La nouvelle tablette Google Nexus 7 est disponible en France depuis quelques jours. Tient-elle ses promesses et mérite-t-elle son succès naissant ? Réponses dans ce test complet, prise en mains et impressions.

Contrairement à ce qui avait prévalu pour le marché des smartphones, ou les modèles officiellement estampillés « Google », les Nexus, étaient arrivés parmi les premiers sur le marché Android, la première tablette officielle signée Google se sera fait longuement attendre.

Sortie il y a environ deux mois aux USA, la tablette Google Nexus 7 fabriquée par Asus est enfin disponible sur le marché français, en commande en ligne sur la page Google dédiée, mais également dans une sélection de magasins spécialisés, à savoir Darty, Boulanger et Fnac.

Après l’avoir commandé sur le Google Play Store, j’ai reçu la mienne vendredi dernier – modèle 16 Go -  et après quelques jours d’utilisation intensive et quotidienne je suis en mesure de vous livrer mes impressions. Autant vous dire tout de suite, elles sont très positives. J’ai en effet testé ou eu en main pratiquement toutes les tablettes Android du marché, en tout cas les plus courantes, que ce soient des 7 ou des 10 pouces, et je n’avais jusqu’à présent jamais été convaincu. Malgré leurs qualités ou des tentatives louables de différenciation (notamment avec la HTC Flyer, déjà de 7 pouces), tout ce petit monde censé créer un tsunami sur le marché et enterrer rapidement l’iPad ressemblait justement trop à une – mauvaise – copie de l’iPad : moins pratique, moins simple, moins joli, moins fluide. En fait, comme j’ai souvent eu l’occasion de le dire ici et ailleurs, la seule tablette que j’aie vraiment appréciée en dehors de l’iPad restait jusqu’à ce jour non pas une tablette Android mais la BlackBerry PlayBook, qui reste à mon avis l’un des plus gros malentendus (dans tous les sens du terme) high-tech de ces dernières années, tant cette dernière et bourrée de qualités, passées inaperçues en raison du mauvais buzz sur les difficultés de RIM et du manque d’applications disponibles sur le BlackBerry App World.

Mais ça c’était avant, donc.

Avec la tablette Nexus 7, on efface tout et on recommence, et on oublie tous ses préjugés sur les tablettes Android. En résumé, la Nexus 7 est tout ce que ses prédécesseur-e-s (?) n’étaient pas : légère, fluide, réactive, fiable, pratique et facile à utiliser et surtout particulièrement maniable et mobile avec son format 7 pouces très optimisé qui en fait un objet aussi facile à prendre en main et à utiliser qu’un carnet de notes qu’on aurait toujours avec soi. Ajoutez à cela un écran superbement lumineux, coloré et contrasté et un prix enfin raisonnable et cohérent pour ce type d’appareil (que de chemin parcouru depuis la HTC Flyer, tablette de même format et même OS, mais moins performante, qui coûtait plus de 600 euros il y a seulement 18 mois !), et vous avez tous les ingrédients réunis pour un hit mondial.

0132 Tablette Nexus 7 : prise en main et premières impressions
A peine sortie de sa boîte et connectée, elle vous reconnait et vous dit bonjour !

NB : une vidéo est en cours de montage, publication à la fin de cet article dans quelques minutes

Présentation et prise en main

Même si je ne suis pas fan du format 16/9 qui prévaut sur les tablettes Android, je dois dire que sur un engin de 7 pouces cela se justifie pleinement. Comme mentionné précédemment nous avons en main quelque-chose qui évoque un carnet de notes ou un bouquin au format poche. C’est idéal pour la prise en main et la lecture en mode portrait.

La prise en main est donc agréable, avec une largeur hors tout de 12 cm et une hauteur de 19 cm. Le tout contenant dans un poids de 340 g exactement et une épaisseur de 1 cm, toutes dimensions mesurées par mes soins. Le dos de la tablette, revêtu d’une matière antidérapante dans une sorte de plastique souple (ou caoutchouc durci) piqué d’alvéoles, la rend facile à tenir d’une seule main sans crainte de la faire tomber suite à un dérapage incontrôlé, comme cela m’est pas exemple déjà souvent arrivé avec le Samsung Galaxy S3.

Comme la tablette arrive chargée au tiers de la batterie, et que l’on est évidemment impatient de tester, on peut la faire démarrer dès la sortie de sa boîte. Le processus est ce qu’il y a de plus simple. Vous appuyez deux secondes sur le bouton marche-arrêt latéral et la magie commence. L’écran s’éveille, et la première invitation consiste à saisir votre code WiFi, puis vos identifiants Google. Une fois ces deux opérations effectuées, il suffit de patienter quelques secondes pour retrouver son univers, et d’aller chercher sur le Play Store ses applications favorites.

