Test de Dead Rising 3 sur Xbox One

La Xbox One se dote d’un beat’em all apocalyptique pour son lancement. Incontournable ?

Capcom avait conservé ce 3ème opus de la saga pour accompagner le lancement de la console de Microsoft. Après un succès (autant en terme de critiques que de ventes) en 2006, puis 2010, Dead Rising revient dans la lignée de ces prédécesseurs dans un environnement plus grand, et surtout bien plus peuplé en zombies.

Premières impressions : une histoire prétexte

L’action ne débute pas via un prologue qui vous ferait doucement entrer dans l’univers du jeu. Dead Rising 3 vous plonge instantanément bec et ongles dans un océan de morts-vivants hargneux. Vous passerez les premières minutes sur un autoroute américain, à attraper les premiers objets qui vous tomberont sous la main pour vous en servir d’armes, que ce soit une roue, un tuyau d’échappement, une hache, ou une chaise de jardin.
Vous serez immédiatement frappé par le nombre phénoménal de zombies à l’écran.
Il faut littéralement se frayer un chemin entre les corps en décomposition, tout en espérant ne pas se faire mordre.
Vous comprendrez très vite que le terme beat’em all qui définit le genre du jeu (traduction : frappez-les tous) n’est pas à prendre au sens littéral : il est simplement impossible de tuer l’ensemble des zombies que vous croiserez tant ils seront nombreux.
Le personnage principal, Nick Ramos (mécanicien de profession), arrivera à rejoindre un groupe d’amis survivants avec l’intention de se serrer les coudes pour se sortir de là tous ensemble.
Très vite les personnages se mettront à parler du fait que cela n’aurait pas dû arriver, le « zombrex » était sensé éviter cela. Qu’est-ce que le zombrex ? Aucune explication claire ne vous sera donnée et vous ressentez le poids du « 3 » à la fin du nom du jeu. Il y a clairement un long passé que vous n’arriverez pas à saisir si ce Dead Rising est votre premier.
Est-ce que ce doit être un frein à votre achat du jeu ? Est-ce un point faible ? Clairement non, l’histoire est aussi légère que le scénario du film « Massacre à la tronçonneuse ». Un simple prétexte pour aller d’un point A à un point B avec l’objectif de chercher un moyen de survivre et s’échapper.
Dead Rising 3 mise tout sur le plaisir de jeu… et cela marche.
L’essence du jeu se situe dans votre progression à la force de votre sabre, avant de débusquer une voiture que vous allez pouvoir piloter pour écraser le maximum d’ennemis dans une épopée de rage libératrice. Bref, le défouloir parfait.

L’ambiance

Los Perdidos, votre vaste terrain de jeu, est une ville aux allures de Los Angeles délabrée. Les zombies sont omniprésents, se bousculant en quête de chair fraîche. Dead Rising ne se plie jamais aux classiques du genre, voulant qu’un film/jeu de zombies doit faire peur. Vous aurez peur pour votre vie lorsque vous serez submergé d’assaillants mais vous n’allez pas sursauter à cause d’une scène qui vous prend par surprise.
De même, à l’inverse d’un Resident Evil, vous ne serez jamais à court de munitions ou d’armes. Les fusils à pompe et autres lance-roquettes jonchent le sol de Los Perdidos et il vous suffira de vous baisser pour les utiliser.
Vous verrez des amis mourir, votre personnage montrera des signes de tristesse, mais vous ne ressentirez jamais d’empathie pour eux.
En cause ? Probablement le manque de réalisme assumé du jeu qui veut être avant tout un jeu d’arcade.
Nick Ramos se présente donc comme un guerrier moderne possédant les qualités d’un MacGyver. En effet, usant de ses talents de mécanicien hors-pair, il pourra assembler à peu près n’importe quoi pour s’en servir d’armes ou de véhicules. Des plans sont ainsi éparpillés dans tout Lors Perdidos pour vous permettre de construire des armes combo à la volée.
Encore une fois, ce n’est pas le réalisme qui est recherché mais plutôt le côté fun et amusant. Combinez une machette et un katana pour avoir le Déchiqueteur, une torche et une gemme vous permettront de construire un sabre laser, etc.
De la même manière, combinez une Berline avec un rouleau compresseur pour vous retrouver au volant d’un véhicule un peu bizarre.

Le jeu

Dead Rising 3 ne brille pas particulièrement par ses graphismes qui sont dignes de l’ancienne génération de consoles. Techniquement, Capcom Vancouver s’est concentré sur le nombre d’assaillants présents à l’écran.
Le jeu possède par contre une très bonne durée de vie sans se montrer trop répétitif. En effet, avec de nombreuses missions et objectifs secondaires, ce sont plus de 20 heures qui seront nécessaires pour arriver jusqu’à son terme… et plus de 40 heures si vous souhaitez collectionner l’ensemble des plans d’armes et que vous cherchez à terminer toutes les petites missions.
Aller à la rescousse d’un étranger, lui amener des armes pour se défendre, rechercher les pièces d’un avion pour s’enfuir, autant de petits défis qui vous tiendront la tête hors de l’ennui, tout en vous permettant de mettre une raclée à une dizaine de milliers de zombies (et ce n’est pas une façon de s’exprimer, mon compteur de tués affiche près de 15.000).

Kinect & SmartGlass

A la présentation de la Xbox One et de Dead Rising 3, Microsoft avait immédiatement appuyé sur cette anecdote amusante : vous entrez dans une pièce remplie de zombies qui ne vous ont pas vu, votre téléphone portable se met à sonner (dans la « vraie vie ») et les zombies « l’entendent » et se précipitent vers vous.
Si l’idée était très sympathique, elle s’avérera très gadget. On imagine très bien l’intérêt dans un jeu d’horreur qui jouerait sur la peur… mais dans un univers comme Dead Rising, vous vous en foutez un peu d’être repéré constamment par les zombies.
Il est également possible « d’appeler » les zombies, en parlant à haute-voix pendant que vous jouez, pour les attirer dans un piège… vous le ferez une fois… puis l’occasion ne se représentera pas à vous.

Autre fonctionnalité « innovante » de ce Dead Rising, l’intégration avec l’application smartphone et tablette SmartGlass (disponible sur iOS, Android et Windows 8).
En effet, vous pourrez avoir votre iPad posé devant vous avec la liste des objectifs à réaliser, vous cliquez sur l’un d’eux et le plan apparaîtra avec le chemin à prendre.
Sans être une fonctionnalité indispensable, elle s’avérera plus pratique que le menu classique, vous permettant de continuer sur votre lancée sans devoir le couper d’une pause, pour vérifier votre chemin.

Pour ceux qui ont joué à Dead Rising 1 & 2

Vous ne serez pas dépaysés tant ce nouvel opus reprend les mécaniques qui ont fait le succès de la série. Vous avez évolué dans un supermarché, puis dans un casino, ce Dead Rising voit encore plus grand avec une ville entière. Encore plus d’espace, encore plus de zombies, encore plus d’armes délirantes, … ce jeu est sous le signe du « encore plus » généralisé.
Et malgré l’absence d’évolutions majeures, si vous avez aimé les précédents, vous devriez apprécier la suite.

Pour ceux qui n’ont pas joué à Dead Rising

Vous n’avez pas encore goûté à la joie du défrichage de zombies à la faucille et vous possédez une Xbox One ? Alors ce Dead Rising semble s’imposer comme une évidence. Il s’agit de plus d’une exclusivité de la console.
Il ne justifiera cependant pas à lui seul le choix d’une Xbox One face à une PS4… mais si votre choix va vers Microsoft, alors ce jeu aura sa place dans votre collection.


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