Mardi 14 avril 2009

Codeur - Devis de freelances


Même pas mal


La magie du matin calme quelque-part sur les collines des Issambres - Var

“(…) tu arrives à tenir combien de jours sans connexion internet ?”

Chez moi l’unité de temps sans connexion internet se mesurerait plutôt en heures, voire en minutes. Pour peu que je réside en milieu civilisé (comprendre : doté d’un accès à internet) et que j’aie dans la poche un terminal qui me permette d’y accéder, je reste rarement plus de quelques heures sans au moins consulter mes mails ou faire un tour sur Twitter. Voire quelques minutes.

Oui, même en vacances. Chacun ses addiction : vous ne me voyez pas mais moi je vous observe :-)

Pas mis les pieds sur mon agrégateur depuis samedi en revanche, un record. Et pour le moment ça ne me manque pas.

C’est ça le truc : en vacances de blog, de buzz et de RSS, mais jamais en vacances de web, et ça me va très bien. Vacances studieuses en revanche pour le perfectionnement en photo de paysage. Je sais : peut mieux faire. Je my emploie :-)


Mercredi 21 janvier 2009


Home sweet home

Suite à la nouvelle organisation de mes activités, j’ai donc récemment déménagé et quitté mes locaux professionnels afin de m’installer à mon domicile pour travailler dans un espace que j’ai fait aménager spécialement.

Travailler chez soi est pour certains une contrainte davantage qu’un choix, et nombreux sont ceux qui font la démarche inverse, en s’installant dans des locaux professionnels après une période plus ou moins longue, et parfois mal vécue, de travail à domicile. Pour moi c’est l’inverse : n’ayant plus de raisons objectives de louer un bureau puisque je concentre mon activité sur le blogging, la gestion de mes sites et le conseil, j’ai délibérément opté pour le travail à domicile. Ce qui au passage me permet d’économiser quelques milliers d’euros annuels.

Je ne sais pas si cette situation perdurera, mais pour être installé depuis maintenant un mois je n’y vois jusqu’à présent que des avantages, et je suis plutôt heureux de ce choix.

En fait après ces quelques semaines d’expérimentation, je fais un constat, personnel et qui n’engage que moi : bosser chez soi est plus favorable à certaines activités, notamment celles liées à l’écriture et à la “création” (au sens large). De fait, des activités demandant de la concentration, du calme, et probablement quelque-chose de plus impalpable ayant un rapport à l’intimité. Sans me comparer à eux, je crois que ce n’est pas un hasard si la plupart des écrivains, éditorialistes, scénaristes, compositeurs travaillent chez eux : ces métiers requièrent un environnement qui à mon avis n’existe que dans le cocon que constitue son environnement personnel, et donc son chez soi. De là à penser que pour sa survie l’écrivain ne doit jamais se trouver très éloigné de sa flasque de Bourbon…

D’autre part, travailler chez soi présente un autre avantage, déterminant dans le cas du blogueur : pouvoir commencer très tôt (à condition de ne pas avoir de graves problèmes relationnels avec le radio-réveil bien sûr), car en matière d’information, et à la vitesse où vont les choses, les petites heures de l’aube, disons entre 7 et 10, comptent double, voire triple. Sans parler des facultés intellectuelles et de la clarté des idées, certainement beaucoup plus performantes avant midi.

Tout cela bien sûr à condition d’avoir vraiment un espace dédié et une famille pas trop envahissante, ce qui suppose un conjoint qui travaille à plein temps et des enfants à l’école ou en âge d’être relativement autonomes. Dans ce cas les défauts de l’ado, et notamment son apparente indifférence, deviennent des qualités : il vous fout une paix royale. Il est sur Dofus.

En résumé, je pense que travailler chez soi est recommandé si les conditions suivantes sont remplies :

  • activité intellectuelle requérant calme et concentration
  • activité de création ou impliquant un investissement “émotionnel” nécessitant une certaine intimité
  • espace dédié impératif, si possible fermé
  • famille absente la journée
  • activité demandant aussi des déplacements et rendez-vous extérieurs réguliers afin d’éviter l’isolement qui est l’ennemi de tout travailleur à domicile

Bref, toutes les caractéristiques de l’ours mal léché :-)

Je ferai un autre bilan dans quelques mois pour voir si ce choix est pérenne ou s’il est temps d’émigrer de nouveau dans des locaux professionnels.