0229 Tablette Nexus 7 : prise en main et premières impressions

Concernant le contenu de la boîte, on a droit au strict minimum, à savoir la tablette et son chargeur. Pas d’adaptateur, pas de housse, encore moins de socle ni d’oreillettes. C’est qu’il faut tenir le budget de 199 euros pour une 8 Go et 249 euros pour une 16 Go. Cela dit on s’en fout, pas besoin d’oreillettes, tout le monde a déjà ça en 1489 exemplaires, et tant mieux pour les accessoiristes, qui s’activent déjà pour proposer des gammes complémentaires.

Un petit mot sur le packaging car c’est aujourd’hui aussi important : la boîte est superbe avec ses coloris gris et noir mats, mais elle n’est effectivement pas très facile à ouvrir, même si cela ne m’a pas posé de problème particulier.

L’écran et l’ergonomie

A part avec les dernières générations de smartphones (Nexus S, HTC One et Galaxy S3 principalement), je n’ai jamais été fan des écrans de terminaux Android, que j’ai toujours trouvés un peu fades, manquant de couleur et de contraste, avec des blancs qui tiraient sur le gris-rosé et des noirs pas vraiment noirs. Ceci était vrai surtout sur les tablettes. Avec la Nexus 7, les choses ont évolué très favorablement, et on a droit à un écran HD de 7 pouces (18 cm) de diagonale de 1280×800 pîxels et avec une densité de pixels de 216 ppp et une technologie IPS. L’écran est rétro-éclairé avec une dalle anti-rayures Corning. Le rendu des couleurs est impeccable, les blancs sont vraiment blancs et le contraste et la luminosité sont un ton au-dessus de ce que j’ai pu connaître avec les tablettes Android précédentes, qui donnaient toujours l’impression d’avoir une sorte de voile plaqué sur l’écran. Ici on est au niveau de l’iPad ou des tablettes Windows 8 que j’ai pu tester à l’IFA.

La sensibilité au toucher a elle aussi fait un bond en avant, et rappelle celle des références citées précédemment. On retrouve même cette sensation qui fait que l’on déclenche parfois une commande en approchant simplement le doigt, avant que celui-ci ne soit pleinement en contact avec l’écran. Cela peut parfois être agaçant ou déconcertant, mais c’est plutôt un signe positif quant à la réactivité de l’ensemble. La tablette est étonnamment véloce et fluide et de ce point de vue n’a plus rien à envier non plus à un iPad, sauf peut-être encore lors d’un défilement de page web ou d’application avec beaucoup de contenu. C’est le cas par exemple dans des apps comme Le Point, L’Express ou Eurosport : pour faire défiler une page contenant un article avec de nombreux commentaires, c’est encore long et saccadé, voire ça bloque, là ou cela se fait en trois touchers avec un défilement parfaitement fluide sur iOS.

0328 Tablette Nexus 7 : prise en main et premières impressions

Connectivité et réseaux

La Nexus 7 est WiFi only, ce qui signifie qu’en matière de réseaux mobiles et d’internet on ne peut pas compter pour le moment sur la 3G. La sensibilité du WiFi est excellente et les réseaux sont identifiés sans délai. J’ai utilisé la Nexus 7 en tethering (connexion WiFi) avec mon iPhone, ce dernier étant en mode partage de connexion, et cela fonctionne parfaitement. Le signal WiFi de l’iPhone est reconnu immédiatement et on peut surfer avec le Nexus 7 en profitant du débit 3G de l’iPhone. La même manipulation est évidemment possible avec un smartphone Android, avec l’énorme avantage de ne pas nécessiter de supplément de forfait de la part de votre voleur, pardon, opérateur téléphonique.

Notez cependant qu’une version 3G de la Nexus 7 serait en prévision, ce qui parait assez logique voire inévitable, et pourrait arriver sur le marché d’ici à quelques semaines. Le BlueTooth est également inclus dans la tablette.

Côté connectivité « physique », on a droit à un slot Micro-USB, qui est la norme désormais. Celui-ci permet de charger et connecter la tablette à un PC, où elle est instantanément reconnue et identifiée comme « Nexus 7 Lecteur multimédia portable »,  pour transférer des fichiers par exemple. Notez aussi que lorsque celle-ci est connectée au PC elle se charge. Mais le slot Micro-USB est à la norme UBS OTG (USB on the go) et permet également de brancher des périphériques, moyennant l’utilisation d’un adaptateur adéquat. Je n’ai pas pu tester cette fonction, ne disposant pas ce cet adaptateur, mais selon XDA-Developers, en utilisant le bon plug, on peut connecter un clavier, une souris, une clé USB et même un récepteur-émetteur pour clavier sans fil, soit l’essentiel des besoins, me semble-t-il.

