Par Eric,
23 décembre 2008 à 11:19 :: Matos

Le monde est fait de paradoxes, et le hardware informatique – Apple mis à part, je répète : Apple mis à part – tient une place de choix dans la grande liste de ces derniers, tant nombreuses sont les incohérences qui le caractérisent.
Autant de nombreux efforts sont faits sur les interfaces utilisateurs, où l’ergonomie des logiciels et le design des systèmes d’exploitation sont devenus des enjeux majeurs, autant, par la force de l’habitude, nous ne réalisons pas combien les machines elles-mêmes ont peu évolué au cours des dernières années, même si elles ONT évolué. Les fabricants ont établi des normes, ou plutôt certaines mauvaises pratiques sont devenues des standards de fait, dont il est difficile de se débarrasser.
Le plus étonnant dans l’affaire étant que nous nous adaptions sans broncher et sans rien trouver à redire à ce qui reste quand même des aberrations ergonomiques. Le paradoxe de l’informatique est là : un outil ultra-puissant, moderne, qui a révolutionné en profondeur nos modes de vie, servi par des machines archaïques à l’ergonomie très perfectible.
Si vous bossez sur PC et que vous n’avez pas réalisé à quel point votre machine, même récente, est mal conçue, ce petit florilège des moment énervants devrait vous rafraîchir un peu la mémoire :
- combien de fils sous votre bureau ? J’en compte 11 sous le mien. Vous connaissez une autre machine chez vous qui nécessite un tel fatras de spaghettis ?
- les prises USB, et généralement toute la connectique, qui se trouvent bien sûr au dos de l’unité centrale, le plus loin possible, qui elle-même… Bref, lumbago garanti pour connecter le moindre appareil, et que celui qui ne s’est jamais explosé le crâne en revenant d’une expédition de branchement dans les tréfonds de son poste de travail me fasse signe
- les prises USB parlons-en justement : on a beau râler et le dire et le répéter, ces imbéciles de constructeurs continuent à fabriquer des jeux de prises systématiquement séparées de la même distance. Ce qui a pour effet que généralement sur 4 prises, vous n’arrivez à connecter que 2 ou 3 appareils maxi.
- toujours les prises USB (c’est le plat de résistance) : vous avez remarqué que sur certains portables, même très fins, les prises USB étaient installées verticalement ? Résultat : si l’appareil que vous branchez est un peu épais, vous ne pouvez pas le connecter, sauf si vous surélevez votre portable pour créer un porte-à-faux. C’est ballot quand même.
- l’antenne Wi-Fi, qui se morfond aussi derrière votre unité centrale, tout en bas de préférence, alors que l’on sait que c’est le pire endroit pour une bonne réception.
- les fils de connexion des enceintes, souvent trop courts, car ne tenant pas compte du fait que la plupart du temps on les pose sur le bureau alors que l’UC est sous celui-ci. Remarque applicable également au câble de souris et de clavier, mais pas toujours.
On pourrait multiplier les exemples à l’infini comme cela, dans un inventaire qui aurait aussi bien pu être écrit il y a 5, 10 ou 15 ans. Je suis sidéré qu’en 2008 la plupart des PC standards de bureau, même haut de gamme, et à quelques exceptions près, soient encore constitués de plusieurs éléments séparés, et non pas bâtis sur le modèle de l’iMac !
Preuve irréfutable que les gens intelligents (les concepteurs de machines informatiques) sont aussi capables de faire des choses idiotes parfois, quand elle n’ont pas l’honneur de constituer la partie noble de leur mission.
Le premier qui dit achète un Mac est banni a vie de ce blog
Par Eric,
3 décembre 2008 à 14:57 :: Blogs
Plus je blogue et plus j’ai besoin de trouver des sources, et donc de consacrer du temps à la veille.
Plus je consacre de temps à la veille, moins j’ai de temps pour bloguer.
Donc, plus je blogue, moins je blogue.
C’était la réflexion (existentielle) à la con du jour.
