Lundi 8 décembre 2008

Codeur - Devis de freelances


Voyager léger, un mythe qui a du plomb dans l’aile ?


« Ouah, et il fait le café aussi, ton bidule ? »

Il fut un temps, pas si lointain, où nous rêvions de convergence totale et absolue, imaginant que nous pourrions nous contenter d’une seule et unique machine qui répondrait à tous nos besoins.

L’idée n’était pas si utopique : avec l’émergence des téléphones intelligents et multifonctions dotés entre autres d’un appareil photo et d’un vrai système d’exploitation (les anglophones, qui ont un sens inné du raccourci efficace, disent « smartphone »), nous allions pouvoir enfin nous affranchir de tous les fardeaux qui compliquaient la vie du technophile (les anglophones disent « geek ») moyen : un seul appareil pour prendre des photos, faire des vidéos, lire des vidéos, envoyer et recevoir des emails, surfer sur internet, écrire des courriers, faire des tableaux, tchatter, prendre des notes écrites ou vocales, j’arrête là cette liste, sinon nous y serions encore demain matin (ou ce soir si vous lisez ceci ce matin, enfin vous voyez).

3092684297 6e180f0469 o Voyager léger, un mythe qui a du plomb dans laile ?

Et d’investir à qui mieux mieux des petites fortunes pour atteindre enfin ce Saint Graal de l’homo modernus numericus : la sacro-sainte convergence, qui concentrerait toute notre vie numérique, donc toute notre vie tout court, dans un petit machin de 120g qui tient dans une poche de chemise hawaïenne.

Bon.

En fait, je voulais vous dire, cela ne s’est pas passé exactement comme ça. Ce serait même plutôt l’inverse. Car pendant que les smartphones évoluaient, les autres devices aussi, figurez-vous. Et nous avec. Ainsi, alors qu’un mobile haut de gamme se targue aujourd’hui de proposer un capteur de 3 à 5 megapixels, voire davantage, que croyez-vous que font les appareils-photo ? Et oui, ils ont aussi poursuivi leur course à l’armement. Du coup la norme actuelle se situerait plutôt aux alentours de 10 megapixels pour un bon capteur. Même si l’on sait très bien que le nombre de megapixels ne signifie pas grand chose au final, cela reste la référence marketing absolue entre fabricants qui comparent leur quéquette. Comme les chevaux pour une voiture. Ou, euh, le tour de poitrine ou le nombre de décibels produits pour une figurante de la Starac. C’est un exemple.

Bref, la théorie de l’évolution est têtue, s’appliquant aussi aux gadgets qui mettent l’homme et la femme moderne en émoi, la taille des capteurs photo n’en n’étant qu’un exemple que nous pourrions étendre à toutes les autres fonctions du fameux smartphone.

Du coup, nous devenons de plus en plus exigeants, et pire (ou mieux ?) : experts. Ainsi va le monde : celui qui aura goûté aux joies de la vidéo HD avec un caméscope à 300 euros aura du mal à se contenter de la vignette minable et saccadée de son HTC Touch. Celui qui aura admiré la pure beauté d’une photo prise avec un bon reflex numérique aura de sérieux doutes sur l’absence de profondeur de champ du capteur 5 Mpx de son Nokia acheté à prix d’or. Et enfin, l’autre, oui, celui-ci, qui se délecte de sa collection musicale copiée intégralement sur les 150 Go de son iPod ne pourra décemment pas se satisfaire des 16 Go que lui offre généreusement son super mobile à 500 euros…

Et c’est ainsi que, sans même nous en apercevoir, nous accumulons de nouveau les équipements, au grand dam de notre compte en banque (et de la préservation de l’environnement), avec leur lot de matériel annexe dont la gestion nous porte régulièrement au bord de la crise de nerfs : entre un ou deux smartphones, un netbook, un mini-caméscope, un appareil-photo (compact ou reflex), un baladeur, voire un GPS, soit le minimum vital de tout geek en goguette, que celui qui n’a jamais pesté d’avoir 3 câbles (car bien sûr rien n’est compatible), 4 chargeurs et autant de cartes mémoires dans son sac de voyage me jette la première pierre. S’il lui reste une main libre.

Et je crains que cela n’aille pas en s’arrangeant : vous avez probablement déjà entendu parler des tablettes internet, qui commencent à faire leur apparition chez les opérateurs, et qui vont bien sûr rendre caduques vos iPhones et autres netbooks.

Enfin, c’est ce qu’ils disent. Je crois que je vais acheter un sac plus grand. Et faire poser quelques prises électriques supplémentaires dans mon appartement.


Mercredi 3 décembre 2008


Le blogueur des Danaïdes


Plus je blogue et plus j’ai besoin de trouver des sources, et donc de consacrer du temps à la veille.
Plus je consacre de temps à la veille, moins j’ai de temps pour bloguer.
Donc, plus je blogue, moins je blogue.

C’était la réflexion (existentielle) à la con du jour.