Pas de slot pour carte mémoire en revanche, ce que certains utilisateurs regrettent beaucoup. Cela dit, si l’on prend le modèle 16 Go avec en complément un peu de Google Drive ou autre solution de Cloud, je ne suis pas sûr que cela soit nécessaire.

Pour en finir avec ce chapitre, sachez que la Nexus 7 est embarque évidemment une puce GPS, qui, couplée avec les applications Google Maps ou Google Navigation, fournit l’un des meilleurs services de navigation GPS 2D ou 3D du marché, le tout entièrement gratuitement.

Jellybean

La tablette Nexus 7 est le premier terminal à être doté de série de la nouvelle version d’Android, à savoir Android 4.1 Jellybean, même si les smartphone Nexus ont aussi reçu la mise à jour depuis. Sans révolutionner le genre, cette version apporte quelques améliorations, et notamment la rapidité et la fluidité de l’interface et de l’exécution des programmes. Bien sûr cela est également dû au processeur quatre cœurs Tegra 3 et à la RAM de 1Go, mais le résultat en termes d’agrément d’utilisation est probant : pas ou très peu de lags, des menus et transitions parfaitement fluides et un multitâche qui pour le moment ne provoque pas de ralentissements visibles. Bref, du bonheur en usage intensif.

Seule ombre au tableau, la disparition de Flash. Je sais, je sais, on va éviter de relancer ici une énième fois le vieux débat sur la question, mais quand même… Je suis un utilisateur et un pragmatique et ça me gonfle quand je suis bien calé dans mon canapé ou ma chambre d’hôtel et que je n’arrive pas à accéder à certains contenus, point barre. Par exemple la plupart des sites de marques automobiles ont d’importantes sections en Flash (les configurateurs entre autres…), les hôtels aussi, et de nombreux autres sites de loisirs et tourisme. Résultat on ne peut y accéder. Après, qui a raison qui a tort, je m’en fous comme de mon premier Tetris, je constate juste que l’expérience utilisateur est tronquée et ce n’est pas normal. Donc en attendant que tout ce petit monde se mette d’accord, c’est à dire pas avant encore de nombreuses années, je veux Flash sur les terminaux que j’achète et que j’utilise. Même si c’est pour l’utiliser une fois de temps en temps, la question n’est pas là, quand je clique sur un lien pour regarder une vidéo et que j’arrive sur un carré noir ou un espace blanc parce-que mon appareil ne lit pas le Flash, ça m’agace, et je ne suis pas là à me dire Ah ouais c’est bien ils ont raison Flash c’est mal donc je suis content de ne pas pouvoir regarder cette vidéo ça leur apprendra la prochaine fois à utiliser HTML5 blabla. Non, je ne me dis pas ça, je me dis, mais quelle bande d’imbéciles de bloquer Flash sur cet appareil que j’ai payé cher sans au moins me laisser le choix. Voilà ce que je me dis. Tout le reste n’est qu’idéologie, et l’idéologie ça m’emmerde et ça n’a jamais fait bon ménage avec la technique et l’expérience utilisateur. Fin de la parenthèse sur Flash icon smile Tablette Nexus 7 : prise en main et premières impressions

Bon, dans un prochain article j’expliquerai comment on peut quand même accéder aux contenus Flash sur la Nexus 7, voilà voila.

1116 Tablette Nexus 7 : prise en main et premières impressions
A gauche, la Nexus 7, à droite la BlackBerry PlayBook

1215 Tablette Nexus 7 : prise en main et premières impressions

1312 Tablette Nexus 7 : prise en main et premières impressions
Nexus 7 et iPad 2

1411 Tablette Nexus 7 : prise en main et premières impressions
Nexus 7 et Galaxy S3, juste pour comparer aussi

Sinon je note que l’écran d’accueil par défaut affiche un accès direct à Google Play, avec des affiches de films et des couvertures de livres mis en avant. D’autre part, en bas à gauche on a droit à un petit widget pratique qui regroupe les principaux services de Google, comme Google+, Maps, Gmail, YouTube et autres…

Comme avec le smartphone Nexus S, j’apprécie grandement d’avoir un OS brut, sans fioritures, l’OS de Google tel que Google l’a conçu. Pas de surcouche constructeur, pas de TouchWiz, pas de Sense, pas de surcouche opérateur (l’horreur absolue), juste Jellybean dans sa pureté originelle. Normalement ça devrait suffire.

