Mercredi 7 janvier 2009

Codeur - Devis de freelances


Salauds de patrons !

Depuis que je gère ma petite entreprise, j’éprouve fréquemment une impression assez désagréable, diffuse et cependant difficile à démontrer : celle de me faire matraquer par des tarifs surévalués, au simple prétexte que ce sont des “tarifs société”.

J’en ai encore subi la démonstration hier, quand je suis allé à la Poste retourner le formulaire de changement d’adresse de ma boîte pour le suivi du courrier. Cette prestation est facturée 88 euros pour simplement faire suivre votre courrier pendant une période de 1 an. M’étonnant un peu de ce tarif, je me renseigne sur le prix de cette prestation pour un particulier : 32 euros. Pour un service absolument identique. Je demande alors au préposé une explication à cette différence de traitement, et la réponse, classique, fuse immédiatement : vous êtes une entreprise, m’sieur !

Ah bon. Donc, pour un service absolument équivalent, géré par les mêmes équipes (le gars me l’a confirmé, aucune différence), je paie presque le triple simplement “parce-que je suis une entreprise”, sans aucune autre forme de justification.

Cette situation est malheureusement assez courante, notamment dans les services publics, et je suis certain que d’autres entrepreneurs pourraient citer de nombreux exemples similaires.

Pour être tout à fait objectif, il existe aussi des situations inverses, dans lesquelles les entreprises bénéficient d’un traitement de faveur. C’est plus fréquent avec les services émanant de prestataires privés, mais ce n’est pas toujours le cas : si les notions de quantités n’interviennent pas (pour l’achat d’une voiture par exemple) un particulier qui négocie un peu obtiendra en général les mêmes tarifs qu’une entreprise.

Au-delà de l’inégalité de traitement (assez incongrue au pays ou tout doit être absolument égal, de gré ou de force), au-delà des sommes, parfois anecdotiques, j’ai le vague sentiment que cette attitude qui consiste à matraquer les entreprises sans distinction, de la plus petite à la plus grande (le tarif de 88 euros est le même pour toutes) relève de réflexes culturels assez irrationnels, hérités des vestiges d’une vieille France dans laquelle l’entrepreneur est forcément riche.

Et un peu suspect, aussi, d’être entrepreneur.


Vendredi 2 janvier 2009


2009 sera une année formidable


Photo “Perfect Day” par The Renaissance

Le rituel des vœux de nouvelle année c’est bien mais c’est un peu cucul la praline parfois, surtout quand on les adresse en masse par sms (ou qu’on les reçoit idem de la part d’expéditeurs dont on ignore l’identité, mais que nous remercions quand même pour leur bienveillance).

Pourtant cette fois je crois que nous avons tous plein de bonnes raisons de nous souhaiter une bonne année 2009, et nous n’allons pas nous en priver.

La crise qui a mis K.O debout l’économie mondiale, et dont certains ont déjà payé cash les conséquences, ne doit cependant pas nous abattre, car elle peut représenter aussi une formidable opportunité de réfléchir un peu à notre mode de vie, mais surtout nous inciter à relever les manches pour imaginer les meilleurs moyens de faire face et d’en sortir rapidement, individuellement ou collectivement.

Le monde va vite, très vite, et l’économie aussi. Beaucoup plus vite que lors des dernières grandes crises, y compris la précédente période de récession pas si lointaine, de 1993. Sans être experts en prévisions (saluons au passage les économistes, dont la clairvoyance est à peu près équivalente à celle d’Elizabeth Tessier…), gageons que les crises aussi passent au rythme de l’économie moderne : très rapidement. Il va falloir se serrer les coudes et faire le dos rond pendant quelques mois, tout au plus une bonne paire d’années.

Mais, même au cours de cette période qui s’annonce difficile, la vie continue, et nous pouvons espérer que les métiers du web soient un peu moins touchés par le marasme que le reste de l’économie, car ces derniers sont aujourd’hui animés par des fondamentaux qui agissent comme de véritables contre-feux : l’énergie, la créativité, l’innovation et la demande croissante du grand public.

De Google à Microsoft en passant par la plus petite des start-ups, le terrain est fertile pour voir éclore de nombreux projets qui feront avancer le web, et donc contribueront de facto au développement économique dans les prochaines années. Car le web, en se ramifiant de plus en plus concrètement dans les usages du quotidien, vient inévitablement irriguer l’économie, et non plus seulement s’en nourrir.

