Vendredi 21 novembre 2008

Codeur - Devis de freelances


Affaire Fuzz-Martinez : Fuzz gagne son procès en appel

La Cour d’appel de Paris a rendu son verdict cet après-midi dans dans l’affaire opposant la sociĂ©tĂ© Bloobox.net et le site Fuzz.fr Ă  Monsieur Olivier Martinez : je gagne mon procès en appel contre Olivier Martinez.
La Cour infirme la dĂ©cision de première instance en tous ses points et reconnaĂ®t expressĂ©ment la qualitĂ© d’hĂ©bergeur Ă  la sociĂ©tĂ© Bloobox.net pour les contenus postĂ©s sur le site Fuzz.fr par les internautes, faisant ainsi une stricte application de la LCEN.

Que dire de plus ? Cette dĂ©cision dĂ©montre que la justice française a pris de le temps d’Ă©valuer sereinement la situation et d’en comprendre les enjeux. Et qu’elle les a compris. Cette dĂ©cision est normale, et va dans le sens de l’Ă©volution du web. C’est la dĂ©cision prĂ©cĂ©dente qui n’Ă©tait pas acceptable et c’est la raison pour laquelle j’avais dĂ©cidĂ© de faire appel.

Les éditeurs de sites web collaboratifs vont enfin pouvoir travailler sereinement dans un cadre légal reconnu et clair.

Je remercie chaleureusement tous ceux qui m’ont soutenu dans cet Ă©pisode un peu difficile, et je voudrais adresser un hommage particulier Ă  mon avocat, MaĂ®tre Olivier Iteanu, ainsi qu’Ă  MaĂ®tre SĂ©golène RouillĂ©-Mirza, qui ont su dĂ©montrer sans dĂ©tours que la condamnation en première instance n’Ă©tait pas justifiĂ©e, travaillant d’arrache-pied durant ces derniers mois pour monter un dossier en bĂ©ton armĂ©, mais faisant Ă©galement appel au bon sens, tout simplement.

Cela Ă©tant, n’oublions pas que Wikio est toujours en attente du jugement dans l’affaire qui l’oppose Ă  Olivier Dahan : espĂ©rons de tout cĹ“ur qu’Ă  la lumière de cette jurisprudence, l’issue lui soit Ă©galement favorable.

J’expliquerai dans un prochain billet ce que je compte faire avec le (modeste) produit de la vente des tee-shirts Fuzz. Ceux qui m’ont traĂ®nĂ© dans la boue Ă  ce sujet vont avaler leur chapeau…

Je ne m’Ă©tendrai pas davantage sur le sujet aujourd’hui, je laisse les experts dĂ©battre entre eux, car pour ma part j’ai bien plus important Ă  faire : aller acheter quelques bouteilles de Champagne, le temps de les mettre au frais, tout ça. La vache, si je pouvais, je paierais bien une coupe Ă  tout l’internet français ce soir !

Afin de ne pas repartir dans une discussion sans fin et Ă©viter les dĂ©rives, puisque pour moi l’affaire est close et que je souhaite vraiment tourner la page, vous comprendrez que je n’ouvre pas les commentaires sur ce billet. Faut avoir le triomphe modeste, mĂŞme quand on a la grosse tĂŞte :-)

Cheers !


Lundi 25 août 2008


Pattern Tap, classeur collaboratif pour webdesigners

Le webdesigner est, comme tous les crĂ©atifs, un ĂŞtre en quĂŞte permanente de perfection esthĂ©tique, et donc d’inspiration.

Sauf s’il est un gĂ©nie absolu sorti de nulle part, il consacre par consĂ©quent beaucoup de son prĂ©cieux temps Ă  surfer sur le web Ă  la recherche d’idĂ©es qui l’aideront Ă  concevoir son prochain projet. Pour cela, Smashing Magazine, CSS Beauty et autres CSS Zen Garden, entre autres, sont ses bibles.

Pattern Tap

Pattern Tap est un peu tout cela Ă  la fois, avec en plus de très astucieuses fonctions sociales et d’organisation qui pourraient rendre ce site très rapidement indispensable. En fait, Pattern Tap reprend quelques-unes des fonctions basiques que l’on connait habituellement dans les rĂ©seaux sociaux, pour les appliquer Ă  l’inspiration dans le webdesign.