Mardi 2 décembre 2008


La vie après la vie


coupefoot La vie après la vie

A l’occasion d’un échange de mails hier avec un graphiste dont le talent est reconnu dans le web francophone, celui-ci m’informait qu’il cessait son activité et que, d’après ce que j’ai compris, il démarrait une nouvelle vie ailleurs. N’étant pas de nature indiscrète et vu la brièveté de ses réponses, je ne lui ai pas demandé ce qu’il allait faire, mais j’en ai déduit (c’est mon interprétation personnelle) qu’il changeait complètement d’orientation professionnelle, et probablement de métier.

Pour quelqu’un qui possède un métier et un talent (s’imposer comme un bon graphiste, ce n’est pas rien), et qui commence à se faire une place au soleil, ce genre de bifurcation dans l’existence peut paraître un peu surprenant, mais chacun est animé par ses propres motivations, et mène sa barque comme il l’entend.

Cette anecdote m’a évidemment conduit à me poser la question : que ferais-je aujourd’hui si d’aventure, par lassitude ou suite à un évènement quelconque, je devais ne plus exercer une activité professionnelle liée directement ou indirectement au web ? Ou, en d’autres termes, comment peut-on quitter un métier que beaucoup rêveraient d’exercer, dans lequel on a mis plusieurs années à se bâtir un début de réputation, et pour faire quoi ?

La réponse n’est pas aisée, et de prime abord c’est plutôt le trou noir. Aucune idée de ce je pourrais bien faire de ma vie sans le web. Puis en y réfléchissant, je me dis que j’essaierais peut-être de commencer quelque-chose dans l’écriture, la musique (facile à dire…) ou… le commerce (j’ai toujours eu un faible pour des concepts comme Nature & Découvertes, et je pense qu’il y a encore de la place pour inventer ou innover dans ce domaine). Reprendre et améliorer un centre de Futsal urbain ne serait pas non plus pour me déplaire, car là aussi il y a du taff et de nombreuses idées à creuser pour développer un loisir en pleine croissance.

Bien sûr tout cela n’est que supputations et extrapolations, car je crois que je ne suis pas prêt à lâcher le web comme ça, et que j’en prendrai bien encore pour une bonne vingtaine d’années supplémentaires.

Et vous, si vous changiez de métier, vous feriez quoi ?


Mercredi 26 novembre 2008


La vie rêvée des geeks


lechat La vie rêvée des geeks

Ouais, j’ai une vraie vie, une femme, un fils, je sors, je mange, je lis les journaux, j’adore la bonne bouffe, la nature, je fais du sport, je baise, j’ai plein d’amis, je regarde (un peu) la télé, y compris Cauet, j’ai un chat que j’adore caresser, d’ailleurs j’adore les animaux en général, je vote (et je rote), j’achète le pain tous les jours et j’embrasse ma boulangère pour la remercier d’en faire un aussi bon, j’adore les marches en ville ou en forêt, courir après un ballon, jouer de la guitare, refaire le monde avec mon frangin adoré, bronzer idiot sur un transat sans mettre de crème et aller à l’eau dès que ma peau commence à fumer, me goinfrer de crêpes, faire des travaux chez moi (non, en fait ça je déteste), picoler, embrasser ma maman (et maintenant penser à elle très fort), faire des gâteaux et du poulet au curry avec des vrais pickles indiens qui arrachent la bouche, préparer des ti’punch pour ma chérie, aller à des concerts, rire des déboires du PS, pleurer ou frissonner au cinéma, faire des cadeaux à mes neveux, courir nu sur la plage de sable fin au coucher de soleil en écoutant Richard Clayderman, faire les courses à Monop’ en râlant parce-qu’une fois de plus le rayon PQ est vide, inviter mes potes pour des raclette parties à s’éclater les tripes, admirer Bruce Springsteen et Jack Bauer, mordre avec mon fils dans un choco BN ou dans un bon churros plein de graisse et de sucre et me lécher les doigts comme un porc après, mettre la poignée dans le coin en moto, m’engueuler avec mon postier, m’interroger sur la religion, celle des autres et la mienne, refaire le plein de capsules de Nespresso, feuilleter L’Equipe au lit, ne jamais ouvrir mes relevés bancaires. Tout ça.

Ouais. J’ai une vie, une vraie. Je ne suis pas un geek. Ou alors je ne m’en rends pas compte.


Mercredi 12 novembre 2008


(rappel) A propos de la citation des sources…


Suite à quelques commentaires postés ces dernières semaines, je crois qu’il est temps de refaire une mise au point sur la façon dont je cite mes sources sur Presse-citron.

Comme j’ai déjà tout dit et expliqué en détail il y a quelques mois dans ce billet : Un blog doit toujours citer ses sources. Ou pas. , j’invite tout simplement ceux que le sujet préoccupe (un sujet il est vrai passionnant, qui semble être l’objet d’une vraie fixation pour certains…) à le lire ou le relire attentivement car il est toujours pleinement d’actualité.