Ah, j’oubliais : chez soi le café est (presque) gratuit, et avec une bonne machine à expresso, ça n’a pas de prix !


Vendredi 2 janvier 2009


L’incruste

Comment voulez-vous bosser avec un boulet pareil ? Et encore, vous ne l’entendez pas, il ronfle !

Peut-être qu’il prend goût à la célébrité finalement.



2009 sera une année formidable


Photo “Perfect Day” par The Renaissance

Le rituel des vÅ“ux de nouvelle année c’est bien mais c’est un peu cucul la praline parfois, surtout quand on les adresse en masse par sms (ou qu’on les reçoit idem de la part d’expéditeurs dont on ignore l’identité, mais que nous remercions quand même pour leur bienveillance).

Pourtant cette fois je crois que nous avons tous plein de bonnes raisons de nous souhaiter une bonne année 2009, et nous n’allons pas nous en priver.

La crise qui a mis K.O debout l’économie mondiale, et dont certains ont déjà payé cash les conséquences, ne doit cependant pas nous abattre, car elle peut représenter aussi une formidable opportunité de réfléchir un peu à notre mode de vie, mais surtout nous inciter à relever les manches pour imaginer les meilleurs moyens de faire face et d’en sortir rapidement, individuellement ou collectivement.

Le monde va vite, très vite, et l’économie aussi. Beaucoup plus vite que lors des dernières grandes crises, y compris la précédente période de récession pas si lointaine, de 1993. Sans être experts en prévisions (saluons au passage les économistes, dont la clairvoyance est à peu près équivalente à celle d’Elizabeth Tessier…), gageons que les crises aussi passent au rythme de l’économie moderne : très rapidement. Il va falloir se serrer les coudes et faire le dos rond pendant quelques mois, tout au plus une bonne paire d’années.

Mais, même au cours de cette période qui s’annonce difficile, la vie continue, et nous pouvons espérer que les métiers du web soient un peu moins touchés par le marasme que le reste de l’économie, car ces derniers sont aujourd’hui animés par des fondamentaux qui agissent comme de véritables contre-feux : l’énergie, la créativité, l’innovation et la demande croissante du grand public.

De Google à Microsoft en passant par la plus petite des start-ups, le terrain est fertile pour voir éclore de nombreux projets qui feront avancer le web, et donc contribueront de facto au développement économique dans les prochaines années. Car le web, en se ramifiant de plus en plus concrètement dans les usages du quotidien, vient inévitablement irriguer l’économie, et non plus seulement s’en nourrir.

Nous sommes nombreux à avoir fait un constat marquant lors du dernier Web08 : l’écrasante majorité des start-ups présentes proposaient des projets de services dont la caractéristique principale était d’avoir un modèle économique et une promesse de rentabilité à court terme. Fini les concepts fumeux où la forme l’emportait sur le fond, place au concret, back to business.

D’autres raisons de se réjouir et de faire un pied de nez à la sinistrose ambiante, savamment entretenue par les médias, dont le catastrophisme est devenu le fond de commerce : l’effet longue traîne, qui fait que chacun peut aujourd’hui à moindre frais tenter de monter son business sur internet, sur sa niche ou son créneau, et espérer en tirer des revenus décents à moyen terme. Vous avez une idée, une conviction, une passion ? Faites-en un business, bossez, imaginez, créez, rêvez, glandez, échangez, réseautez, développez, persévérez mais bordel allez-y et faites-vous plaisir ! Quand on n’a pas grand chose d’autre que des idées et un peu de gniaque, arriver à gagner déjà quelques centaines d’euros, puis pourquoi pas l’équivalent d’un smic et enfin, si la réussite est là, plusieurs milliers de brouzoufs chaque mois avec sa petite web-entreprise (qui ne connaît pas la crise), c’est merveilleux. Mieux : c’est un rêve qui se réalise. Ce qui rend la chose peut-être un peu plus merveilleuse que dans les autres secteurs de l’économie. Je connais et rencontre beaucoup de jeunes gens qui rêvent de monter LEUR business sur le web, d’autres qui vont le faire, mais la plupart ont une motivation qui leur fera soulever des montagnes : celle de vivre simplement de leur travail, de leur passion, sans autre motivation que d’en tirer des revenus équivalents à ce qu’ils gagneraient en étant salariés (voire même moins), sans rêves de fortune, avec une qualité de vie que probablement seules l’indépendance et la satisfaction d’avoir monté sa boîte peuvent apporter. N’est-ce pas là le vrai luxe ?