Par Eric,
19 octobre 2008 à 14:36 :: Web
- Deezer aura un moteur de recherche qui fonctionne correctement (ou qui fonctionne tout court)
- Google aura supprimé cette fichue fonction de groupage de conversations dans Gmail. Certains adorent, moi je déteste
- Google mettra la signature des mails juste en-dessous de ceux-ci quand on fait un reply et non pas tout en bas de la discussion (fonction modifiable dans Gmail Labs mais je n’ai pas envie de repasser en anglais)
- l’intégralité des fonctions de tous les sites seront entièrement compatibles avec tous les smartphones, allez les gars on y est presque, encore un petit effort
- quand il sera considéré source d’informations la plus fiable (pour le moment c’est encore la TV qui tient ce rôle…)
- quand Google aura fait le ménage dans Blogger et viré les spam-blogs (et autres « diffam-blogs ») qui consituent certainement la moitié des sites hébergés sur cette plate-forme
- d’ailleurs, quand les spammeurs, phisheurs et autres hackers auront définitivement disparu de la toile, pffuiit, au Kärcher, mais ça c’est pas demain la veille
- quand on ne tombera plus sur 3 pages de comparateurs de prix mais sur du vrai contenu pertinent quand on fait la moindre recherche sur un appareil quelconque dans un moteur de recherche
- quand on pourra faire une avance rapide sur une vidéo YouTube sans planter le player
- quand on trouvera tout de suite ce qu’on cherche dans le site de Microsoft sans avoir à se taper 10 pages intermédiaires. Remarque valable également pour de nombreux autres portails.
- quand Telecharger.com cessera de me balancer 5 pop-ups à la face avant chaque téléchargement du moindre logiciel gratuit et légal
… Etc etc etc, ceci est un échantillon du dimanche, un billet sans importance ni grande réflexion, improvisé le temps de boire mon café, à suivre. Dans les commentaires par exemple, même si, on le sait, la perfection n’est pas de ce monde.
Par Eric,
29 septembre 2008 à 19:25 :: Rigolo, Web
Si internet était la vie, imaginons un peu… :
- chaque humain aurait un nom absolument unique
- à chaque nom propre ne pourrait correspondre qu’un prénom unique
- chaque patronyme aurait une terminaison indiquant la profession ou le domaine d’activité de celui qui le porte
- tout le monde connaîtrait la date et le lieu de naissance de tout le monde, à condition de connaître son nom bien sûr. Même pour les dames ? Même pour les dames.
- un homme sur deux serait beta. A défaut d’être ballot.
- chaque fois que j’achèterais un disque, ce con de disquaire me donnerait un petit papier avec une liste de CD recommandés, et, décochant son plus beau sourire, me sortirait un truc du genre si vous avez choisi ce CD, vous aimerez aussi sûrement ceux-là. Mon portefeuille, moins.
- pareil pour le cinéma. Ou les courses chez le traiteur. Vous avez aimé Chuck Norris, vous aimerez mon lapin chasseur sauce Grand Veneur. C’est un raccourci, bien sûr. Chuck Norris ne mange pas de lapin.
- chaque fois que j’entrerais dans un magasin, le vendeur saurait dans quel magasin j’étais juste avant (ça marche aussi avec les sex-shops, faites gaffe).
- chaque fois que j’entrerais dans un magasin, le vendeur saurait avec quelle voiture je suis arrivé, quelle(s) route(s) j’ai emprunté, le moteur utilisé, sa puissance et son énergie. Et moi je pourrais voir son arrière-boutique, la façon dont est construit son estanco et même son historique dis-donc. Faut pas qu’il la ramène le boutiquier, non plus.
- chaque fois que j’entrerais dans un lieu, le propriétaire de celui-ci saurait précisément ce que j’y recherche.
- j’aurais tous les jours des tas de gens que je ne connais pas et qui traverseraient la rue en me tapant dans le dos et me demanderaient si je veux bien être leur ami.
- au café, en pleine discussion avec des potes ou mes proches, il y aurait de temps un temps un crétin masqué qui viendrait m’insulter sans raison, voire vomir sur la table, puis repartirait comme il est venu sans que je puisse le chopper pour lui faire une tête au carré.
