Test de l’Action Cam Sony HDR-AS15

Présentée lors du salon IFA à Berlin début septembre 2012, l’Action Cam HDR-AS15 de Sony a tout pour séduire les fans de caméra d’action : légère, maniable et réussie esthétiquement avec son aspect de caméscope traditionnel en modèle réduit, elle plait dès le premier contact. Voici notre test.

Avec l’avènement des technologies numériques, le pionnier Sony, qui avait longtemps joui d’une image d’innovateur et de haut de marque haut de gamme dans le domaine de la high-tech, et plus particulièrement dans la vidéo, s’est un peu retrouvé débordé et noyé dans la masse.

C’est vrai principalement dans le secteur des smartphones et des tablettes, même si avec ses dernières gammes Xperia, le géant nippon a largement redressé la barre. Mais le coup est surtout venu de là où on ne l’attendait pas vraiment : la vidéo personnelle d’action. Alors que tout ronronnait tranquillement du côté des constructeurs japonais solidement établis, voilà qu’une bande de jeunes légèrement déjantés viennent bousculer le marché et redistribuer les cartes en inventant un nouvel usage : GoPro était né, et allait faire un malheur chez tous les geeks sportifs de la terre.

Sony Action Cam HDR-AS15

Sony se devait de réagir, et c’est chose faite avec son nouveau mini-caméscope : l’Action Cam Sony HDR-AS15. Présentée lors du salon IFA à Berlin début septembre 2012, l’Action Cam de Sony a tout pour séduire les fans de caméra d’action : légère, maniable et réussie esthétiquement avec son aspect de caméscope traditionnel en modèle réduit, elle plait dès le premier contact.

J’ai pu l’utiliser pendant quelques jours, et voici mon verdict.

Présentation et prise en main

Le Sony HDR-AS15 est livré dans une boîte contenant également sa coque translucide en plexiglas étanche jusqu’à 60 mètres sous l’eau et anti-choc. Évidemment, paré de cette armure, il est plus lourd et beaucoup plus encombrant, mais le dispositif est indispensable car il intègre le pas de vis de fixation qui permet d’installer le caméscope sur divers supports, à l’aide également de sa bande adhésive hyper puissante (j’ai testé sur le toit de ma voiture et dans le bouclier avant, et ça tient sans problème, voir vidéo à la fin de l’article).

Une autre fixation, optionnelle, est constituée d’un serre-tête qui permet de fixer le bazar autour du crâne, de préférence avec un casque, mais on peut très bien imaginer filmer une partie de tennis, voire de foot (en évitant les têtes, quand même) en caméra subjective ainsi équipé.

Ergonomie générale

C’est là que les choses se gâtent, et gâchent un peu le tableau général : l’ergonomie de l’appareil n’est pas très intuitive, c’est le moins que l’on puisse dire. Lors des premières prises en main, c’est même catastrophique, surtout quand on a été habitué depuis des années à l’intuitivité et la simplicité déconcertantes des appareils numériques que l’on utilise quotidiennement, qu’il s’agisse de smartphones, de tablettes ou même de mini-camescopes comme le Vado ou le Flip par exemple. Bien sûr ici nous avons affaire à un appareil bien plus sophistiqué et complet, proposant de nombreuses options, mais la première prise en main ne peut absolument pas se faire sans ouvrir le mode d’emploi papier livré avec. Ce qui ne m’était pas arrivé depuis très longtemps. Par exemple, il faut déjà comprendre que activer l’appareil et filmer, vous avez deux entrées : soit via l’un des boutons latéraux, qui servent de On/Off, mais aussi via le bouton rouge situé au dos de l’appareil, qui lui lance directement la prise de vue. C’est pratique quand on le sait, mais encore faut-il le savoir. Tout est à l’avenant, et il faut lire attentivement le mode d’emploi, puis manipuler l’engin et ses menus longuement pour en comprendre la logique.

Autre point d’ergonomie à revoir : si le lancement d’une prise de vue s’accompagne d’un son particulier et qu’un témoin lumineux rouge s’allume au dos de l’appareil, rien en revanche en façade. Or dans certaines situations, vous avez besoin de savoir si « Ã§a filme » sans possibilité de passer derrière la caméra. Dans ce cas vous n’avez plus qu’à croiser les doigts pour que votre saut de l’ange en basejump soit bien enregistré pour la postérité, sinon il faudra recommencer.

Enfin, une aberration, que l’on croyait disparue à jamais : le slot recevant la carte mémoire micro-SD n’a pas de détrompeur ni d’indicateur de sens ! Résultat, il est possible d’introduire cette dernière à l’envers sans que rien ne coince ou ne grince, comme si elle était dans le bon sens. Quand j’ai reçu mon exemplaire de test, la carte était montée à l’envers, et j’ai mis deux jours à trouver pourquoi il ne fonctionnait pas…

Connexion WiFi

Le Sony HDR-AS15 est doté d’un module WiFi qui permet de de le connecter directement à un smartphone ou une tablette Android ou iOS. Il suffira pour cela d’installer l’application gratuite Sony PlayMemories Mobile. Une fois les deux appareils appairés, l’application offre deux fonctionnalités : soit vous êtes en mode prise de vue et vous avez en direct sur l’écran de vote smartphone/tablette le monitoring de ce que le caméscope voit et filme, soit vous êtes en mode « Send » et vous pouvez récupérer les films sur votre smartphone/tablette. Attention cependant : il n’est pas possible de visionner les films en streaming, ni de faire quelque opération que ce soit (édition, suppression…). La seule fonctionnalité possible est de sélectionner une vidéo ou plusieurs, et de les télécharger sur l’appareil mobile. Si vous avez des films de plusieurs Go, vous avez intérêt à avoir de la place sur le smartphone ou la tablette car sinon ce sera juste impossible. Espérons que ceci s’améliore afin d’avoir au moins une prévisualisation en streaming, même en basse définition, afin de pouvoir choisir les vidéos que l’on charge et celles que l’on jette.