L”avantage du web c’est que non seulement vous pouvez bosser où et quand vous voulez, mais surtout que la plupart de ceux qui bossent dans ce secteur sont des passionnés qui ne comptent pas leurs heures.

D’autre part, le statut d’auto-entrepreneur est maintenant enfin une réalité, et il devrait aider les plus hésitants à franchir le pas : si vous avez un projet, précipitez-vous sur le site afin d’avoir toutes les explications nécessaires.

La crise ? Quelle crise ? Je fais partie d’une génération qui a toujours vécu dans la crise : depuis 1973 j’ai l’impression de ne jamais en être sorti. Si l’on se livrait à une étude sur le vocabulaire employé par les médias depuis 35 ans, il est fort à parier que ce soient les mots chômage et crise qui arrivent en tête, et de loin, dans le classement des termes les plus employés. C’est navrant mais il faut faire avec.

Cela n’a pas empêché, et heureusement, la société d’évoluer, de bâtir, de créer des emplois, d’imaginer et même d’inventer des usages et des technologies qui n’auraient peut-être pas existé sans ces périodes de récession : vous voyez qu’il reste un espoir, même si nous n’oublions pas que le monde ne va pas très bien.

Pour toutes ces raisons, et aussi parce-que les jours rallongent depuis déjà presque 2 semaines, je dis merde à la crise et

JE VOUS SOUHAITE UNE BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2009


Mardi 23 décembre 2008


Le PC, charrette à bras de l’informatique

Le monde est fait de paradoxes, et le hardware informatique - Apple mis à part, je répète : Apple mis à part - tient une place de choix dans la grande liste de ces derniers, tant nombreuses sont les incohérences qui le caractérisent.

Autant de nombreux efforts sont faits sur les interfaces utilisateurs, où l’ergonomie des logiciels et le design des systèmes d’exploitation sont devenus des enjeux majeurs, autant, par la force de l’habitude, nous ne réalisons pas combien les machines elles-mêmes ont peu évolué au cours des dernières années, même si elles ONT évolué. Les fabricants ont établi des normes, ou plutôt certaines mauvaises pratiques sont devenues des standards de fait, dont il est difficile de se débarrasser.

Le plus étonnant dans l’affaire étant que nous nous adaptions sans broncher et sans rien trouver à redire à ce qui reste quand même des aberrations ergonomiques. Le paradoxe de l’informatique est là : un outil ultra-puissant, moderne, qui a révolutionné en profondeur nos modes de vie, servi par des machines archaïques à l’ergonomie très perfectible.

Si vous bossez sur PC et que vous n’avez pas réalisé à quel point votre machine, même récente, est mal conçue, ce petit florilège des moment énervants devrait vous rafraîchir un peu la mémoire :

  • combien de fils sous votre bureau ? J’en compte 11 sous le mien. Vous connaissez une autre machine chez vous qui nécessite un tel fatras de spaghettis ?
  • les prises USB, et généralement toute la connectique, qui se trouvent bien sûr au dos de l’unité centrale, le plus loin possible, qui elle-même… Bref, lumbago garanti pour connecter le moindre appareil, et que celui qui ne s’est jamais explosé le crâne en revenant d’une expédition de branchement dans les tréfonds de son poste de travail me fasse signe
  • les prises USB parlons-en justement : on a beau râler et le dire et le répéter, ces imbéciles de constructeurs continuent à fabriquer des jeux de prises systématiquement séparées de la même distance. Ce qui a pour effet que généralement sur 4 prises, vous n’arrivez à connecter que 2 ou 3 appareils maxi.
  • toujours les prises USB (c’est le plat de résistance) : vous avez remarqué que sur certains portables, même très fins, les prises USB étaient installées verticalement ? Résultat : si l’appareil que vous branchez est un peu épais, vous ne pouvez pas le connecter, sauf si vous surélevez votre portable pour créer un porte-à-faux. C’est ballot quand même.
  • l’antenne Wi-Fi, qui se morfond aussi derrière votre unité centrale, tout en bas de préférence, alors que l’on sait que c’est le pire endroit pour une bonne réception.
  • les fils de connexion des enceintes, souvent trop courts, car ne tenant pas compte du fait que la plupart du temps on les pose sur le bureau alors que l’UC est sous celui-ci. Remarque applicable également au câble de souris et de clavier, mais pas toujours.