Avec Pattern Tap, vous pouvez :

  • sĂ©lectionner une collection thĂ©matique parmi les 46 proposĂ©es par le site, selon vos goĂ»ts, comme par exemple les fonds de pages, les pages d’erreur 404, les bordures, etc…
  • suivre une collection via RSS mais Ă©galement en l’ajoutant dans votre classeur
  • crĂ©er votre propre set de designs favoris, et le partager avec les autres membres du site, qui peuvent Ă  leur tour vous suivre en s’abonnant Ă  vos sets
  • suivre les sets des autres, par rĂ©cence ou par popularitĂ©, et naviguer par tags parmi les collections

Pattern Tap repose sur une idée simple, très bien réalisée, qui apporte une réelle valeur ajoutée pour les webdesigners.  Il ne manque à ce service que deux fonctions : la possibilité de commenter, et un moteur de recherche (pour les membres, les sets et les collections).


Mercredi 30 juillet 2008


Fuzz reloaded

Après 4 mois et demi d’indisponibilitĂ© et quelques jours de mise en place, j’ai relancĂ© Fuzz le week-end dernier sans rien dire Ă  personne, comme ça, un peu sur un coup de tĂŞte.

Il s’agit d’une toute nouvelle version, conforme Ă  ce que je souhaitais depuis pas mal de temps, Ă  savoir un retour aux sources : une interface minimaliste, sans gadgets, très Ă©purĂ©e et (normalement) très rapide.

La thĂ©matique est dĂ©libĂ©rĂ©ment resserrĂ©e autour des nouvelles technologies, du web et de l’environnement geek, en tout cas pour le moment. Plus de rubrique people, donc :-)

Fuzz

Nous avons dĂ©veloppĂ© une nouvelle version en interne avec un algorithme assez original, mais faute de temps et de ressources actuellement, j’ai mis ce dĂ©veloppement de cĂ´tĂ© et pour cette version - qui sera probablement une version transitoire - j’ai utilisĂ© et customisĂ© un script existant, peu connu mais très efficace : PHPDug. Ce choix est simple et me permet de tester un peu un autre fonctionnement de Digg-like, qui correspondait parfaitement Ă  mon aspiration du moment. Notre version sera probablement publiĂ©e ultĂ©rieurement, sauf si celle-ci, après quelques modifications Ă  venir, donne satisfaction.

Je souhaitais un site qui fasse la part belle aux news qui y sont postĂ©es, et si possible une place de choix aux blogs et particulièrement Ă  ceux qui sont peu connus mais pertinents. Afin de les valoriser, le titre des news est un lien direct qui pointe sur l’original. Pas de dĂ©tour, plus de frame. D’ailleurs, dans la version dĂ©veloppĂ©e en interne, nous avons mĂŞme supprimĂ© les commentaires : le compteur de commentaires affiche le nombre de commentaires de la news source, et un clic sur celui-ci envoie directement sur le champ de commentaires de la source.

Attention, le script est encore buggĂ©, notamment sous Internet Explorer, avec des problèmes sur le vote et l’affichage (et un captcha horrible) , mais il fonctionne correctement sous Firefox, Safari et Opera.

Maintenant, très honnĂŞtement, je n’ai aucune idĂ©e de ce que je ferai dans l’avenir avec Fuzz, qui reste un projet pour le moment fragile et en sursis, et tout dĂ©pendra des paramètres suivants :

  • le comportement des utilisateurs : si les conditions gĂ©nĂ©rales d’utilisation (qui existaient dĂ©jĂ  en l’Ă©tat dans la version prĂ©cĂ©dente) ne sont pas respectĂ©es, si quelqu’un s’amuse Ă  poster une news hors-sujet ou illicite, je fermerai de nouveau immĂ©diatement le site
  • le trafic : l’objectif est d’atteindre Ă  minima l’audience dont bĂ©nĂ©ficiait Fuzz dans sa meilleure pĂ©riode, Ă  savoir entre 3000 et 5000 visiteurs par jour. En-dessous de ces chiffres, je me poserai sĂ©rieusement la question de poursuivre, car mĂŞme si Fuzz est un site qui normalement fonctionne tout seul, c’est en fait beaucoup de travail de monitoring et une vigilance permanente. Il faut par consĂ©quent que le trafic justifie cette exigence de disponibilitĂ©
  • le rĂ©sultat du jugement d’appel qui sera prononcĂ© en octobre prochain : il est Ă©vident que si je perds en appel (ce que je ne peux pas imaginer), je fermerai dĂ©finitivement Fuzz.

