vĂ©cue, de travail Ă domicile. Pour moi c’est l’inverse : n’ayant plus de raisons objectives de louer un bureau puisque je concentre mon activitĂ© sur le blogging, la gestion de mes sites et le conseil, j’ai dĂ©libĂ©rĂ©ment optĂ© pour le travail Ă domicile. Ce qui au passage me permet d’Ă©conomiser quelques milliers d’euros annuels.
Je ne sais pas si cette situation perdurera, mais pour ĂŞtre installĂ© depuis maintenant un mois je n’y vois jusqu’Ă prĂ©sent que des avantages, et je suis plutĂ´t heureux de ce choix.
En fait après ces quelques semaines d’expĂ©rimentation, je fais un constat, personnel et qui n’engage que moi : bosser chez soi est plus favorable Ă certaines activitĂ©s, notamment celles liĂ©es Ă l’Ă©criture et Ă la “crĂ©ation” (au sens large). De fait, des activitĂ©s demandant de la concentration, du calme, et probablement quelque-chose de plus impalpable ayant un rapport Ă l’intimitĂ©. Sans me comparer Ă eux, je crois que ce n’est pas un hasard si la plupart des Ă©crivains, Ă©ditorialistes, scĂ©naristes, compositeurs travaillent chez eux : ces mĂ©tiers requièrent un environnement qui Ă mon avis n’existe que dans le cocon que constitue son environnement personnel, et donc son chez soi. De lĂ Ă penser que pour sa survie l’Ă©crivain ne doit jamais se trouver très Ă©loignĂ© de sa flasque de Bourbon…
D’autre part, travailler chez soi prĂ©sente un autre avantage, dĂ©terminant dans le cas du blogueur : pouvoir commencer très tĂ´t (Ă condition de ne pas avoir de graves problèmes relationnels avec le radio-rĂ©veil bien sĂ»r), car en matière d’information, et Ă la vitesse oĂą vont les choses, les petites heures de l’aube, disons entre 7 et 10, comptent double, voire triple. Sans parler des facultĂ©s intellectuelles et de la clartĂ© des idĂ©es, certainement beaucoup plus performantes avant midi.
Tout cela bien sĂ»r Ă condition d’avoir vraiment un espace dĂ©diĂ© et une famille pas trop envahissante, ce qui suppose un conjoint qui travaille Ă plein temps et des enfants Ă l’Ă©cole ou en âge d’ĂŞtre relativement autonomes. Dans ce cas les dĂ©fauts de l’ado, et notamment son apparente indiffĂ©rence, deviennent des qualitĂ©s : il vous fout une paix royale. Il est sur Dofus.
En résumé, je pense que travailler chez soi est recommandé si les conditions suivantes sont remplies :
- activité intellectuelle requérant calme et concentration
- activitĂ© de crĂ©ation ou impliquant un investissement “Ă©motionnel” nĂ©cessitant une certaine intimitĂ©
- espace dédié impératif, si possible fermé
- famille absente la journée
- activitĂ© demandant aussi des dĂ©placements et rendez-vous extĂ©rieurs rĂ©guliers afin d’Ă©viter l’isolement qui est l’ennemi de tout travailleur Ă domicile
Bref, toutes les caractĂ©ristiques de l’ours mal lĂ©chĂ©
Je ferai un autre bilan dans quelques mois pour voir si ce choix est pĂ©renne ou s’il est temps d’Ă©migrer de nouveau dans des locaux professionnels.
Ah, j’oubliais : chez soi le cafĂ© est (presque) gratuit, et avec une bonne machine Ă expresso, ça n’a pas de prix !