- dans les émissions de télé grand public, il y aurait des gens qui, quand la caméra passe sur eux, brandiraient une grande pancarte avec le nom et l’adresse de leur boutique.
- j’appellerais toutes les 5 minutes tous mes potes (et les autres, voir précédemment) pour leur dire ce que je suis en train de faire. Et eux en feraient autant.
- j’écrirais plein de conneries sur un mur et j’y collerais mes photos.
- j’aurais un cheptel complet de mules que je chargerais chaque jour de cassettes vidéo et de CD. Non je déconne, je suis un honnête citoyen moi.
- d’ailleurs, tous les magasins de CD ou de vidéo seraient en accès libre, sans porte, sans vitrine, sans vendeur et sans surveillance, et chacun proposerait des millions de références à portée de main, prêtes à être emportées, avec des grandes pancartes « Servez-vous » partout. Mais il serait totalement interdit de le faire. Pour les acheter en revanche ce serait très très compliqué. Et très cher. Et on ne vous donnerait même pas la pochette.
- fin du fin, je tiendrais un carnet de bord sur un cahier à spirales et plein de gens s’intéresseraient à ce que je raconte. Mieux, certaines marques paieraient à prix d’or le droit d’afficher des petits dessins entre mes écrits.
Mais internet n’est pas la vie, heureusement.
Quoique…
Par Eric,
13 juin 2008 à 11:51 :: Blogs
Vous l’avez peut-être remarqué, il m’arrive de publier sur Presse-citron des billets sur des services pour lesquels le moins que l’on puisse dire est que je ne déborde pas d’enthousiasme.
Le ton neutre de ces articles tranche avec le style habituel de ce blog, mais ne trompe pas votre vigilance (certains ne se privent pas de me faire remarquer quand un article trop factuel flirte dangereusement avec le soporifique).
Pour autant, faut-il ne parler que de ce que l’on aime sur un blog personnel ? (oui, je rappelle que Presse-citron est toujours un blog personnel rédigé et géré intégralement par votre serviteur)
Quand on traite principalement de sujets liés à l’environnement high-tech, on est submergé d’informations parmi lesquelles toutes ne vont pas forcément déclencher un orgasme 2.0, ni même une passion dévorante ou un enthousiasme béat. Faut-il pour autant ne transmettre à ses lecteur que celles qui nous plaisent ?
Je ne le pense pas. Tout simplement parce-que l’auteur d’un blog (ou de toute autre forme de publication personnelle) n’a ni la science infuse ni un goût universel : pourquoi dans ce cas priver ses lecteurs d’une information qui, si elle n’intéresse que très moyennement le blogueur, pourra trouver un écho très favorable chez ses internautes préférés ?
Bien sûr, un blog est aussi un carnet personnel où l’auteur s’engage et donne son avis, ce qui peut le conduire à n’écouter que sa passion, mais pour ma part je cherche un équilibre entre la neutralité de certains articles factuels et des billets dans lesquels je laisse (souvent malgré moi) transpirer ma passion.
Vous imaginez un peu le truc si je n’avais parlé que de trucs qui m’ont mis la tête à l’envers dans les 3000 et quelques billets publiés au cours de ces trois dernières années ?
Je serais bon à enfermer, non ?
Le factuel ça a du bon parfois aussi : ça repose.
Par Eric,
28 mai 2007 à 01:59 :: Matos
Téléscopage des technologies…
Au milieu des années 90 ont émergé (entre autres) deux innovations qui allaient radicalement modifier nos modes de vie : le téléphone mobile et la télévision par câble (même si cette dernière date d’un peu plus longtemps).
Vous ne remarquez rien ?
Ben si : d’un côté, le téléphone, qui s’affranchissait enfin de son fil à la patte, pour devenir portable, puis mobile. Le téléphone sans fil.
De l’autre la télé, qui après des décennies de signal hertzien (donc sans fil), devenait câblée, donc avec fil, summum de ma modernité, avec ses bouquets à la carte (hum…).
Deux technologies qui ont étonnamment emprunté la même route, mais pas dans le même sens, pour s’imposer dans nos vies.
