Par Eric, 22 mai 2008 Ă 12:33 :: Web 2.0
Digg continue à évoluer tranquillement et vient d’apporter quelques modifications à son système de commentaires en ajoutant des fonctions qui permettent de mieux filtrer les discussions.
Outre une retouche graphique cosmétique, les nouveautés sont les suivantes :
Présentation
- Le script de traitement des commentaires a été allégé et permet un chargement plus rapide, notamment en n’affichant que les commentaires de premier niveau de chaque discussion.
- Une transparence accrue : au lieu d’afficher le nombre total de votes pour chaque commentaire, on peut maintenant voir le nombre de votes positifs et négatifs.
Filtrage
- la sélection de l’affichage des commentaires selon trois filtres principaux : seulement mes commentaires, seulement ceux de mes amis, tous les commentaires
- un nouveau critère de filtrage nomme "controversial" qui permet d’afficher les discussions qui ont généré les notations les plus divergentes de la part des utilisateurs.
- possibilité de répondre directement à un commentaire particulier en cliquant sur un simple lien "reply"
Publication
- Changement de vote. Vous pouvez maintenant changer votre vote pour chaque commentaire sans limite.
- Temps d’édition augmenté : vous disposez maintenant de cinq minutes pour modifier ou supprimer votre commentaire. Le champ de commentaire s’agrandit automatiquement au fur et à mesure que vous rédigez.
Préférences
- Quand vous êtes identifié en temps que membre, vous pouvez choisir combien de discussions s’affichent par défaut et si celles-ci doivent être dépliées ou repliées.
Les équipes de Digg ont depuis de début apporté un soin tout particulier au traitement des discussions qui, outre le célèbre système de vote désormais repris par des milliers de sites, sont l’un des points forts incontestables du site. L’innovation dans la gestion des commentaires est aussi l’une des marques de fabrique de Digg et les bonnes idées sont souvent au rendez-vous.
Cependant, même si pour le moment le dosage entre fonctionnalités et simplicité reste favorable et semble convenir aux utilisateurs, attention cependant à ne pas trop compliquer les système, ce qui pourrait devenir contre-productif et enlever une certaine spontanéité aux commentaires.
Cela étant dit, si les éditeurs de scripts de blogs voulaient bien prendre en compte certaines de ces innovations pour les proposer nativement dans leurs plate-formes, je crois que personne ne s’en plaindrait…
Par Eric, 22 mai 2008 Ă 09:28 :: Web
Vous aimez les jeux en Flash et vous voulez vraiment bousiller une journée de travail (ce qui est très mal) ? Rendez-vous sur Nonoba, un autre site communautaire dédié aux jeux en Flash, dans la droite ligne de Kongregate ou encore de Doof.

Sur Nonoba vous retrouvez les fonctions classiques d’un site communautaire, comme le classement des jeux par récence, par popularité, par nombre de commentaires, par scores, par catégorie et tous les filtres habituels de hiérarchisation.
Le site propose également un chat live en regard de chaque jeu, un système d’archivage de favoris, de partage et un player exportable pour installer n’importe-quel jeu sur votre site web.
C’est propre, joyeux, bien présenté, tout bien comme on aime.
Mais Nonoba propose également une fonction originale, très inspirée des productions expérimentales du Digg Lab : le Live Stats, une page qui permet de suivre en temps réel l’activité sur le site, sous la forme de sphères animées de couleurs différentes représentant chacune une section du site, l’importance de la sphère étant bien sûr proportionnelle à l’activité de la section concernée.
Une autre façon de découvrir quels jeux sont les plus joués à un moment donné.
Et de perdre encore plus de temps à glander devant votre écran.
Je décline bien sûr toute responsabilité en cas de savon patronal.
Par Eric, 14 mai 2008 Ă 11:49 :: Divers
S’il y a bien une communauté qui existait avant le web, c’est celle des motards.