On pourrait multiplier les exemples à l’infini comme cela, dans un inventaire qui aurait aussi bien pu être écrit il y a 5, 10 ou 15 ans. Je suis sidéré qu’en 2008 la plupart des PC standards de bureau, même haut de gamme, et à quelques exceptions près, soient encore constitués de plusieurs éléments séparés, et non pas bâtis sur le modèle de l’iMac !

Preuve irréfutable que les gens intelligents (les concepteurs de machines informatiques) sont aussi capables de faire des choses idiotes parfois, quand elle n’ont pas l’honneur de constituer la partie noble de leur mission.

Le premier qui dit achète un Mac est banni a vie de ce blog :-)


Vendredi 12 décembre 2008


Amélie Poulain existe, je les ai rencontrés

Réfléchissez 5 minutes : quand avez-vous ressenti du plaisir, ou du moins une vraie satisfaction dans votre travail pour la dernière fois ? Hier ? il y a une semaine ? ce matin ? Jamais ?

C’est important le plaisir, c’est ce qui fait avancer, qui met de l’huile dans les rouages de la vie professionnelle et des relations humaines. Nous devrions tous exiger d’avoir dans notre contrat de travail un temps quotidien de plaisir (ou de satisfaction), ce qui pour certains n’est malheureusement pas vraiment le cas.

Le web, les blogs et les réseaux sociaux ont ceci de formidable qu’ils vous permettent non seulement de rencontrer des gens avec lesquels vous partagez des affinités (ou pas), de leur donner parfois un coup de main, mais surtout de recevoir de temps en temps des marques d’attention désintéressée qui procurent précisément quelques doses de ce précieux elixir nommé plaisir.

Cela m’est arrivé aussi, et particulièrement au cours des derniers mois : des gens bien qui d’une façon ou d’une autre se sont transformés en autant d’Amélie Poulain, comme ça, spontanément, sans que j’aie rien demandé, et sans rien demander en retour, juste pour le plaisir de me faire plaisir, soit en m’apportant une aide technique précieuse (mon serveur s’en souvient encore…), soit en manifestant leur solidarité, voire leur affection lors de moments difficiles, soit en m’aidant avec leurs compétences juridiques ou en me faisant profiter de leur réseau de relations, soit en m’invitant tout simplement à passer du bon temps lors d’évènements divers et variés.

La plupart se foutent même que je les cite ou pas (“je fais pas ça pour avoi un backlink, hein !“), et du coup je ne citerai personne nommément afin de ne pas commettre d’impair, à fortiori si j’en oublie, d’autant que la liste est longue. Mais je pense qu’il était quand même temps de se fendre d’un billet pour sinon leur renvoyer l’ascenseur (ça on s’arrangera entre nous), au moins les remercier simplement, voire même de les élever au noble rang d’Amélie Poulain d’Or 2008.

J’espère qu’ils et elles se reconnaîtront. Et que cela leur fera plaisir.


Jeudi 11 décembre 2008


Le jour d’après

Héhoooooo, y a quelqu’un (… quelqu’un qu’un un un un un…) ?

Drôle d’ambiance sur internet depuis… Le Web08, comme l’impression de me réveiller dans la peau de Robert Neville ou Sam Hall, comme si un sale truc s’était passé, comme si j’avais sombré ces dernières heures dans une sorte de faille spatio-temporelle.

