Test de Forza Motorsport 5 sur Xbox One

Forza Motorsport 5 est le jeu de courses proposé en exclusivité sur Xbox One qui aura accompagné son lancement mondial. Alors que penser de ce Gran Turismo de la console de Microsoft ?

Lorsque vous insérez le disque de Forza dans votre Xbox One (après avoir passé le moment du téléchargement), vous allez être propulsé immédiatement dans une première course. Pas de choix de mode, de circuit, de voiture… le jeu vous catapulte dans une course pour vous donner une idée de l’expérience Forza avec une belle voiture. La première impression est bonne.

Il faut ensuite se lancer dans l’un des nombreux championnats, que ce soit le Compactes sportives ou Grand tourisme, en passant par un championnat Sport, Exotique, Vintage, etc.
Chaque championnat débutera par une petite séquence où le présentateur de l’émission de la BBC Top Gear vous donnera un peu de background historique sur les voitures de la catégorie choisie. Le moment de reluquer ces voitures sous toutes les coutures tout en apprenant de vraies anecdotes.
On se plaît à participer aux championnats qui vous donnent des crédits que vous allez pouvoir utiliser pour acheter de meilleures voitures pour concourir aux championnats suivants. Seul point noir, Forza Motorsport 5 ne compte que 14 circuits et vous vous retrouverez sans cesse à arpenter Laguna Seca, puis Le Mans, puis Sebring, et encore Laguna Seca.

Le plaisir de jeu avant tout

Mais le nerf de la guerre pour un jeu de simulation automobile, c’est sa capacité à vous offrir le maximum de plaisir à la conduite. Et sur ce point, Forza Motorsport 5 est un excellent modèle à suivre.
En général, la source de frustration majeure pour le joueur, c’est le fait de se retrouver face à un niveau de difficulté trop élevé (pilotage complexe, compétiteurs trop bons, …) ou de survoler les championnats en tête sans grand défi. Ce Forza arrive à éviter le découragement ou l’ennui face à ces deux opposés en offrant une personnalisation ultra-fine de la difficulté.
En effet, il est possible avant chaque course de modifier les réglages et désactiver les différentes aides au pilotage telles que l’ABS, passer d’une boîte automatique à une manuelle (voir même ajouter la nécessité d’utiliser l’embrayage), demander un niveau de dégât simulation (et accepter d’abandonner la course pour une casse moteur).


Il faudra réaliser un certain nombre de courses avant d’arriver au réglage le mieux adapté, et il faudra probablement l’affiner au cours des championnats si vous sentez que vous prenez le dessus trop facilement sur vos concurrents.
Deux résultats à ces réglages :
1) Vous gagnez un pourcentage de points bonus supplémentaires si vous désactivez les différentes aides (j’oscille personnellement entre 35 et 40% de bonus).
2) Vous gagnez en plaisir de jeu puisque vous personnalisez l’expérience pour que cela représente un véritable challenge, sans être insurmontable.

Points forts/ Points faibles

Comme souvent avec les premiers jeux d’une nouvelle génération de consoles, ce Forza est loin d’exploiter toute la puissance de la Xbox One et va proposer de beaux graphismes, sans que cela soit époustouflant (on remarque d’ailleurs un peu trop d’aliasing pour une console next-gen).
En réalité, les américains de Turn 10 se sont concentrés sur la modélisation minutieuse des véhicules.
Pour la petite histoire, le studio a dépêché une équipe aux 4 coins du monde pour dénicher certains véhicules rares et les « scanner » pour capturer le maximum de détails.
Malheureusement, pour de meilleures sensations, un bon jeu de simulation automobile se joue de préférence en vue de l’intérieur. Cela signifie que vous allez rarement profiter de la beauté de vos véhicules, excepté dans votre garage ou pendant les quelques secondes qui précédent le départ.

Il faudra aussi noter une très belle gestion de la lumière avec de très convaincants effets d’éblouissement dûs au soleil.
Puisque l’on parle du soleil, il brille toujours sur le monde de Forza Motorsport 5. La nuit ne tombe jamais et vous n’aurez jamais la chance de voir les beaux reflets de lumière dans les rues d’une Prague endormie.
C’était probablement plus « simple » de s’en tenir à la journée. Turn 10 a d’ailleurs fait plusieurs choix en faveur de la simplicité. Outre les 14 circuits dont nous parlions, le public qui assiste aux courses est en 2D. Cela n’a rien de grave puisque vous êtes sensé filer à 150 km/h et incapable de le voir… mais si un accident vous envoie dans le décor, vous ne pourrez que remarquer la pauvreté des détails.
Derniers points faibles, le jeu comporte des temps de chargement de 30 secondes avant chaque course.

Drivatar

Qui dit exclusivité Xbox One, dit aussi volonté de montrer les avantages de la console. Nous arrivons ici sur un terrain que nous avons déjà largement couvert lors de l’E3 2013 : la fin de l’intelligence artificielle.
En effet, pour renouveler sans cesse le plaisir de jeu, le pari de Microsoft était de tuer l’intelligence artificielle des concurrents pour faire entrer des comportements humains dans chaque partie (même offline).
Ainsi, Forza vous avertira du fait qu’il ne vous reste plus que « 2 courses avant de pouvoir synchroniser votre drivatar ». Une fois que la machine a récolté suffisamment de données sur votre manière de conduire, un pilote portant votre nom ira concourir aux quatre coins de la planète.


Il vous fera gagner des points d’après ses succès et continuera d’apprendre constamment lors de vos nouvelles courses. De la même manière, lorsque vous réalisez un championnat en solo, le comportement des concurrents est calqué sur celui d’autres joueurs (si un pilote nommé Vaelentin vous fait mordre la poussière, vous saurez qui remercier).

Conclusion

Cette exclusivité Xbox One est un très bon titre du line-up de lancement de la console. Il pourra satisfaire les joueurs les plus exigeants en terme de simulation, tout en s’adaptant aux joueurs plus novices.
Forza Motorsport 5 est pourtant loin d’être sans défaut avec le faible nombre de circuits qui renforce l’aspect répétitif des championnats.
Le plaisir de conduire est pourtant immédiat et durable… et c’est probablement là le principal, non ?


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