Test : Child of Light

Très attendu pour son style graphique et son univers onirique, Child of Light déboule sur consoles de salon et PC. Le dernier né d’Ubisoft Montréal a-t-il réussi son pari consistant à mélanger conte de fée, dialogues en vers et J-RPG ? Réponse dans notre test.

Combien de titres se sont-ils essayés aux dialogues en vers et au style aquarelle ? Ils sont également peu nombreux à mettre en scène une jeune héroïne aidée d’une luciole ou encore d’arlequins.

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Le pari était donc osé pour un jeu annoncé comme une oeuvre artistique plus encore qu’un jeu vidéo.

Atmosphère, atmosphère…

Pour ce faire, Ubisoft a tout d’abord fait appel à Béatrice Martin connue sous le nom Coeur de Pirate. L’artiste canadienne a ciselé les mélodies de Child of Light qui ont été jouées par l’Orchestre Symphonique de Bratislava : tantôt exaltantes, tantôt mélancoliques, elles contribuent énormément à l’ambiance du jeu et accompagnent le joueur durant toute cette quête initiatique.

Mais Child of Light, c’est aussi une patte graphique incroyable avec de sublimes aquarelles pour toiles de fond. Chaque tableau est différent et détaillé : un vrai régal pour les yeux. Notons que pour accompagner la sortie du jeu et souligner son ambition artistique, Ubisoft a fait appel à Yoshitaka Amano (largement connu pour son oeuvre prolifique et singulière, et notamment pour la série des Final Fantasy) pour créer un poster qui accompagne l’édition collector du jeu. On peut également penser qu’il a joué un rôle dans la direction artistique du jeu.

Au final, le jeu en 2D animé par le moteur UbiArt Framework flatte indéniablement la rétine.

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Un J-RPG accessible

En 1895, la jeune Aurora, princesse d’Autriche élevée par son père, meurt avant de s’éveiller en un lieu étrange baptisé Royaume de Lemuria privé de ses trois sources de lumière. Elle décide alors de rentrer chez elle mais va également tenter de sauver les habitants en récupérant le Soleil, la Lune et les Étoiles, tout en affrontant la mystérieuse Reine Noire. Un conte de fée qui prend corps avec cette histoire et ces personnages : Aurora accompagnée d’une luciole dénommée Igniculus avant que d’autres compagnons ne viennent l’épauler (les arlequins Rubella et Tristis, Noah, soeur d’Aurora, la souris Robert, le guerrier Óengus…). Tout est fait (jusqu’aux dialogues en vers) pour vous plonger dans cet univers onirique.

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On évolue dans un jeu en 2D épaulé par une luciole qui joue souvent le rôle de lampe (en appuyant sur LT) mais permet aussi de ralentir les ennemis durant les combats et de collecter d’autres lucioles en touchant des plantes lumineuses (qui permettent de recharger la jauge d’Igniculus) qui génèrent à leur tour d’autres lucioles (qui permettent, elles, de régénérer la santé et la magie).

On acquiert des compétences au gré d’un arbre d’évolution à multiples embranchements. On peut également fixer des Oculi (pierres précieuses) sur l’équipement afin d’améliorer les statistiques du personnage.

Des petits puzzles plutôt simples agrémentent le jeu (certains faisant penser à ce qu’on trouve dans Limbo pour trouver et accéder à des passages secrets). Mais Aurora va rapidement acquérir des ailes magiques qui vont lui permettre d’évoluer sans contrainte dans les airs. Le jeu passe alors à un style plus ouvert.

Enfin, il y a les combats qui sont plutôt simples à gérer. Il n’en reste pas moins intéressants puisqu’on va associer les différents compagnons dans ces rixes. Si vous êtes un tant soit peu familier avec les J-RPG, on ne saura que trop vous conseiller de jouer en mode Difficile pour plus de challenge durant les combats.

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Child of Light remplit sa mission d’amener le joueur dans son univers singulier même si on aurait aimé plus de challenge et de rebondissements.

Comptez une douzaine d’heures pour boucler Child of Light. C’est assez conséquent pour un jeu proposé à 14.99€ sur le Xbox Live (pour Xbox 360 et Xbox One (testé ici sur cette plate-forme)), le PlayStation Network (pour PS3 et PS4), l’eShop de Nintendo pour la Wii U et sur plates-formes digitales pour PC. Une version collector physique est également proposée au tarif de 19.99€.

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Un commentaire

  1. Merci pour ce test. Dommage qu’ils ne le proposent pas sur PS Vita, je le prenais direct

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