Internet en tongs
Par Eric, 6 août 2008 à 11:36 :: Blogs
“ça va te faire du bien de te dĂ©connecter et d’oublier le web pendant quelques jours…”
Parmi les blogueurs, les geeks, accros et autres professionnels du web, qui n’a pas un jour entendu cette remarque, au demeurant lĂ©gitime et pleine de bienveillance, Ă la veille d’une grande migration estivale ?
Un peu comme si le web Ă©tait une plaie. Comme si les vacances allaient nous libĂ©rer de cette charge terrible que reprĂ©sente une consultation quotidienne d’internet.

Alors qu’en fait, c’est plutĂ´t l’inverse qui se produit en rĂ©alitĂ© : s’il est indispensable de prendre un peu de recul et de se soustraire pendant quelque temps Ă la pression que reprĂ©sente la gestion quotidienne d’un blog, se retrouver privĂ© de web trop longtemps peut causer des troubles du comportement comparables Ă ceux que provoque tout sevrage un peu trop brutal. Bref, un cauchemar.
Ainsi, si je sais les apprĂ©cier Ă leur juste valeur, je vois aussi toujours les pĂ©riodes de vacances arriver avec un certaine angoisse : celle de me retrouver dans un coin perdu loin de toute connexion Ă internet, dont je ne peux dĂ©finitivement pas me passer pendant plus d’une paire de jours.
Internet n’a jamais reprĂ©sentĂ© une quelconque contrainte pour moi, reste un plaisir et un objet de curiositĂ© et d’Ă©merveillement permanent. Si je blogue moins pendant les vacances, je visite en revanche chaque jour mes sites et blogs habituels, je consulte mon agrĂ©gateur, et je lis mĂŞme mes emails, mĂŞme si moins assidĂ»ment, mais j’y rĂ©ponds très rarement en revanche.
En fait, pendant les vacances, je quitte mes habits d’acteur du web pour en (re)devenir spectateur : je lis, je consulte, mais je n’interagis pas. Concernant la consultation des flux RSS, je m’adonne Ă une veille molle et passive : je n’annote et n’enregistre rien, je me contente de me tenir au courant.
Comme on lit un news magazine, comme on regarde un JT, juste histoire de ne pas bronzer idiot.
En fait, durant les vacances, je fais comme avec le soleil : j’applique au web une sorte de crème Ă fort indice de protection, qui filtre un maximum tout en laissant passer le meilleur.
Que tous ceux qui s’inquiètent de la bonne santĂ© estivale des blogueurs soient rassurĂ©s : nous sommes plus heureux connectĂ©s que loin du web.