Nous sommes nombreux à avoir fait un constat marquant lors du dernier Web08 : l’écrasante majorité des start-ups présentes proposaient des projets de services dont la caractéristique principale était d’avoir un modèle économique et une promesse de rentabilité à court terme. Fini les concepts fumeux où la forme l’emportait sur le fond, place au concret, back to business.

D’autres raisons de se réjouir et de faire un pied de nez à la sinistrose ambiante, savamment entretenue par les médias, dont le catastrophisme est devenu le fond de commerce : l’effet longue traîne, qui fait que chacun peut aujourd’hui à moindre frais tenter de monter son business sur internet, sur sa niche ou son créneau, et espérer en tirer des revenus décents à moyen terme. Vous avez une idée, une conviction, une passion ? Faites-en un business, bossez, imaginez, créez, rêvez, glandez, échangez, réseautez, développez, persévérez mais bordel allez-y et faites-vous plaisir ! Quand on n’a pas grand chose d’autre que des idées et un peu de gniaque, arriver à gagner déjà quelques centaines d’euros, puis pourquoi pas l’équivalent d’un smic et enfin, si la réussite est là, plusieurs milliers de brouzoufs chaque mois avec sa petite web-entreprise (qui ne connaît pas la crise), c’est merveilleux. Mieux : c’est un rêve qui se réalise. Ce qui rend la chose peut-être un peu plus merveilleuse que dans les autres secteurs de l’économie. Je connais et rencontre beaucoup de jeunes gens qui rêvent de monter LEUR business sur le web, d’autres qui vont le faire, mais la plupart ont une motivation qui leur fera soulever des montagnes : celle de vivre simplement de leur travail, de leur passion, sans autre motivation que d’en tirer des revenus équivalents à ce qu’ils gagneraient en étant salariés (voire même moins), sans rêves de fortune, avec une qualité de vie que probablement seules l’indépendance et la satisfaction d’avoir monté sa boîte peuvent apporter. N’est-ce pas là le vrai luxe ?

L”avantage du web c’est que non seulement vous pouvez bosser où et quand vous voulez, mais surtout que la plupart de ceux qui bossent dans ce secteur sont des passionnés qui ne comptent pas leurs heures.

D’autre part, le statut d’auto-entrepreneur est maintenant enfin une réalité, et il devrait aider les plus hésitants à franchir le pas : si vous avez un projet, précipitez-vous sur le site afin d’avoir toutes les explications nécessaires.

La crise ? Quelle crise ? Je fais partie d’une génération qui a toujours vécu dans la crise : depuis 1973 j’ai l’impression de ne jamais en être sorti. Si l’on se livrait à une étude sur le vocabulaire employé par les médias depuis 35 ans, il est fort à parier que ce soient les mots chômage et crise qui arrivent en tête, et de loin, dans le classement des termes les plus employés. C’est navrant mais il faut faire avec.

Cela n’a pas empêché, et heureusement, la société d’évoluer, de bâtir, de créer des emplois, d’imaginer et même d’inventer des usages et des technologies qui n’auraient peut-être pas existé sans ces périodes de récession : vous voyez qu’il reste un espoir, même si nous n’oublions pas que le monde ne va pas très bien.

Pour toutes ces raisons, et aussi parce-que les jours rallongent depuis déjà presque 2 semaines, je dis merde à la crise et

JE VOUS SOUHAITE UNE BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2009


Lundi 15 décembre 2008


Pages Jaunes ou papier jauni ?

Plus les années passent et plus l’étonnement se mue en affliction à la vue de ces monceaux de bottins distribués apparemment sans aucun discernement par les Pages Jaunes dans tous les halls d’immeubles.

Des dizaines, centaines, milliers d’annuaires qui ne trouveront jamais propriétaire et qui finiront leur courte carrière comme ils l’ont commencée, sans gloire, à moisir dans une allée d’immeuble, ou, dans le meilleur des cas, au fond d’une poubelle (verte de préférence).

Si je me fie seulement à ce que vois autour de moi depuis quelques semaines au fil de trajets dans mon quartier - soit depuis la distribution massive de l’Annuaire 2009, qui arrive sur nos villes tel un tapis de bombes programmé pour ne laisser aucun périmètre indemne - je pourrais déjà recenser plusieurs centaines d’exemplaires qui ne serviront certainement à rien ni à personne (à part à caler quelques armoires normandes très bancales).