Pourtant je regarde les gens autour de moi dans le métro, j’en ai même effleuré quelques-un(e)s : ils ont l’air bien vivants (certaines odeurs ne trompent pas).

Alors quoi ? Ah oui, voilà : internet. J’ai l’impression qu’internet est mort cette nuit. RIP, Internet. Entre le réseau 3G calamiteux d’Orange depuis deux jours (en tout cas dans les secteurs que j’ai fréquentés, mais ça va nettement mieux ce matin), le Wi-Fi difficile au Web08 et capricieux à mon hôtel, des soucis chez Facebook et Twhirl, je flotte comme un zombie dans une sorte de désert numérique un peu inquiétant. Comme si une période de glaciation soudaine avait figé le réseau des réseaux post-Web08. Ajoutez à cela pas de mails là où les autres jours j’en aurais déjà reçu une cinquantaine à l’heure où j’écris ceci (remarquez, si c’est ça la fin du monde, je signe tout de suite), très peu de commentaires ici, mais aussi dans les autres (rares) blogs que j’ai pu visiter ce matin, brrrr ça sent le jurassique, je vous le dis.

A moins que… un effet secondaire du mojito Facebook ?


Lundi 8 décembre 2008


Voyager léger, un mythe qui a du plomb dans l’aile ?

“Ouah, et il fait le café aussi, ton bidule ?”

Il fut un temps, pas si lointain, où nous rêvions de convergence totale et absolue, imaginant que nous pourrions nous contenter d’une seule et unique machine qui répondrait à tous nos besoins.

L’idée n’était pas si utopique : avec l’émergence des téléphones intelligents et multifonctions dotés entre autres d’un appareil photo et d’un vrai système d’exploitation (les anglophones, qui ont un sens inné du raccourci efficace, disent “smartphone”), nous allions pouvoir enfin nous affranchir de tous les fardeaux qui compliquaient la vie du technophile (les anglophones disent “geek”) moyen : un seul appareil pour prendre des photos, faire des vidéos, lire des vidéos, envoyer et recevoir des emails, surfer sur internet, écrire des courriers, faire des tableaux, tchatter, prendre des notes écrites ou vocales, j’arrête là cette liste, sinon nous y serions encore demain matin (ou ce soir si vous lisez ceci ce matin, enfin vous voyez).

Et d’investir à qui mieux mieux des petites fortunes pour atteindre enfin ce Saint Graal de l’homo modernus numericus : la sacro-sainte convergence, qui concentrerait toute notre vie numérique, donc toute notre vie tout court, dans un petit machin de 120g qui tient dans une poche de chemise hawaïenne.

Bon.

En fait, je voulais vous dire, cela ne s’est pas passé exactement comme ça. Ce serait même plutôt l’inverse. Car pendant que les smartphones évoluaient, les autres devices aussi, figurez-vous. Et nous avec. Ainsi, alors qu’un mobile haut de gamme se targue aujourd’hui de proposer un capteur de 3 à 5 megapixels, voire davantage, que croyez-vous que font les appareils-photo ? Et oui, ils ont aussi poursuivi leur course à l’armement. Du coup la norme actuelle se situerait plutôt aux alentours de 10 megapixels pour un bon capteur. Même si l’on sait très bien que le nombre de megapixels ne signifie pas grand chose au final, cela reste la référence marketing absolue entre fabricants qui comparent leur quéquette. Comme les chevaux pour une voiture. Ou, euh, le tour de poitrine ou le nombre de décibels produits pour une figurante de la Starac. C’est un exemple.

Bref, la théorie de l’évolution est têtue, s’appliquant aussi aux gadgets qui mettent l’homme et la femme moderne en émoi, la taille des capteurs photo n’en n’étant qu’un exemple que nous pourrions étendre à toutes les autres fonctions du fameux smartphone.