Le motard présente en outre une caractéristique rare et de plus en plus décalée en ces temps de restrictions environnementales et pétrolières : il ne roule pas utile, il roule… pour le plaisir (sauf quand il utilise sa bécane pour aller bosser bien sûr).

Ouais, pour le plaisir, c’est dingue non ?
Et ce plaisir passe bien sûr et avant tout par la découverte de nouveaux itinéraires, que ce soit pour la balade du dimanche, pour un raid dans l’ouest américain ou encore une aventure tout-terrain dans le sud marocain.
Un plaisir qui se partage, et des tuyaux qui s’échangent entre potes, le soir au coin du feu (de camp).
Sunday Morning Rides est un site qui permet justement aux motards de publier et partager leurs meilleurs itinéraires de balades, de la route de vallée pépère au col à gravir en essorant la poignée.
Le site est particulièrement complet, et offre toutes les fonctions qui faciliteront la vie du rider : géolocalisation de trajets via Google Maps, téléchargement de données GPS, météo, points d’intérêt, trucs et astuces, circuits du monde, galerie de photos, blog, fils RSS, etc…
Destiné d’abord à un public américain, Sunday Morning Rides propose cependant plusieurs itinéraires dans le monde, parmi lesquels les routes françaises ne sont pas oubliées, avec déjà 16 balades en stock.
Une sorte de mix entre Motarz et Wanarun, en fait
Par Eric, 5 mai 2008 Ă 08:41 :: Web
Vous avez une revendication à faire entendre et vous pensez que celle-ci peut recueillir de nombreuses signatures ?
Essayez Jesigne.fr, la version française de LivePetitions, lancée récemment (et encore pas tout à fait finie).
Sur Jesigne.fr, après vous être inscrit, vous pouvez proposer facilement une pétition, à l’aide d’un formulaire qui a pensé à tout pour vous : vous saisissez le titre et le texte de la pétition, vous décidez ou pas d’une durée déterminée à l’avance, vous choisissez l’aspect de votre page parmi plusieurs templates incluant la possibilité de personnaliser la vôtre en accédant à sa feuille de style, et vous pouvez même ajouter des champs au formulaire des signataires.

Une fonction inédite et astucieuse a particulièrement retenu mon attention, et elle pourrait rapidement inspirer d’autres services : quand vous créez votre pétition, Jesigne.fr vous offre la possibilité non seulement de personnaliser l’url à laquelle celle-ci sera visible, du type Jesigne.fr/mapetition, mais également d’enregistrer automatiquement pour vous le nom de domaine correspondant, qui est généré et proposé automatiquement si celui-ci est disponible, sous la forme http://www.mapetition.fr. Vous pouvez alors souscrire pour 29 Euros par an.
Si vous souhaitez que votre page n’affiche pas le logo Jesigne.fr, il vous en coûtera 49 Euros.
Et si vous voulez que votre pétition soit vierge de toute publicité, il vous faudra en revanche sortir un gros chèque puisque cette option est facturée au prix fort de 190 Euros… par mois. Oui c’est totalement délirant.
Un service cependant pratique et efficace, à réserver à ceux qui veulent faire entendre leur voix sur un sujet qui leur tient à coeur et qui n’ont aucune compétence de webmastering pour le faire.
Reste à savoir si votre pétition trouvera réellement un écho, noyée parmi des centaines d’autres…
Par Eric, 23 avril 2008 Ă 09:24 :: Web 2.0
Chouette, je vais enfin comprendre à quoi sert Facebook.
Facebook on s’y retrouve
Par Eric Delcroix et Alban Martin
256 pages pour tout savoir sur la star des réseaux sociaux
Aux éditions Pearson
14 €
(merci Alban pour la dédicace).
Par Eric, 22 avril 2008 Ă 18:50 :: Musiques
Joli coup de Last.FM qui propose depuis hier 21 avril à l’écoute l’intégralité du nouvel album de Portishead, dont la sortie officielle est annoncée pour le 28 avril prochain.