Du coup ceci amène à s’interroger sur la pertinence du modèle Pages Jaunes, et surtout sur son incapacité à cibler la population en fonction de ses réels besoins. A commencer par les entreprises : je serais curieux de connaître le pourcentage d’utilisateurs de l’Annuaire Pages Jaunes version papier dans les entreprises en 2008. Il est fort à parier qu’il est marginal, voire infinitésimal.

Idem pour les moins de, disons, 35 ans : depuis combien de temps n’avez-vous pas ouvert ce type de pavé ? Personnellement, depuis bien 20 ans, soit depuis le proverbial Minitel et son très pratique 3611, puis l’apparition du site Pagesjaunes, avec ensuite sa version WAP, et enfin l’excellente adaptation pour iPhone.

Les Pages Jaunes disposent probablement de moyens importants de ciblage, sinon comportemental, du moins par catégorie d’âge : à l’heure du tout-en-ligne, où même les Impôts montrent la voie avec des services web d’une facilité d’utilisation remarquable, il ne me paraîtrait pas absurde que les fichiers soient utilisés à des fins de distribution plus pertinente de leur annuaire, ce qui aurait probablement pour effet direct une économie de papier sûrement très conséquente, et donc un impact positif sur l’environnement.

Maintenant, reste à savoir à qui profite le crime (de cette distribution massive) il est vrai relayée par une très ambitieuse campagne de marketing.

Tout ça pour ça, alors que nous sommes certainement très nombreux à n’avoir jamais su nous servir de leur foutu annuaire… Du papier, pouah !


Jeudi 2 octobre 2008


Peut-on vivre sans la technologie ?

J’entends dire parfois que la science a remplacé la religion (enfin, pas partout) et que certains s’effraient de l’omnipotence de la technologie.

N’étant ni scientifique ni religieux j’aurais du mal à me prononcer sur cette assertion, mais je constate avec surprise au hasard de certaines rencontres qu’il existe encore autour de nous des gens qui n’utilisent pas la technologie. Mais alors pas du tout.

Ainsi ai-je dans mes relations deux personnes (2) qui ne possèdent pas de téléphone mobile. Je ne parle pas de smartphone, mais bien du bon vieux mobile basique qui sert juste à téléphoner, un truc purement pratique, vous savez. L’un d’entre eux ne possède d’ailleurs pas de voiture, et je le soupçonne même de ne pas avoir le permis de conduire (oui c’est suspect :-)). Bizarre pour un père de famille quadragénaire urbain bobo quand même, non ?

Je constate également que les personnes en question sont divisées en deux catégories.

Dans la première catégorie, celles qui font de l’hostilité aux nouvelles technologies une affaire de principe qui confine à l’engagement politico-idéologique, dans lequel on retrouve pêle-mêle altermondialisme, refus de la société de consommation et militantisme écologique (ce qui va souvent ensemble d’ailleurs). Ces personnes n’ont rien contre les technologies en tant que telles, mais les refusent pour tous les dommages collatéraux qu’elles seraient supposées occasionner, en omettant quand même de mettre dans la balance les progrès qu’elles constituent pour l’homme, et même pour l’humanité, soyons fou.

Dans la deuxième catégorie, on trouve des personnes qui, malgré un niveau socio-culturel et professionnel plutôt élevé, ignorent les nouvelles technologies parce-qu’elles n’en voient pas l’utilité, préférant privilégier un mode de vie dans lequel le contact dans la vie réelle serait fondamental. Je parle de contact dans la vie réelle à défaut de trouver une meilleure terminologie car je fais la différence avec le contact humain : l’erreur la plus fréquente que commettent ceux qui sont réfractaires à internet par exemple, est de penser que c’est un outil d’aliénation et d’isolement. Nous savons tous que, bien utilisé, c’est exactement l’inverse : voir l’engouement pour les réseaux sociaux, les forums, et les messageries instantanées. Pour un exemple de prétendue aliénation je peux donner 10 exemples de socialisation.

Les yes-life (en opposition aux no-life, hahaha) sont aussi ceux qui n’utilisent pas les guichet automatiques mais vont retirer leur argent à la banque pour tout payer en espèces (comme certains commerçants, mais pour d’autres raisons…). Nous pourrions certainement trouver de nombreux autres exemples de refus de la technologie.