Du coup, nous devenons de plus en plus exigeants, et pire (ou mieux ?) : experts. Ainsi va le monde : celui qui aura goûté aux joies de la vidéo HD avec un caméscope à 300 euros aura du mal à se contenter de la vignette minable et saccadée de son HTC Touch. Celui qui aura admiré la pure beauté d’une photo prise avec un bon reflex numérique aura de sérieux doutes sur l’absence de profondeur de champ du capteur 5 Mpx de son Nokia acheté à prix d’or. Et enfin, l’autre, oui, celui-ci, qui se délecte de sa collection musicale copiée intégralement sur les 150 Go de son iPod ne pourra décemment pas se satisfaire des 16 Go que lui offre généreusement son super mobile à 500 euros…

Et c’est ainsi que, sans même nous en apercevoir, nous accumulons de nouveau les équipements, au grand dam de notre compte en banque (et de la préservation de l’environnement), avec leur lot de matériel annexe dont la gestion nous porte régulièrement au bord de la crise de nerfs : entre un ou deux smartphones, un netbook, un mini-caméscope, un appareil-photo (compact ou reflex), un baladeur, voire un GPS, soit le minimum vital de tout geek en goguette, que celui qui n’a jamais pesté d’avoir 3 câbles (car bien sûr rien n’est compatible), 4 chargeurs et autant de cartes mémoires dans son sac de voyage me jette la première pierre. S’il lui reste une main libre.

Et je crains que cela n’aille pas en s’arrangeant : vous avez probablement déjà entendu parler des tablettes internet, qui commencent à faire leur apparition chez les opérateurs, et qui vont bien sûr rendre caduques vos iPhones et autres netbooks.

Enfin, c’est ce qu’ils disent. Je crois que je vais acheter un sac plus grand. Et faire poser quelques prises électriques supplémentaires dans mon appartement.


Mercredi 3 décembre 2008


Le blogueur des Danaïdes

Plus je blogue et plus j’ai besoin de trouver des sources, et donc de consacrer du temps à la veille.
Plus je consacre de temps à la veille, moins j’ai de temps pour bloguer.
Donc, plus je blogue, moins je blogue.

C’était la réflexion (existentielle) à la con du jour.


Mardi 2 décembre 2008


La vie après la vie

A l’occasion d’un échange de mails hier avec un graphiste dont le talent est reconnu dans le web francophone, celui-ci m’informait qu’il cessait son activité et que, d’après ce que j’ai compris, il démarrait une nouvelle vie ailleurs. N’étant pas de nature indiscrète et vu la brièveté de ses réponses, je ne lui ai pas demandé ce qu’il allait faire, mais j’en ai déduit (c’est mon interprétation personnelle) qu’il changeait complètement d’orientation professionnelle, et probablement de métier.

Pour quelqu’un qui possède un métier et un talent (s’imposer comme un bon graphiste, ce n’est pas rien), et qui commence à se faire une place au soleil, ce genre de bifurcation dans l’existence peut paraître un peu surprenant, mais chacun est animé par ses propres motivations, et mène sa barque comme il l’entend.

Cette anecdote m’a évidemment conduit à me poser la question : que ferais-je aujourd’hui si d’aventure, par lassitude ou suite à un évènement quelconque, je devais ne plus exercer une activité professionnelle liée directement ou indirectement au web ? Ou, en d’autres termes, comment peut-on quitter un métier que beaucoup rêveraient d’exercer, dans lequel on a mis plusieurs années à se bâtir un début de réputation, et pour faire quoi ?

La réponse n’est pas aisée, et de prime abord c’est plutôt le trou noir. Aucune idée de ce je pourrais bien faire de ma vie sans le web. Puis en y réfléchissant, je me dis que j’essaierais peut-être de commencer quelque-chose dans l’écriture, la musique (facile à dire…) ou… le commerce (j’ai toujours eu un faible pour des concepts comme Nature & Découvertes, et je pense qu’il y a encore de la place pour inventer ou innover dans ce domaine). Reprendre et améliorer un centre de Futsal urbain ne serait pas non plus pour me déplaire, car là aussi il y a du taff et de nombreuses idées à creuser pour développer un loisir en pleine croissance.

Bien sûr tout cela n’est que supputations et extrapolations, car je crois que je ne suis pas prêt à lâcher le web comme ça, et que j’en prendrai bien encore pour une bonne vingtaine d’années supplémentaires.

Et vous, si vous changiez de métier, vous feriez quoi ?


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