À l’occasion d’un voyage de presse à Londres, j’ai eu l’occasion de visiter et rencontrer des entreprises de la Tech City.

Pour ceux qui ne connaissent pas Tech City, il s’agit d’un quartier situé dans l’Est londonien qui abrite de nombreuses entreprises de haute technologie : des start-ups aux géants tels que Cisco, Intel, Amazon et Google, en passant par les investisseurs, incubateurs et autres espaces de co-working et sans oublier les universités. Au lancement de cette initiative en novembre 2010 par David Cameron, le premier ministre britannique, il n’y avait qu’environ 200 entreprises numériques dans l’Est de Londres, aujourd’hui elles sont plus de 1 200 dans ce même quartier !

Londres, terre d’accueil pour les start-ups

La Silicon Valley dans la baie de San Francisco est un modèle dans le monde entier et les capitales européennes tentent de s’inspirer de cet écosystème avec plus ou moins de succès. Londres est certainement la ville la plus crédible pour devenir la Silicon Valley européenne. Il faut dire que la ville et le gouvernement font tout pour aider les jeunes pousses à s’installer et à se développer, et ça ne se résume pas à des avantages fiscaux.

techcity london yammer office Tech City : la Silicon Valley londonienne ?

Les locaux de Yammer à Londres

La visite commence chez Yammer, le réseau social d’entreprise. Rachetée en juin dernier par Microsoft pour 1.2 milliard de dollars, la société compte près de 90 employés à Londres dans de magnifiques bureaux repartis sur quelques étages. Depuis son lancement en 2008, le réseau social est devenu grand car il compte aujourd’hui plus de 7 millions d’utilisateurs actifs dans le monde et compte 85% des entreprises du classement « Fortune 500″ parmi ses clients. Il est intéressant de constater que Microsoft souhaite garder Yammer tel quel, à l’instar de Skype qui reste un produit à part entière mais maintenant relié aux services de la firme (comme Office 365). Il faut noter que des développeurs sont présents dans ces bureaux londoniens et ces derniers font d’ailleurs deux mises à jour par semaine.

Ensuite, la visite se poursuit à Google Campus. C’est concrètement un espace de travail sur plusieurs étages à disposition des entrepreneurs. Ce lieu est extrêmement pratique pour travailler ou organiser des réunions tout en profitant de la connexion haut débit et d’un bon café. Tout type d’activités et d’événements y sont régulièrement organisés par la communauté : sessions de tutorat ou de networking. Il suffit par exemple de s’inscrire gratuitement sur le site du Campus pour accéder à un espace de travail et à une connexion gratuite. C’est un peu le café pour les start-ups en version moderne.

techcity london google campus Tech City : la Silicon Valley londonienne ?

L’entrée du Google Campus

À quelques pas du Campus, Central working met à disposition à des sociétés et à des prix assez attractifs des bureaux mais aussi tous les services qui y sont liés : connexion haut débit, imprimante et scanner, et conseils en tout genre. C’est idéal pour travailler et aussi rencontrer des gens. Encore un lieu parfait pour les jeunes pousses (mais pas seulement).

Mais il y a aussi des incubateurs, à l’image de White Bear Yard qui accompagne des entreprises comme GoSquared, Mendeley ou encore OpenSignal. Enfin, la visite se termine chez NUJI, une plateforme sociale à suivre qui se base sur les centres d’intérêt et compte déjà plus de 40 000 boutiques.

La ville de Londres et le gouvernement, par le biais d’UKTI, ont réussi à créer avec Tech City un écosystème très prometteur avec des acteurs majeurs, des infrastructures, et des conseils et autres accompagnements. En France, je trouve qu’on est encore en retard, et je ne parle pas de fiscalité mais de mentalité et parfois d’infrastructures (je pense aux rares entreprises qui investissent dans le confort, à la Google ou Yammer, et aux espaces de co-working qui ne sont pas trop développés dans l’hexagone).