Bien sûr, on peut vivre et être heureux sans la technologie, c’est parfois un choix délibéré et parfaitement respectable qui nous amène accessoirement à réfléchir sur la vanité de la course au dernier gadget (je sais de quoi je parle…), mais il y a une certitude : ceux qui font ce choix par peur de voir disparaître les “vrais” rapports humains se trompent.

C’est un leurre de penser que la technologie est aliénante pour l’homme. Toute l’histoire de l’évolution, et son accélération phénoménale aux 20ème et 21ème siècles tendent à prouver le contraire : de l’imprimerie au chemin de fer, de l’aviation à la TSF, de la presse écrite à la télévision, les grandes innovations adoptées en masse sont celles qui ont permis à l’homme de communiquer, et aux hommes de se rapprocher.


Mardi 29 juillet 2008


Gestion de contenu et gestion de la relation client sont-ils vraiment compatibles ?

Disons-le tout net : concernant la mise à jour et la gestion de leur site web, les clients ne sont pas vraiment amis avec les systèmes de gestion de contenu (CMS) censés pourtant leur donner une parfaite autonomie vis-à-vis du prestataire ayant réalisé leur site.

C’est d’ailleurs une situation assez paradoxale, à laquelle toute webagency est confrontée un jour ou l’autre : en amont de la réalisation, le client souhaite disposer d’un site qu’il pourra administrer, gérer et mettre à jour lui-même. Mais une fois le site mis en production, le constat est sans appel : même après une formation apparemment bien comprise, seule une infime minorité de clients prennent en main la gestion de leur site et se lancent dans l’aventure des mises à jour régulières sans passer par leur prestataire. Lire le reste de cet article »


Jeudi 19 juin 2008


5 points que je vérifie avant de publier un article

Le blog est un media spontané. Parfois un peu trop.
La spontanéité c’est bien (c’est aussi l’un des élements , mais quand on publie comme on respire il arrive que l’on soit confronté a quelques petites surprises, pas forcément agréables (sujet déjà traité par plusieurs blogs avant vous, service foireux ou sans réel intérêt, buzz déguisé, etc). Lire le reste de cet article »


Mercredi 18 juin 2008


La fable du blogueur qui aurait mangé un journaliste

“Eric, tu n’es pas et tu ne seras JAMAIS journaliste !” (lu dans un commentaire sur un blog récemment, en réaction au classement Challenge des blogs)
“Dans votre blog, sur certains articles, vous faites clairement un travail de journaliste, appelons un chat un chat” (un journaliste réputé sérieux de presse écrite, dont je ne dévoilerai pas l’identité, il y a quelques semaines à l’occasion d’une interview sur l’affaire Fuzz, les blogs et le web 2.0).

Ok, les gars. Vous savez quoi ? Je n’ai rien demandé, moi, et à aucun moment je n’ai eu (et encore moins affiché) une quelconque velléité à revendiquer le statut de journaliste.

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Lundi 16 juin 2008


La valeur relative d’un lien

Les liens constituent le tissu nerveux du web et accessoirement l’un des fondements de l’algorithme de Google.
L’émergence rapide des blogs doit aussi beaucoup à cette capillarité, de par leur structure même, des blogrolls aux trackbacks (même si ces fonctions semblent tomber de plus en plus en désuétude).

Au fil de l’évolution de Presse-citron et de mes autres activités sur la toile, j’ai été amené a constater un certain nombre de phénomènes inhérents aux liens, qui vont à l’encontre de certaines idées reçues sur le sujet.
Voici mes réflexions à partir de ce que j’ai pu mesurer en observant quelques liens rentrants vers Presse-citron ou mes autres sites.

La valeur d’un lien ne se mesure pas uniquement au trafic apporté

Pour peu qu’il soit un peu soucieux de ses statistiques de fréquentation, le webmaster moyen rêve forcément de récupérer un beau jour un backlink de Digg, de Chauffeur de Buzz, ou d’un autre site à très fort trafic, qui ferait péter ses compteurs et ferait son bonheur du jour.
Pour avoir vécu ce type d’expérience, je peux dire qu’un lien provenant d’un site à fort trafic n’est pas obligatoirement synonyme de pic de fréquentation pour votre site. J’y reviendrai plus tard.