0423 Tablette Nexus 7 : prise en main et premières impressions

0523 Tablette Nexus 7 : prise en main et premières impressions

Appareil-photo

Ce chapitre ne sera pas long, et je ne vous proposerai pas de photos faites avec la Nexus 7 pour la bonne raison que celle-ci n’est pas dotée d’un capteur photo. Ou plus exactement, elle ne dispose que d’une petite lentille frontale de 1,2 megapixels destinée exclusivement à un usage de vidéo-conférence (Skype, Google Hangout). Encore une fois je trouve ce choix judicieux car il permet certainement de maintenir un prix serré en économisant sur l’intégration de composants que je juge totalement inutiles sur une tablette : qui prend des photos, à part en cas d’urgence ou d’absolue nécessité à défaut d’un autre appareil sous la main, avec sa tablette ? Je n’ai jamais utilisé l’APN de mon iPad. Jamais.

Applications et services

Je ne vous apprendrai rien si je vous dis que tous les services mobiles Google sont pré-installés sur la Nexus 7, et que l’on peut aller chercher le reste sur Google Play selon ses besoins pour personnaliser son expérience. Cela étant, voici, avec l’absence de Flash, un autre point noir important de Jellybean : cette tablette étant idéalement taillée pour la consommation de médias et la lecture, on se précipite sur le Play Store pour télécharger ses applications favorites, et là c’est un peu la douche froide. Pour le moment, de nombreuses apps pourtant très connues ne sont pas disponibles, ou pas compatibles avec Jellybean, même si certaines sont présentées comme telles. Sans être exhaustif, et au moment où j’écris ces lignes, c’est le cas pour les applications suivantes :

  • MyTF1
  • France Télévisions/Pluzz
  • M6
  • W9
  • France24
  • i>Télé
  • Freebox Mobile
  • L’Equipe (celle du journal) soi-disant disponible mais ne fonctionne pas, crash au lancement
  • ePresse
  • etc…

Bref, si vous vouliez utiliser la Nexus 7 pour regarder la TV ou du replay, oubliez, pour le moment c’est niet.

Du côté des bonnes surprises en revanche, Flipboard est ok (version smartphone) et c’est juste génial à feuilleter d’une main et d’un doigt sur ce superbe écran de 7 pouces. On a aussi droit à Zinio, Press Reader (ouf, c’est le meilleur en attendant ePresse) et Le Kiosque. Concernant Zinio, si l’app est bien plus utilisable et agréable que sa version pour PlayBook, il reste quand même des comportements bizarres. J’ai par exemple acheté le dernier numéro du Point, affiché à 2,00 euros, mais au moment de payer j’ai été débité de 2,39 euros. J’ai compris ensuite que le premier prix affiché était sans la TVA. Pas sûr que ce soit très régulier, il me semble qu’un service destiné au grand public doit toujours afficher les prix TTC. Bref… D’autre part la lecture en « flow » (texte adapté à l’écran) ne fonctionne pas sur toutes les publications, voire aléatoirement d’une section à l’autre dans un même journal. Quant au Kiosque, j’ai vite abandonné quand j’ai vu que l’écran d’accueil était bloqué sur l’achat forcé d’une formule abonnement, ne laissant pas le choix d’acheter un journal au numéro.

0623 Tablette Nexus 7 : prise en main et premières impressions

07 Tablette Nexus 7 : prise en main et premières impressions

0819 Tablette Nexus 7 : prise en main et premières impressions

0916 Tablette Nexus 7 : prise en main et premières impressions

Sinon la tablette Nexus 7 est fournie actuellement avec une offre de lancement constituée d’un package plutôt sympathique :

  • un film gratuit, que vous pouvez regarder en streaming ou télécharger. Il s’agit de Transformers 3.
  • un bon d’achat de 20 euros à valoir sur le Play Store, qui vous permettra d’acheter eBooks, jeux, applications, films ou musique. Vous êtes crédité automatiquement, et le crédit se déduit de vos achats. Il vous suffit donc de vous servir dans le Store jusqu’à épuisement des 20 euros.

Navigation internet

Le navigateur installé d’origine n’est plus le Navigateur Android que l’on connaissait jusqu’à présent mais une version spécifique de Google Chrome. Si l’on met de côté le fait que celui-ci n’accepte plus Flash, Chrome sur la Nexus 7 est certainement parmi ce qui se fait de mieux en matière de navigateur mobile : rapide, pratique, proposant des fonctions intégrées de partage très pratiques, et de synchronisation avec vos sessions de bureau et avec tous vos autres appareils connectés. Bref, tout y est. Seul l’accès aux favoris est peu pratique et nécessite trois clics là où Safari pour iOS n’en demande qu’un. Un détail qui a son importance dans un contexte d’utilisation intensive.