Enfin, pourquoi je relance Fuzz maintenant ?
Tout simplement parce-que j’avais envie de le faire, sans trop me poser de question, et que j’avais envie de voir revivre ce site qui reste un projet perso qui me tient Ă  coeur, sans autre arrière-pensĂ©e.
J’ai dĂ©jĂ  eu l’occasion de le dire : je pense que de ce cĂ´tĂ©-ci de l’Atlantique, le meilleur des Digg-like ne connaĂ®tra jamais le dixième du succès du modèle original, mais ce n’est pas une raison pour renoncer. C’est un format intĂ©ressant, qui a un certain potentiel, et ma frustration Ă©tait trop grande de ne pas participer au (modeste) festin, sans pour autant que ce soit stratĂ©gique dans l’ensemble de mes activitĂ©s internet.

Dernière prĂ©cision : ceux qui connaissent Mixx trouveront peut-ĂŞtre un air de ressemblance avec le haut de page de Fuzz. C’est volontaire et involontaire : j’aime beaucoup le design de Mixx, et il se trouve que la bannière du template utilisĂ© par PHPDugg ressemblait Ă  la tĂŞtière de Mixx. D’autre part le code couleur de Fuzz a toujours Ă©tĂ© Ă  dominante rouge. La conjonction de ces Ă©lĂ©ments donne un haut de page ressemblant, que j’asume, parce-qu’il ne faut pas se priver de ses prĂ©fĂ©rences au prĂ©texte qu’elles existent ailleurs ;-)

MISE A JOUR : je ferme Fuzz pendant quelques heures, le temps de migrer vers une version plus complète, retour dans la soirée.

MISE A JOUR 2 : comme vous avez pu le voir, j’ai finalement migrĂ© Ă  la hâte le site sous Pligg, beaucoup plus complet et fiable dans sa dernière version, mĂŞme si celle-ci comporte encore de nombreux bugs agaçants indĂ©crottablement prĂ©sents depuis la première version (notamment au niveau des redirections et des urls optimisĂ©es). PHPDug Ă©tait un bon script mais il souffre d’un support totalement inexistant et de nombreuses lacunes, notamment dans son admin, chose dont je me suis vite aperçu aujourd’hui après un rush (plus de 2000 visiteurs en une demi-journĂ©e et 200 inscrits… qui devront se rĂ©inscrire, dĂ©solĂ©).
Autre bug dans Pligg non rĂ©solu pour le moment : pour une raison encore inconnue, les catĂ©gories refusent de fonctionner, sur le site mais Ă©galement dans les flux RSS. Ce qui est pĂ©nible c’est que ces bugs sont rĂ©currents et font l’objet d’innombrables discussions dans le forum Pligg, sans que l’Ă©quipe de dĂ©veloppement ne semble juger utile de se pencher vraiment sur leur correction. La prise en charge des caractères spĂ©ciaux semble dĂ©finitivement ne pas ĂŞtre le souci numĂ©ro 1 des auteurs de Pligg, un complot anti non-anglophones probablement :-)


Jeudi 26 juin 2008


Partagez votre bibliothèque avec Colivri

Voici une sorte d’OVNI fondĂ© sur une idĂ©e simple mais lumineuse, qui pourrait parfaitement figurer dans la rubrique Bienvenue dans la vraie vie avec le Web 2.0, malgrĂ© son apparence d’une austĂ©ritĂ© Ă  la limite de l’Ă©sotĂ©rique.

Imaginé et conçu par un développeur-littéraire (!), Colivri est un site qui vous permet de publier la liste des bouquins qui figurent sur vos étagères et de les proposer au prêt aux autres membres.
A l’aide d’une interface minimaliste mais très finement conçue Ă  base d’Ajax, vous ĂŞtes invitĂ© Ă  saisir les rĂ©fĂ©rences de vos livres en indiquant uniquement leur numĂ©ro ISBN. Une fois la manipulation effectuĂ©e, le site fouille sa base de donnĂ©es et remplit les autres champs Ă  votre place : votre bouquin vient remplir la liste des Ĺ“uvres dĂ©jĂ  prĂ©sentes avec les bonnes rĂ©fĂ©rences (titre, auteur, nationalitĂ©). Lire le reste de cet article »


Mercredi 25 juin 2008


Révision de la LCEN : appel au peuple

Les rapporteurs de la Loi pour la Confiance dans l’Economie NumĂ©rique (LCEN) travaillent actuellement sur une rĂ©vision de celle-ci, conscients - notamment Ă  la lumière de l’affaire Fuzz-Martinez - que celle-ci a montrĂ© clairement ses limites en matière d’encadrement du web 2.0, des sites collaboratifs et des technologies de syndication (RSS…).