J’ai en fait identifié quatre façons de mesurer la valeur d’un lien :

  • la valeur “marchande” : c’est la plus courante, celle qui est fondée sur le nombre de visites apportées directement par un lien pointant sur votre site
  • la valeur PR : un lien bien placé sur un site à fort pagerank n’aura peut-être pas de conséquence immédiate visible sur votre trafic mais peut vous apporter beaucoup en redistribution de PR, ce qui aura des effets positifs sur votre site à moyen terme
  • la valeur crédibilité-expertise : c’est le lien qui vient d’un expert reconnu sur un thème, et qui pointe sur l’un de vos billets parce-que pour une fois vous avez eu un éclair d’intelligence (je sais, ça m’arrive aussi, mais rarement). Tu fais un article sur les interfaces riches et tu te choppes un lien de Fred Cavazza, hop, t’es au paradis direct.
  • la valeur “sentimentale” : quelqu’un que vous aimez bien (pour différentes raisons, c’est un(e) ami(e) ou vous appréciez particulièrement sa personnalité et son blog) fait un lien vers votre site et vous êtes au nirvana, même si celui-ci ne vous apportera rien en termes de trafic, de crédibilité ou de PR. Parce-que non il n’y a pas que le business dans la vie, il y a aussi l’amour. Ou pire : l’amitié.

Maintenant il faut aussi pondérer ces données avec d’autres critères, plus subtils, que seule une certaine expérience (ou habitude) permet d’identifier.
Je disais plus haut qu’obtenir un lien d’un site à fort trafic ne constitue pas forcément une garantie de voir le vôtre augmenter de façon aussi significative. Voici pourquoi.

Pour qu’un lien vous apporte du trafic, il faut :

  • qu’il soit placé dans un contexte favorable. Si votre site parle de la reproduction des amphibiens en milieu tropical et que vous récupérez un lien du site de Jean-Marc Morandini situé dans un article sur la maison de Brad et Angelina, vous récupérerez probablement assez peu de trafic (et vos grenouilles pourront dormir tranquilles).
  • qu’il soit mis en valeur. Chacun a sa formule idéale pour déclencher un tsunami de visiteurs. Ou pas. Des choses comme “Ne cliquez pas” ou “la sex-tape de Carla” garantiront un bon wagon de pages vues. Ceci pour illustrer l’importance de la sémantique dans le suivi des liens.
  • que celui qui en est l’auteur aime sincèrement ce que vous faites, ou apporte une vraie info sur un service. La sincérité des sentiments se voit toujours. Et paie souvent.
  • que son auteur soit crédible
  • que le lectorat du site d’origine soit réceptif et curieux. Il y a peu de chances pour qu’un site qui ne diffuse que des vidéos et qui met un lien texte vers le vôtre vous apporte beaucoup de trafic, car son audience est d’une typologie particulière, celle qui passe, zappe, lit peu et clique encore moins.
  • que l’emplacement du lien soit favorable et qu’il n’y ait pas trop d’autres liens sur le site d’origine.
  • que le lien… soit un vrai lien. J’en ai fait l’expérience très récemment puisque on m’avait indiqué que Presse-citron avait été cité chez Jean-Marc Morandini (suite aux Trophées Challenges). Ne voyant aucun trafic référent dans mes statistiques, je suis allé faire un tour sur l’article en question, pour constater que les blogs lauréats étaient cités en texte brut, sans lien. Sympa.

Je concluerai en vous fournissant quelques exemples qui viennent corroborer ces théories. Avec l’affaire Olivier Martinez, Presse-citron, mais surtout Fuzz, ont été cités dans de nombreux média en ligne avec des liens directs. Ce fut le cas sur TF1.fr, LCI.fr, LeMonde.fr, Lexpress.fr, 20Minutes.fr, LeFigaro.fr et de nombreux autres. Bref, du lourd. Ces liens n’ont eu qu’une incidence minime sur le trafic de mes deux sites, entre 100 et 200 visiteurs directs supplémentaires en moyenne sur quelques jours. Parce-que le lectorat de ces media n’est probablement pas un lectorat qui a pour habitude de cliquer sur les liens contenus dans les articles.

J’ai reçu en revanche des liens de blogs ayant un trafic de moins de 200 visiteurs uniques par jour, qui ont généré presque autant de visiteurs sur mes sites pour les raisons énoncées précédemment, et plus particulièrement le contexte favorable et la pertinence de l’article d’origine.