1015 Tablette Nexus 7 : prise en main et premières impressions

Multimédia

Si le son rendu par le petit haut-parleur de la Nexus 7 est correct, il ne rivalise pas avec celui de l’iPad et se situe juste au niveau de celui de l’iPhone 4S. Avec un bon casque en revanche, pas de différence avec les deux susnommés, c’est du très bon niveau.

Côté vidéo, étant donné le débit asthmatique de ma Freebox et de son WiFi faiblard, je n’ai pu pas voulu télécharger de films en HD car cela aurait pris trois jours par film , mais même en définition standard le rendu est quand même très bon. A ceux qui s’interrogent sur la vision d’un film sur un écran de 7 pouces, je répondrai que c’est un format idéal car on est en 16/9, et que comparativement à un iPad qui est en 3/4 la dimension finale n’est pas si différente du fait que sur l’iPad on aura de toute façon deux grosses bandes noires en haut et en bas alors que là on est plein écran.

Autonomie

Malgré son processeur quadruple cœur, la Nexus 7 s’en tire plutôt pas mal. L’autonomie n’atteint pas les 10 heures de l’iPad mais on doit être entre 6 et 8 heures selon l’usage, même si je n’ai pas testé ce point de façon scientifique, ni par exemple en visionnage continu de vidéo ou de jeu. Allez, pour être sûr, disons entre 4 et 5 heures en usage intensif.

1512 Tablette Nexus 7 : prise en main et premières impressions

En conclusion

La tablette Nexus 7 frappe fort d’entrée et balaye à peu près tout ce qui se fait en matière d’ardoises sous Android. Maniable, légère et ultra-réactive, elle est la première à mon sens à faire sérieusement de l’ombre à l’iPad, même si elle ne joue pas exactement dans la même catégorie en raison de ses dimensions. Sur ce coup le partenariat entre Google et Asus a donné un résultat très enthousiasment. En ce qui me concerne le changement a déjà été fait : depuis que j’ai reçu la Nexus je n’ai plus utilisé mon iPad alors que je l’avais toujours en main. Je l’ai repris aujourd’hui pour faire les photos comparatives et je l’ai trouvé lourd, pataud et encombrant. Bien sûr le format 10 pouces reste incontournable par son côté plus immersif pour qui consomme beaucoup de magazines et de cinéma, mais même sur ces points j’en suis moins convaincu désormais tant la Nexus 7 s’acquitte parfaitement de ces tâches si l’on choisit les bonnes applications. Reste à savoir si un éventuel iPad 7 pouces ne serait pas de nature à me faire revenir chez Apple ? En attendant, je crois que nous tenons la meilleure tablette du marché, tout simplement.

J’aime

  • le format
  • le design, simple et efficace
  • le poids léger
  • l’écran
  • la réactivité
  • la facilité d’utilisation et de tenue en main dans des tâches courantes
  • le plaisir de consommer des contenus sur une tablette vraiment mobile (web, lecture, vidéo…)
  • le prix

J’aime moins

  • pas de compatibilité native avec le format Flash
  • encore de nombreuses applications incompatibles, même de grands éditeurs
  • quelques petites saccades dans le scroll d’une page web très longue

>> La page de la Nexus 7 sur Google Play

Caractéristiques techniques de la tablette Nexus 7

Écran HD 7 pouces, 1 280 x 800 pixels (216 ppp)
Écran IPS rétro-éclairé
Verre anti-rayures Corning
Caméra frontale de 1,2 mégapixel

Taille : 198,5 x 120 x 10,45 mm
Poids : 340 g

Wi-Fi 802.11 b/g/n
Bluetooth
8 Go de mémoire de stockage interne (la capacité réelle sera inférieure après formatage)
1 Go de mémoire RAM

Micro-USB
Batterie 4 325 mAh (jusqu’à 8 heures d’autonomie en activité)

Système d’exploitation Android 4.1 (Jelly Bean)
Processeur quatre cœurs Tegra 3

Microphone
NFC (Android Beam)
Accéléromètre
GPS
Magnétomètre
Gyroscope

 Tablette Nexus 7 : prise en main et premières impressions
Fondateur et rédacteur en chef de Presse-citron, Éric est blogueur, éditeur de contenus numériques. Par ailleurs il conseille et accompagne occasionnellement quelques entreprises dans leur développement sur internet.