Le dĂ©putĂ© Jean Dionis du SĂ©jour, en charge du dossier, semble avoir tenu compte des diffĂ©rents entretiens qu’il a pu avoir avec les acteurs de l’affaire (dont votre serviteur) et propose des modifications Ă  la loi qui vont clairement dans le sens d’une meilleure prise en compte des spĂ©cificitĂ©s du nouveau web.

Loin de moi l’idĂ©e (et l’envie) de relancer un Ă©nième dĂ©bat sur la question car tout a Ă©tĂ© dit et redit mille fois, mais si toutefois vous vous sentez concernĂ©s par le devenir du web collaboratif et que ma condamnation dans l’affaire Fuzz vous a lĂ©gèrement Ă©nervĂ©s, c’est le moment de le faire savoir et de faire des propositions : le gouvernement lance une consultation publique en vue de faire Ă©voluer la LCEN.

Je n’ai aucune idĂ©e de ce que valent ce type de consultations mais Ă©tant d’un naturel plutĂ´t optimiste et ayant quand mĂŞme une certaine foi dans les intentions du personnel politique de ce pays, je me dis qu’elles doivent bien servir Ă  quelque-chose.

La consultation est au format PDF, vous pouvez aussi la télécharger directement en faisant un clic droit ici (enregistrer la cible du lien sous).


Vendredi 13 juin 2008


Marquer son territoire et faire prospérer les réseaux sociaux sur du vent

Les rĂ©seaux sociaux, mashups Ă  base de Twitter, ou autres Facebook-like fleurissent Ă  un rythme qui m’Ă©voque parfois l’Ă©closion de nouveaux groupes Ă  chaque nouvelle vague musicale, de Londres Ă  Seattle (Kurt si tu m’entends…).
Quand ce n’est pas FriendFeed, c’est Plurk (Cobain ?), quand ce n’est pas machin c’est bidule, bref, pas une semaine ne passe sans sa nouvelle hype sensationnelle.

Plurk

Sans porter de jugement de valeur sur tous ces nouveaux services, je constate que ces derniers bĂ©nĂ©ficient d’un effet qui va au-delĂ  du buzz qu’ils gĂ©nèrent : l’effet marquage de territoire.
L’effet quoi ?
Ok, partez pas tout de suite, j’explique : quand vous passez une bonne partie de vos journĂ©es sur le web, nous sommes d’accord pour dire que celui-ci devient votre espace social, celui oĂą vous rencontrez des gens, oĂą vous Ă©changez des informations, oĂą vous passez du bon temps, oĂą vous travaillez. Bref, l’espace oĂą vous soignez aussi votre rĂ©putation, et oĂą vous essayez de contrĂ´ler tant bien que mal votre identitĂ© numĂ©rique.

Or tenter de garder le contrĂ´le suppose aussi une contrainte qui vous ferait presque flirter avec le don d’ubiquitĂ© : ĂŞtre sinon partout Ă  la fois, du moins lĂ  oĂą il est important d’ĂŞtre.
Ou plutĂ´t d’ĂŞtre vu.
Donc de marquer son territoire. Voui, comme le chat qui… Enfin vous m’avez compris.
ConsĂ©quence, vous n’en avez rien Ă  secouer de Plurk ou de FriendFeed mais vous n’avez pas le choix : vous DEVEZ y ĂŞtre. Parce-que vous ĂŞtes un Homo Internetus II très aware et qu’il n’est pas question :
1) de rater un truc important qui sera peut-ĂŞtre le Google de demain
2) de laisser penser que vous n’ĂŞtes pas au courant de l’existence du truc en question et de passer dĂ©finitivement pour un has been
3) de laisser toute la place aux copaings
Du coup, tel le proverbial greffier Ă  poils ras, dès qu’un nouveau service ouvre, hop vous levez la papatte et vous faites pipi un petit coup dessus pour y montrer qui c’est Raoul et pas vous faire piquer la place, des fois que non mais.
Enfin quand je dis vous, c’est une façon de parler : je fais pareil bien sĂ»r.
Car, outre l’effet de mode, marquer son territoire devient crucial aussi pour une raison juste un peu plus sĂ©rieuse : Ă©viter qu’un petit malin ne s’enregistre Ă  votre place en vous piquant votre pseudo et abuse des tiers en usurpant votre identitĂ©.