Du côté de la connexion WiFi, là aussi ce fut long et douloureux : la première initialisation fut particulièrement difficile avec mon iPhone 5, puisque même si les deux appareils se « voyaient », il m’a fallu pas loin d’une trentaine de tentatives et beaucoup de patience avant que les deux appareils arrivent enfin à se connecter sans afficher une énième fois le même message d’erreur. Le code fourni par Sony n’est en revanche demandé que lors du premier appairage, les connexions suivantes sont généralement immédiates et se font sans difficulté notoire.

Et les images alors ?

Là on affaire à du bon, du très bon, à l’image de ce que nous connaissons de Sony. Cette Action Cam est dotée d’un objectif grand angle Carl Zeiss avec une ouverture f/2.8 qui offre la possibilité de faire des images avec un angle de 170°. Le dispositif est en outre équipé d’un capteur CMOS Exmor R lancé à l’automne 2009, que l’on retrouve désormais sur toute la gamme Sony, et qui permet de tourner des images en condition de faible luminosité tout en gardant un faible niveau de bruit, et peu de grain. Enfin, un stabilisateur SteadyShot est également présent, mais il faut noter que quand celui-ci est activé, l’angle de prise de vue est automatiquement réduit à 120°.

Tout ce beau matos permet de faire de superbes vidéos Full HD jusqu’à 30p (MPEG4-AVC/H.264) avec en option un mode slow motion 4x et 2x. Les photos quant à elles sont en en 11,9 mégapixels en 16:9.

Connectivité et extensions

Outre le WiFi vu précédemment, Le Sony HDR-AS15 est doté d’une sortie Micro-USB (qui permet de recharger l’appareil lorsqu’il est connecté à un PC ou un chargeur, après avoir trouvé la fonction dans les menus…), d’une prise micro-HDMI pour visionner ses vidéos directement sur un téléviseur, et d’une entrée audio mini-jack destinée à brancher un micro, ce qui est une excellente chose dans un environnement bruyant. Côté cartes mémoire, on a droit à un slot acceptant les MemoryStick, MicroSD ou MicroSDHC.

En conclusion : si l’on met de côté une ergonomie très hasardeuse et largement perfectible, et un WiFi assez capricieux, ce mini-caméscope d’action est une superbe machine, de celles que l’on a toujours dans la poche ou à portée de main. La qualité d’image est excellente et n’a rien à envier à celle d’une GoPro, qui est quand même la référence du genre. Le poids et le form factor en font un petit engin particulièrement séduisant, et un compagnon idéal pour la prise de vidéos d’action, mais également, pourquoi pas, dans d’autres contextes, voyages ou famille.

J’aime bien

  • le look
  • le poids
  • la qualité des vidéos
  • le module WiFi
  • les fixations, plus simples que sur une GoPro
  • le prix, raisonnable

J’aime moins

  • l’ergonomie à revoir
  • le WiFi capricieux

Le prix de l’Action Cam Sony HDR-AS15 se situe aux alentours de 250 euros (chez Amazon par ex.) mais la fourchette est large selon les marchands sur internet, entre 200 et 300 euros.


11 commentaires

  1. @mat / noobvoyage.fr : Tu as du lire en travers, je cite : « coque translucide en plexiglas étanche jusqu’à 60 mètres sous l’eau et anti-choc »

  2. Je ne sais pas si c’est la compression de YouTube mais là, à regarder le clip que tu as tourné, avec cette Sony, je ne peux que me dire qu’on est quand-même assez loin de la qualité d’image d’une GoPro récente. La distorsion fisheye est certes moins prononcée mais les images ont quand-même l’air d’être de moins belle facture…

    • Eric

      @Fab : c’est vrai que le rendu n’est pas excellent, la vidéo d’origine est bien meilleure, compression YouTube…

  3. Pingback: Guide d’achat de Noël : Action Cam Sony HDR-AS15

  4. Bonjour, je suis l heureux possesseur de cette petite merveille, je l ai utilisee plusieurs jour en HD, 170° , a bout de bras, en snowboard ces derniers jours avec une stabilite d image deconcertante! Pour moi face a une gopro, ce modele n a que des avantages et je souhaiterai rebondir sur differents points: effectivement il n y a pas de detrompeur pour la microSD car le slot accepte 2 formats: la micro sd ainsi que la memory stick. En revanche, si la carte est mal inseree, l afficheur lateral l indique immediatement par une icone representant la carte absente. En ce qui concerne l indication de fonctionnement: outre le voyant rouge a l arriere, l afficheur lateral indique le fonctionnement de l appareil en lancant son chrono, du coup il est assez simple de savoir ce qu il en est. Enfin, ce modele presente un tres gros avantage pour moi: la fixation sur un masque.. je surfe depuis 18 ans et ne supporte pas le port du casque pour des questions de confort. Par son format plus proche d une contour que d une gopro, il est possible de placer la cam contre la tempe et avoir un effet de camera embarque tres interessant car la cam est a hauteur du regard! Sans compter que l on ne voit pas l ombre du camescope pose au sommet du crane! Quand a la qualite d image, rien a dire, c est du Sony, et j ai meme pu filmer ma soiree du reveillon avec, avec un resultat bluffant compte tenu du faible eclairage! Un autre atout que j apprecie enormement est le pilotage en wifi via un telephone: l ecran du telephone sert alors d ecran de visionnage en direct!! Et les controles de la cam apparaissent alors a l ecran du telephone! Je la recommande vivement pour les sports de glisse! Tres bon article quoi qu il en soit 😉

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