Enfin, de façon plus pragmatique (ou cynique, selon votre façon de voir les choses), ne négligeons pas la valeur du lien placé dans un billet très critique à votre encontre, qui est peut-être celui qui vous apportera le plus de trafic finalement, selon le bon vieux précepte de communication qui consiste à dire qu’il vaut mieux qu’on parle de vous en mal plutôt qu’on ne parle jamais de vous…
Je vous avoue que, n’ayant pas le cuir très dur, je me passe volontiers de ce type de lien, et tant pis pour le trafic :-)

La valeur relative d’un lien, encore un effet visible de la longue traîne.


Vendredi 13 juin 2008


Marquer son territoire et faire prospérer les réseaux sociaux sur du vent

Les réseaux sociaux, mashups à base de Twitter, ou autres Facebook-like fleurissent à un rythme qui m’évoque parfois l’éclosion de nouveaux groupes à chaque nouvelle vague musicale, de Londres à Seattle (Kurt si tu m’entends…).
Quand ce n’est pas FriendFeed, c’est Plurk (Cobain ?), quand ce n’est pas machin c’est bidule, bref, pas une semaine ne passe sans sa nouvelle hype sensationnelle.

Plurk

Sans porter de jugement de valeur sur tous ces nouveaux services, je constate que ces derniers bénéficient d’un effet qui va au-delà du buzz qu’ils génèrent : l’effet marquage de territoire.
L’effet quoi ?
Ok, partez pas tout de suite, j’explique : quand vous passez une bonne partie de vos journées sur le web, nous sommes d’accord pour dire que celui-ci devient votre espace social, celui où vous rencontrez des gens, où vous échangez des informations, où vous passez du bon temps, où vous travaillez. Bref, l’espace où vous soignez aussi votre réputation, et où vous essayez de contrôler tant bien que mal votre identité numérique.

Or tenter de garder le contrôle suppose aussi une contrainte qui vous ferait presque flirter avec le don d’ubiquité : être sinon partout à la fois, du moins là où il est important d’être.
Ou plutôt d’être vu.
Donc de marquer son territoire. Voui, comme le chat qui… Enfin vous m’avez compris.
Conséquence, vous n’en avez rien à secouer de Plurk ou de FriendFeed mais vous n’avez pas le choix : vous DEVEZ y être. Parce-que vous êtes un Homo Internetus II très aware et qu’il n’est pas question :
1) de rater un truc important qui sera peut-être le Google de demain
2) de laisser penser que vous n’êtes pas au courant de l’existence du truc en question et de passer définitivement pour un has been
3) de laisser toute la place aux copaings
Du coup, tel le proverbial greffier à poils ras, dès qu’un nouveau service ouvre, hop vous levez la papatte et vous faites pipi un petit coup dessus pour y montrer qui c’est Raoul et pas vous faire piquer la place, des fois que non mais.
Enfin quand je dis vous, c’est une façon de parler : je fais pareil bien sûr.
Car, outre l’effet de mode, marquer son territoire devient crucial aussi pour une raison juste un peu plus sérieuse : éviter qu’un petit malin ne s’enregistre à votre place en vous piquant votre pseudo et abuse des tiers en usurpant votre identité.

Et c’est ainsi que les créateurs de nouveaux services 2.0 (désolé je n’arrive pas à trouver d’autre dénomination) font florès et peuvent se targuer d’enregistrer dans leurs bases des milliers de nouveaux membres chaque jour.
Des membres, donc. Pas des utilisateurs. Nan nan.
Des membres qui sont venus une fois pour voir à quoi ressemblait le bazar, qui s’y sont donc inscrits, qui ont fait acte de présence.
Et qui ne reviendront jamais.
Comme le chat qui… Enfin vous m’avez compris.
Je vous laisse, il faut que j’aille m’inscrire. Sur Plurk. Ou ailleurs.
S’il n’est pas trop tard…


Tiens, un avion.

J'aime le web, et accessoirement, j'en vis . Je livre ici mon point de vue de "professionnel de la profession" sur les infos - utiles ou futiles - que je glane au fil de mes rencontres sur la toile (et dans la vraie vie). Certains billets sont parfois un peu techniques mais j'essaie de faire en sorte que la plupart d'entre vous puisse y trouver un intérêt.

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