Vendredi 19 septembre 2008


Au train où vont les choses


train Au train où vont les choses

Hypothèse #1
« Toujours pas de Wi-Fi dans le TGV Lyon-Paris : encore deux heures perdues à ne pas pouvoir bosser faute de connexion à internet. Perte de temps et de productivité agaçante. »

Hypothèse #2
« Toujours pas de Wi-Fi dans le TGV Lyon-Paris : génial, pas de web pendant deux heures. Repos forcé, lecture, admirer le paysage et se laisser bercer… »

Le situations où nous ne pouvons pas nous connecter (et pendant lesquelles nous ne sommes pas joignables) sont de plus en plus rares. Après avoir souvent pesté, je dois dire que ces derniers temps j’aurais presque tendance à préférer l’hypothèse numéro 2, comme une sorte d’oasis numérique.

Le train, ça vous a un de ces charmes, parfois…


Mercredi 6 août 2008


Internet en tongs


« ça va te faire du bien de te déconnecter et d’oublier le web pendant quelques jours… »

Parmi les blogueurs, les geeks, accros et autres professionnels du web, qui n’a pas un jour entendu cette remarque, au demeurant légitime et pleine de bienveillance, à la veille d’une grande migration estivale ?

Un peu comme si le web était une plaie. Comme si les vacances allaient nous libérer de cette charge terrible que représente une consultation quotidienne d’internet.

Cactus

Alors qu’en fait, c’est plutôt l’inverse qui se produit en réalité : s’il est indispensable de prendre un peu de recul et de se soustraire pendant quelque temps à la pression que représente la gestion quotidienne d’un blog, se retrouver privé de web trop longtemps peut causer des troubles du comportement comparables à ceux que provoque tout sevrage un peu trop brutal. Bref, un cauchemar.

Ainsi, si je sais les apprécier à leur juste valeur, je vois aussi toujours les périodes de vacances arriver avec un certaine angoisse : celle de me retrouver dans un coin perdu loin de toute connexion à internet, dont je ne peux définitivement pas me passer pendant plus d’une paire de jours.

Internet n’a jamais représenté une quelconque contrainte pour moi, reste un plaisir et un objet de curiosité et d’émerveillement permanent. Si je blogue moins pendant les vacances, je visite en revanche chaque jour mes sites et blogs habituels, je consulte mon agrégateur, et je lis même mes emails, même si moins assidûment, mais j’y réponds très rarement en revanche.

En fait, pendant les vacances, je quitte mes habits d’acteur du web pour en (re)devenir spectateur : je lis, je consulte, mais je n’interagis pas. Concernant la consultation des flux RSS, je m’adonne à une veille molle et passive : je n’annote et n’enregistre rien, je me contente de me tenir au courant.

Comme on lit un news magazine, comme on regarde un JT, juste histoire de ne pas bronzer idiot.

En fait, durant les vacances, je fais comme avec le soleil : j’applique au web une sorte de crème à fort indice de protection, qui filtre un maximum tout en laissant passer le meilleur.

Que tous ceux qui s’inquiètent de la bonne santé estivale des blogueurs soient rassurés : nous sommes plus heureux connectés que loin du web.


Jeudi 3 juillet 2008


Le ciel sur la tête


Dans le cadre de ma nouvelle organisation, je vais prochainement rendre les clés des locaux professionnels occupés par ma société, et rapatrier mon activité à domicile.
Je vais donc faire aménager une pièce séparée, qui est en fait une cave sans lumière naturelle. Si bosser dans une pièce aveugle ne me dérange pas plus que cela (à condition que son aménagement soit design et chaleureux), après tout c’est le lot quotidien de milliers de personnes qui travaillent par exemple dans des galeries marchandes, l’optimisation ou l’apport de lumière naturelle est un sujet qui m’intéresse depuis longtemps. Lire la suite »


Mercredi 2 juillet 2008


Recalé à l’écrit


A la lumière des réactions – parfois enflammées – que suscitent certains de mes articles, souvent ceux que je considère les plus anodins, je constate ce qui s’impose de plus en plus comme un fait incontestable : il y a une certaine forme d’état d’esprit, d’humour (parfois très noir) ou de second degré (même si je n’aime pas trop cet aphorisme un peu fourre-tout) qui ne passe définitivement pas à l’écrit. Lire la suite »



Guitar Hero, bon on arrête de jouer maintenant


Avant tout était simple : le graphiste dessinait, le médecin soignait, l’architecte concevait des maisons, le programmeur codait des programmes, le journaliste faisait des reportages, des éditoriaux ou des interviews, l’écrivain écrivait, l’avocat faisait du droit (ou parlait, parlait)… et le guitariste grattait. Lire la suite »


Le citron c'est bon.

J'aime le web, et accessoirement, j'en vis . Je livre ici mon point de vue de "professionnel de la profession" sur les infos - utiles ou futiles - que je glane au fil de mes rencontres sur la toile.


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