J’écoute ça en ce moment même et je dois dire que l’album me laisse une impression mitigée, oscillant entre purs moments de grâce (The Rip, Deep Water…) et d’autres, euh… plus expérimentaux et un peu moins faciles d’accès (Machine Gun…).
Enfin quand je dis "joli coup de Last.FM", on peut aussi voir ça autrement et dire "joli coup de Portishead".
Selon que vous habitez dans le Web 2.0 ou dans une major.
Ils en parlent aussi : Henri et Fred.
Par Eric, 21 avril 2008 Ă 07:24 :: Web 2.0
Le micro-blogging c’est bien, la géolocalisation aussi, pourquoi ne pas mixer les deux ?
Faceroller est un nouveau service de type Twitter associant votre localisation sur une carte Google Maps à côté de chacun de vos messages.
Ce qui peut être intéressant si vos amis s’intéressent à vos déplacements.
Le service permet en outre d’associer à vos messages une photo prise avec votre webcam, votre téléphone mobile ou téléchargée depuis votre ordinateur, et également de poster messages et photos par email.
Mais un vrai service de life-stream ne serait rien sans une pincée de réseau social bien sûr.
C’est ainsi que Faceroller offre les fonctions de suivi (tous les membre ou seulement vos amis, qui peuvent eux-même vous suivre) et une intégration avec Flickr et Facebook : les photos que vous postez avec vos messages dans Faceroller viennent simultanément compléter votre album Flickr ou votre album photos dans Facebook.
J’ai créé un compte et testé : outre la gestion des accents défectueuse, la géolocalisation semble rencontrer quelques problèmes car, si il est bien mentionné France sous mes messages, la carte me situe pour le moment quelque-part en Californie.
Je n’ai rien contre la Californie mais sauf erreur ou faille spatio-temporelle je ne me souviens pas m’y être transporté cette nuit.
Par Eric, 14 avril 2008 Ă 11:58 :: Divers
La question ici n’est pas de savoir si vous allez mourir demain (ou après-demain) mais de définir votre empreinte écologique.
Le site MakeMeSustainable (en français : Rendez-moi durable) est un mélange d’application web 2.0 et de réseau social (c’est pareil ? Ah bon) qui, à l’aide d’une batterie de tests et de questionnaires vous permet de savoir si vous êtes un bon éco-citoyen ou un pollueur invétéré.

Ainsi, après vous être inscrit gratuitement sur le site, vous pourrez répondre à des questions sur la taille de votre logement, la façon dont vous vous déplacez, et d’autres détails forcément passionnants de votre vie quotidienne.
Une fois toutes les données saisies vous obtenez un profil que vous pouvez améliorer en prenant un certain nombre d’engagements dont vous pourrez suivre l’évolution sous la forme de listes de choses à faire, accompagnées de conseils dont le bon sens le dispute au côté contraignant, voire impossible à réaliser ("quand vous allez dans un resto proposant un salad-bar, prenez toujours votre Tupperware". Mais bien sûr.)
Je n’ai pas compris grand chose à la page de résultat indiquant mon profil, car elle est à mon avis trop technique, en tout cas pour mes modestes connaissances en émission de CO2, mais j’ai vu en revanche que toutes les fonctions sociales étaient bien là (groupes, partage, invitations…) prêtes à vous humilier publiquement en montrant à tout le monde comment vous êtes un infâme saligaud pour la planète.
Par Eric, 9 avril 2008 à 17:56 :: Réseaux sociaux
Twitter et les blogs sont des outils de mise en relation puissants, voire un peu magiques.
J’ai indiqué ici sur mon fil Twitter que j’étais à Budapest pour deux jours, et j’ai relayé ensuite l’info sur Presse-citron.