Et c’est ainsi que les crĂ©ateurs de nouveaux services 2.0 (dĂ©solĂ© je n’arrive pas Ă  trouver d’autre dĂ©nomination) font florès et peuvent se targuer d’enregistrer dans leurs bases des milliers de nouveaux membres chaque jour.
Des membres, donc. Pas des utilisateurs. Nan nan.
Des membres qui sont venus une fois pour voir Ă  quoi ressemblait le bazar, qui s’y sont donc inscrits, qui ont fait acte de prĂ©sence.
Et qui ne reviendront jamais.
Comme le chat qui… Enfin vous m’avez compris.
Je vous laisse, il faut que j’aille m’inscrire. Sur Plurk. Ou ailleurs.
S’il n’est pas trop tard…


Mardi 27 mai 2008


Ecomeo, petites astuces au quotidien pour réduire son empreinte écologique

L’écologie et la préservation de l’environnement sont faits de grands principes idéologiques (ce n’est pas péjoratif) mais aussi des fameux petits gestes quotidiens qui, multipliés par des centaines de millions d’individus, peuvent contribuer à améliorer le sort annoncé funeste de la planète.
Partant de ce constat, et du fait - plus terre-à-terre - que nous sommes tous d’abord concernés par notre portefeuille, les auteurs d’Ecomeo ont décidé de faire rimer écologie avec économies en mettant en oeuvre une idée toute simple : faire partager ses petits trucs à tout le monde et ainsi faire ensemble un gros geste pour la nature et préserver au maximum les ressources de notre planète.

ecomeo

Le site, encore tout chaud sorti des presses et pas tout à fait terminé, est un espace communautaire d’échanges de bons procédés fondés sur les conseils générés par les utilisateurs : vous accédez directement aux derniers conseils proposés par les membres, et aux meilleurs conseils en fonction des notes attribuées.
Chaque membre a sa fiche statistique et chaque conseil est présenté sous forme de tableau synoptique indiquant ses avantages, ses inconvénients, et les économies potentielles réalisées par l’astuce proposée.
Chaque astuce peut être également commentée et son taux d’utilisation évalué par chaque membre. Exemple : j’utilise à fond le truc du recyclage de l’eau de lavage de la salade pour arroser mes fleurs (c’est un exemple hein, parce-que en vrai je ne le fais pas).
Le design du site est frais, simple et agréable. Au chapitre des interrogations, je ne suis pas convaincu de la pertinence de l’affichage du navigateur et du système d’exploitation utilisé par chaque membre dans ce contexte.
Enfin le site propose plusieurs fils RSS pour suivre les conseils avisés des écologistes en herbe, par thème et par membre.
Les recettes de Madame Michu, nouvel eldorado de l’écologie et du web 2.0 réunis ?


Jeudi 22 mai 2008


Les bonnes idées du nouveau système de commentaires de Digg

Digg continue à évoluer tranquillement et vient d’apporter quelques modifications à son système de commentaires en ajoutant des fonctions qui permettent de mieux filtrer les discussions.

Digg comments

Outre une retouche graphique cosmétique, les nouveautés sont les suivantes :

Présentation
- Le script de traitement des commentaires a été allégé et permet un chargement plus rapide, notamment en n’affichant que les commentaires de premier niveau de chaque discussion.
- Une transparence accrue : au lieu d’afficher le nombre total de votes pour chaque commentaire, on peut maintenant voir le nombre de votes positifs et négatifs.

