Dead Space 3 est sur les étals depuis le 8 février. Le troisième volet du survival horror développé par Visceral Games n’entame pas de rupture avec la franchise mais la fait évoluer pour notre plus grand plaisir.

Où l’on retrouve l’ingénieur Isaac Clarke qui reprend du service après un second opus fidèle à l’esprit de la franchise mais qui s’écartait toutefois du premier volet.

Dead Space 3 PS3 260x300 Test de Dead Space 3 » sur PS3

Fidèle à la franchise tout en évoluant

Vous incarnez à nouveau Clarke et allez devoir en découdre avec ces satanés nécromorphes et remonter aux sources des monolithes de Dead Space. Tout un programme puisque les monolithes ne sont pas simplement une source d’énergie mais ils sont à aussi l’origine des nécromorphes. Une croyance religieuse leur est également vouée tant leur pouvoir est puissant.

Les éléments des deux premiers opus sont donc toujours présents : le personnage de Clarke plus humain (il parle) depuis Dead Space 2, l’armement, la stase et l’armure si pesante qui le protège (croyez-vous donc) des créatures.

Avec ce volet, se pose la question du genre dans lequel la franchise s’inscrit désormais. Il s’agit bien d’un TPS (Third person shooter) comme les deux premiers jeux mais on s’écarte quelque peu du survival horror. L’ambiance pesante propre aux deux premiers volets est bien toujours présente et la sensation de claustrophobie également. Le personnage a bien gagné en souplesse (il peut faire des roulades et se mettre à couvert) mais, handicapé qu’il est dans ses mouvements par son armure, il conserve une certaine lourdeur, voire lenteur. Elle est bien ressentie par le joueur. Ce n’est pas un point négatif dans le gameplay mais une caractéristique finalement logique et cohérente.

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Armes à foison pour l’armageddon

Il est d’autant plus difficile d’affronter les nécromorphes que ceux-ci sont plus rapides que jamais. On utilisera donc la stase autant faire se peut afin de les ralentir pour les aligner à la sulfateuse. D’armes, il est justement question avec une remise à plat de la gestion des munitions (il n’en existe plus qu’une sorte) et des armes. Vous pouvez maintenant créer sur mesure votre propre pétoire. Pour cela, il faudra passer à l’atelier, une phase plutôt longuette dans le jeu.

La conséquence de tout cela, c’est qu’on trouve plus facilement des munitions. La difficulté à les collecter était pourtant une des caractéristiques de Dead Space (principalement dans le premier) : se retrouver à court de munitions était fréquent et cela vous obligeait à les gérer avec intelligence et parcimonie. Le stress inhérent à la peur de manquer de munitions dans le feu de l’action ajoutait beaucoup à l’angoisse.

Le démembrement chirurgical n’est par ailleurs plus de mise dans Dead Space 3. On y va franco avec sa sulfateuse.

Le jeu débute alors que Clarke est en civil (sans son armure donc). Mais, rassurez-vous, l’ingénieur retourne rapidement dans un univers qui vous est familier si vous avez joué à Dead Space puisqu’on se retrouve dans un vaisseau avant de partir sur la planète glacière Tau Volantis.

Des graphismes grandioses

Tout est soigné dans ce jeu : du design des vaisseaux à l’environnement polaire de la planète. Un véritable plaisir des yeux auquel s’ajoute celui des oreilles puisque le sound design fait mouche.

De surcroît, l’ADN de la franchise est conservé même si le jeu oscille désormais plus vers le TPS classique tel que Lost Planet (pour l’environnement polaire) plutôt que le pur survival horror. Une évolution que semblent d’ailleurs prendre tous les survival horror (le dernier en date étant Resident Evil 6), ce qui est probablement destiné à augmenter la base d’acheteurs potentiels. Rappelons que si le premier volet de Dead Space (il s’agissait d’une nouvelle franchise) avait été très bien accueilli par la critique, le jeu n’avait pas généré des ventes extraordinaires.

On notera la présence de quêtes secondaires qui ont le mérite d’allonger la durée de vie du jeu sans pour autant avoir à acheter de DLC. Les énigmes sont également présentes sous forme de puzzles que vous devrez résoudre. Elles sont parfois détachées de la trame, voire tout simplement incohérentes.

Conclusion

C’est avec un énorme plaisir qu’on enfile à nouveau l’armure caractéristique de Dead Space. Le jeu a ses propres codes faits d’un futur en demi-teinte avec des vaisseaux crasseux et glauques. Si la peur n’est plus vraiment de la partie, la tension est, elle, viscérale (games). Sans conteste, il s’agit du jeu de ce début d’année si tant est que vous ne soyez pas allergique à l’hémoglobine. Dead Space 3, à l’instar des premiers opus, assume en effet son côté gore (la mort de Clarke reste systématiquement un grand moment gore).

Ajoutez à cela qu’il est possible de jouer en coop à deux, le deuxième personnage incarnant John Carver. Une nouvelle possibilité parfaitement réalisée avec des ennemis plus coriaces dans ce mode pour compenser la présence d’un coéquipier.

Dead Space 3 est disponible sur PS3, Xbox 360 et PC, mais malheureusement pas sur Wii U.

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