Que croyez-vous qu’il advint ? A peine quelques menues minutes plus tard, je recevais plusieurs Twitts de français résidant à Budapest me proposant de prendre un café ensemble et de m’embarquer gentiment pour une visite impromptue de la ville.

Ni une ni deux, la conférence HP touchant à sa fin, je m’éclipsai et me retrouvais en bonne compagnie avec Jali et Sangli, qui finissent une année d’études au coeur de la capitale hongroise dans le cadre du programme Erasmus, pour un tour express de la ville à grands coups de métro et de marche au pas de charge (ce qui au passage m’a permis de revoir un peu mon jugement du matin : Budapest est aussi une très belle ville, il faut juste aller aux bons endroits).
Tout simplement génial.
Il m’était arrivé la même chose à Berlin avec Didier, mais là mon planning était trop court pour que nous puissions nous rencontrer.
Et j’ai l’impression que ceci pourrait se reproduire un peu de la même façon aux quatre coins de la planète.
Les blogs démarrent des conversations, certes, mais ils démarrent même des relations.
Par Eric, 4 avril 2008 Ă 09:50 :: Coup de boule
"Que faites-vous en ce moment ?"
Qui se souvient encore du slogan (et de l’objet initial) de Twitter, qui consiste, je le rappelle, à dire en moins de 141 caractères ce que l’on est en train de faire ?
Bien sur certains respectent encore cette baseline à la lettre, ce qui a souvent pour résultat de produire une logorrhée de twitts assez lassante, mais le service a largement dépassé ce cadre restreint pour devenir un lieu d’échanges sur tous les sujets.
Avec l’émergence des réseaux sociaux nous voyons maintenant arriver une nouvelle forme d’agrégateurs qui vous proposent de réunir en un seul lieu tous vos comptes (Facebook, Twitter, MySpace, Last.FM, etc…) afin de publier sur une seule page l’ensemble de vos activités sociales, ou du moins vos activités sur internet.
C’est le cas de Friendfeed, la dernière sensation en date.

C’est le cas aussi d’autres services montés un peu opportunément, comme WhereIsMe, que je viens de découvrir.
WhereIsMe va un peu plus loin en permettant d’afficher sur une page non seulement vos derniers signaux sociaux, mais, plus discutable, de publier les derniers articles pour lesquels vous avez voté dans Digg, les dernières musiques que vous avez écouté sur Last.FM et même les photos que vous venez de voir sur Flickr.
Etc
Et là je dis stop (faut savoir dire stop).
Autant je veux bien afficher une présence mesurée sur Twitter et échanger spontanément avec mes amis (pour organiser au débotté un déjeuner par exemple), autant cette multiplication de notifications commence sérieusement à me gonfler, voire à m’inquiéter.
Je considère que certaines actions, y compris sur le web 2.0, y compris sur les réseaux sociaux, relèvent de la sphère privée, et je veux donc avoir un contrôle sur celles-ci. Sans sombrer dans une paranoia qui n’est pas dans mon mode de fonctionnement, je considère que nous sommes déjà assez tracés sur le web pour ne pas encore en ajouter une couche.
Par conséquent je ne vois pas quel intérêt peut représenter, pour moi ou pour les autres, le fait de dire quelle musique j’écoute, quelles photos je suis en train de regarder ou de charger, ou quelle info je viens de voter sur Digg.
Ce n’est plus du signal social, c’est de l’exhibitionnisme.
Si j’ai envie de vous parler d’un coup de coeur musical, je le ferai ici et j’argumenterai.
C’est vrai quoi, je veux pouvoir écouter La Compagnie Créole ou Début de Soirée quand je veux sans être la risée de tout le web, et regarder des photos X (enfin sur Flickr je suis pas sûr que ça soit la bonne adresse) sans passer immédiatement pour un obsédé sexuel.
De toute façon je n’ai pas pu mener mon test de WhereIsMe car le service est trop lent et buggé et a eu raison de ma patience.
Y a une morale finalement : même les machines sont réticentes.