Filtrage
- la sélection de l’affichage des commentaires selon trois filtres principaux : seulement mes commentaires, seulement ceux de mes amis, tous les commentaires
- un nouveau critère de filtrage nomme "controversial" qui permet d’afficher les discussions qui ont généré les notations les plus divergentes de la part des utilisateurs.
- possibilité de répondre directement à un commentaire particulier en cliquant sur un simple lien "reply"

Publication
- Changement de vote. Vous pouvez maintenant changer votre vote pour chaque commentaire sans limite.
- Temps d’édition augmenté : vous disposez maintenant de cinq minutes pour modifier ou supprimer votre commentaire. Le champ de commentaire s’agrandit automatiquement au fur et à mesure que vous rédigez.

Préférences
- Quand vous êtes identifié en temps que membre, vous pouvez choisir combien de discussions s’affichent par défaut et si celles-ci doivent être dépliées ou repliées.

Les équipes de Digg ont depuis de début apporté un soin tout particulier au traitement des discussions qui, outre le célèbre système de vote désormais repris par des milliers de sites, sont l’un des points forts incontestables du site. L’innovation dans la gestion des commentaires est aussi l’une des marques de fabrique de Digg et les bonnes idées sont souvent au rendez-vous.
Cependant, même si pour le moment le dosage entre fonctionnalités et simplicité reste favorable et semble convenir aux utilisateurs, attention cependant à ne pas trop compliquer les système, ce qui pourrait devenir contre-productif et enlever une certaine spontanéité aux commentaires.
Cela étant dit, si les éditeurs de scripts de blogs voulaient bien prendre en compte certaines de ces innovations pour les proposer nativement dans leurs plate-formes, je crois que personne ne s’en plaindrait…


Mercredi 21 mai 2008


Le YouTube de l’Ă©tĂ©

Etes-vous YouTube-compatible ?
La question ne se pose pas en fait car de toute façon vous n’avez plus le choix : vous finirez sur YouTube, que vous le vouliez ou non.
Pour peu qu’une caméra ou n’importe-quel enregistreur vidéo traîne dans le coin, bien sûr.
JVC YoutubeLes fabricants de téléphones mobiles et autres camescopes l’ont bien compris et surfent sur la déferlante en proposant les uns après les autres des produits qui vous permettent non seulement de filmer le plus facilement du monde mais surtout d’envoyer tout aussi facilement vos oeuvres sur Youtube d’un seul clic.
Outre le Youtube-phone sorti il y a quelques mois, ce ne sont pas moins de 4 nouveaux produits arrivés récemment sur le marché qui embarquent une fonction de shoot-and-publish (je viens de l’inventer) dédiée à la publication simplifiée de vidéos directement sur YouTube.
Ce n’est plus une coïncidence, c’est une tendance. Inventaire.

  • le Creative Vado, mini-camescope ultra-plat capable d’enregistrer jusqu’à 2 heures de vidéo dans une résolution de 640×480 pixels.
  • le Flip Video, une merveille de jouet pour vidéaste, aussi simple à utiliser qu’un stylo Bic, quoique un peu plus cher que le précédent Vado pour des caractéristiques finalement assez similaires.
  • le JVC GZ-MS100 Video Camcorder, un (vrai) camescope (disponible en Juin), un peu plus encombrant mais toujours très économique (350 Dollars) qui est à ma connaissance le premier appareil brandé Youtube puisqu’il arbore fièrement le logo du célèbre site de partage vidéo sur son flanc.
  • le nouveau mobile LG Secret, présenté officiellement pas plus tard qu’hier soir à un parterre de blogueurs (dont votre serviteur), qui embarque une fonction de publication directe sur Youtube.

Que faut-il en conclure ?

  • en s’associant avec des constructeurs et leur clientèle captive, YouTube a trouvé un autre bon moyen de renforcer son hégémonie sur le marché du partage vidéo
  • YouTube est le premier site communautaire (ou réseau social vidéo ou service Web 2.0, comme vous voudrez) qui jette une passerelle entre virtuel et réel, autrement dit, le premier service web pour lequel il existe maintenant une gamme d’appareils dédiés
  • le mobile avec fonction Youtube présente un avantage considérable par rapport aux camescopes : il vous permet de publier vos vidéos instantanément, sans avoir à être relié à un ordinateur. A quand un Vado ou un Flip doté d’une puce Wi-Fi et d’un serveur web embarqué permettant vraiment de publier de n’importe-où ?

A l’image d’Amazon et son Kindle, ou, dans un autre registre, du widget météo Yahoo pour l’iPhone, cette interaction directe entre web et hardware va-t-elle se généraliser, offrant au passage à une palette de services une possible solution de monétisation inattendue ?
Outre le Google Phone, outre la SqueezeBox, outre le Chumby, verrons-nous arriver des appareils nomades dédiés à une fonction ?
Imaginons un peu ce que pourrait être un Google Docs device, une Netvibes Tablet ou encore un Deezer Player, le tout à moins de 100 Euros…
Alors cette widgetisation dans la vie réelle, délire de geek, ou vrai marché ?


Lundi 19 mai 2008


Le web 2.0 pas si fragile que ça ?

Que reste-t-il de nos amours ?
Je veux dire, que reste-t-il des nombreux sites estampillés Web 2.0 qui ont été chroniqués, testés ou décrits ici au cours de ces trois dernières années, soit en substance depuis l’invention du label 2.0 ?
L’idée générale consiste à dire que sur la logorrhée d’applications 2.0 qui ont investi la toile depuis 2005, une grande partie de celles-ci ne valent pas tripette et brassent surtout du vent plutôt que du chiffre d’affaire.
C’est certainement vrai, mais est-ce une raison pour les ignorer ou douter de leur pérennité ? N’est-ce justement pas l’une des caractéristiques de l’internet de permettre à chacun de tenter sa chance à moindres frais sur un simple pari ou une idée originale ?
Et d’ailleurs, en matière de créativité et de business, qui peut juger à l’avance de la pertinence d’une idée ?

Afin d’en avoir le coeur net, j’ai repris un échantillon représentatif d’une centaine de sites présentés ici dans les rubriques Ajax, Web 2.0 et Réseaux sociaux et j’ai tout simplement vérifié s’ils existaient encore sous leur forme initiale, de quelle façon ils avaient évolué ou s’ils avaient mis la clé sous la toile.
Le résultat est édifiant et plutôt positif : seule une douzaine de sites semblent assez mal en point, inaccessibles au moment où j’écris ces lignes ou ont purement et simplement disparu.

Ils ont fermé ou sont actuellement inaccessibles :
http://www.kiko.com
http://fr.citizenbay.com/
http://2view.org/
http://www.spotplex.com/

Ils ont changé d’objet ou leur nom de domaine a été vendu :
http://www.bloxpress.org/
http://www.convea.com/

Ils ne semblent pas très en forme :
http://fr.zewol.net/
http://spotback.com/
http://www.listible.com/
http://www.aeromen.com/
http://www.skilltoo.com/index.php
http://www.debitcredit.fr

Ils sont en vente :
http://www.speedyfeed.com/

Que pouvons-nous en déduire ?
Même si cette petite étude n’a aucune valeur statistique (il aurait fallu tester tous les sites chroniqués par Techcrunch pour avoir une vraie vue d’ensemble), elle est cependant révélatrice de quelques symptômes :

  • les services web 2.0 ne sont peut-être pas le feu de paille annoncé
  • leur maintenance est peu coûteuse en temps, en hommes et en structure technique (je ne parle pas de Youtube bien sûr), et ils sont souvent la création d’une seule personne
  • même si tous sont loin d’être des blockbusters, certains ont trouvé (et prouvé) leur pertinence et leur utilité et bénéficient d’une audience fidèle

Maintenant, je ne confonds pas services Web et start-ups : la plupart des sites décrits n’ont pas vraiment de modèle économique et ne génèrent aucun chiffre d’affaire.
Je n’ignore pas non plus que certains (sur)vivent artificiellement sous la tente à oxygène des fonds investis par ces capitaux-risqueurs et continuent à brûler du cash en attendant le jour fatidique ou les vannes seront coupées.
Mais ils auront peut-être atteint d’autres objectifs, aussi indirects qu’inattendus, comme par exemple apporter une visibilité et une notoriété à leurs auteurs. Effets collatéraux sur lesquels les meilleurs auront su capitaliser pour faire fructifier d’autres compétences.
Une sorte de longue traîne parallèle : vu comme ça, le web 2.0 a encore de beaux jours devant lui…


Tiens, un avion.

J'aime le web, et accessoirement, j'en vis . Je livre ici mon point de vue de "professionnel de la profession" sur les infos - utiles ou futiles - que je glane au fil de mes rencontres sur la toile (et dans la vraie vie). Certains billets sont parfois un peu techniques mais j'essaie de faire en sorte que la plupart d'entre vous puisse y trouver un intérêt.

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