Test : Kindle Paperwhite 2013

Amazon a récemment sorti une nouvelle version de sa liseuse phare. Cette seconde génération de Kindle Paperwhite hérite de subtiles améliorations tant au niveau hardware que logiciel.

En 2012, Amazon avait écrit un nouveau chapitre dans l’histoire des Kindle. La firme de Jeff Bezos avait ajouté un éclairage frontal intégré pour prolonger la lecture jusque dans l’obscurité. La première Kindle Paperwhite bénéficiait également d’un contraste élevé, d’un écran tactile à deux points d’entrée et de fonctionnalités bien senties.

Que peut donc apporter cette seconde génération de Kindle Paperwhite ?

Ce qui ne change pas

C’est sur la base de la première version que la Paperwhite est bâtie. La coque est ainsi la même avec un encombrement proche de celui d’un livre de poche : 16.9 x 11.7 x 0.91 cm. Elle s’allège de quelques grammes au passage : 206 g contre 222 g pour la première (versions Wifi).

La préhension est donc à l’identique et c’est tant mieux puisqu’elle était déjà excellente. Tout juste notera-t-on qu’au dos « Kindle » est remplacé par « Amazon ».

Les deux Kindle Paperwhite (à droite le modèle 2013 et à gauche celui de 2012) :

La définition de 1024 par 754 lui conférant une résolution de 212 ppp (pixels par pouce) reste la même, ce qui est somme toute logique puisque l’écran est toujours le même (modèle E-Ink Pearl). On est toujours sur un affichage noir et blanc à 16 niveaux de gris.

Amazon n’a pas profité du changement de gamme pour augmenter les tarifs qui restent à 129€ (modèle Wifi) et 189€ (modèle Wifi/3G). Il faudra toujours penser à se prémunir d’un chargeur (qui se connecte via l’entrée microUSB), celui-ci n’étant pas livré avec la liseuse.

Grande force des liseuses et des Kindle en particulier, l’autonomie annoncée par Amazon ne change pas : jusqu’à 8 semaines (avec luminosité réglée à 10 et connexion sans fil désactivée) à raison de 30 minutes de lecture quotidienne. Quant à la charge, il faudra compter 4 heures.

Malgré cela, la Kindle Paperwhite bénéficie de modifications au niveau hardware.

Plus réactive et meilleur contraste

Ceux qui possèdent la première Kindle Paperwhite savent que l’éclairage est un véritable plus sur une liseuse. Il permet non seulement de lire lorsque la luminosité ambiante vient à manquer mais facilite également la lecture en conditions d’éclairage extérieur.

Même si l’éclairage n’est pas direct (contrairement au rétro-éclairage qui éclaire depuis l’arrière de l’écran en direction de vos yeux), il est conseillé (pour diminuer la fatigue oculaire) de mettre la luminosité au minimum pour lire dans une pièce non éclairée (les yeux s’adaptant rapidement à la luminosité).

A l’extérieur, en conditions de forte luminosité, il est conseillé de régler l’éclairage à 10.

Voilà pour la pratique.

Toutefois, à nouvelle technique, nouveau petit couac. Sur la première Kindle Paperwhite, l’éclairage n’était pas totalement homogène avec des petits halos foncés apparaissant au bas de l’écran. Rien de bien méchant toutefois.

Les ingénieurs du Lab126 ont revu leur copie et réglé le problème : l’éclairage est maintenant parfaitement homogène sur tout l’écran.

Le contraste est aussi renforcé : c’est vraiment notable quand on met les deux liseuses côte à côte (avec éclairage réglé à l’identique).

Amazon annonce également un processeur 25% plus véloce, ce qui se traduit par une plus grande fluidité au niveau de l’interface. La différence n’est toutefois pas flagrante lorsqu’on tourne les pages.

Amazon d’indiquer que la technologie tactile a aussi été améliorée (avec une « grille tactile 19% plus serrée ») afin d’apporter plus de précision.

De nouvelles fonctionnalités

Amazon n’a pas voulu bouleverser les habitudes et a donc pris soin d’apporter des modifications de manière subtile.

La première d’entre elles s’intitule « Vocabulaire interactif ». Dès que vous prenez la peine de chercher la définition d’un mot dans le dictionnaire, il est automatiquement intégré à une liste de mots. On pourra ensuite la consulter et même tester ses connaissances à l’aide de fiches de révision. Une manière d’étendre la cible de la Paperwhite aux plus jeunes même si cette fonctionnalité est également pratique pour tous (si tant est que vous désiriez enrichir votre vocabulaire au gré de vos lectures).

Listes de mots par ouvrage

Pour consulter la liste, il suffit de se rendre dans le menu contextuel situé dans le bandeau supérieur (sur la droite) : « Vocabulaire interactif » y apparaît.

Vocabulaire interactif

Une liste de mots est constituée pour chaque livre. En bas, on trouve « Fiches de révision ». Il s’agit en fait de faire défiler les mots (dont les définitions ont été consultées) dans leur contexte (la phrase à partir de laquelle le mot a été sélectionné). On marquera alors la fiche comme maîtrisée lorsqu’on pense avoir assimilé le sens du mot.

Fiches de révision (accessibles depuis le bas de l’écran)

On peut aisément désactiver « vocabulaire interactif » en se rendant dans les paramètres.

Papillonner dans un livre (souvent pour revenir à un page déjà lue) est facilité avec la fonctionnalité « saut de page ». Il suffit de cliquer en bas (là où s’affichent le temps de lecture restant et la page) pour y accéder. Une plus petite page se superpose alors à celle où vous avez arrêté votre lecture. Un curseur permet de se « balader » très facilement dans tout le livre sans perdre pour autant sa page.

Saut de page

D’autres modifications viennent améliorer et rendre plus accessibles certaines fonctionnalités. C’est le cas de la recherche via Wikipédia qui apparaît désormais d’emblée lorsqu’on sélectionne un mot. Précisément, un onglet « Wikipédia » apparaît à côté de « Dictionnaire ». On note par la même que « Surligner » se retrouve dans les fonctionnalités supplémentaires accessibles via « Plus ». C’est « Rechercher » (les itérations du mot) qui prend sa place : un changement qui n’est pas forcément pertinent (cela dépendra toutefois des usages) puisque « surligner » est une fonctionnalité probablement plus utilisée que « Rechercher ».

Au rayon des changements « cosmétiques », « Ajouter un signet » est déterré du menu contextuel et bénéficie désormais de sa propre icône. Il devient ainsi plus rapide d’ajouter un signet au cours de sa lecture.

Icône pour ajouter un signet à la volée

Conclusion

Avec sa seconde génération de Kindle Paperwhite, Amazon règle définitivement le problème d’homogénéité de l’éclairage sur le bas de l’écran. La liseuse conserve tous les ingrédients du succès mais les améliore tantôt de manière significative (le contraste est indéniablement meilleur), tantôt de manière subtile (plus grande fluidité de l’interface grâce au CPU 25% plus véloce). De nouvelles fonctionnalités viennent enrichir l’expérience utilisateur avec en particulier le « vocabulaire interactif ». On aimerait maintenant qu’Amazon pense aux possesseurs de la première Kindle Paperwhite et leur donne accès à celles-ci (via une mise à jour du firmware).


8 commentaires

  1. Aussitôt acheté, aussitôt rendu: pourquoi se priver des possibilités de l’iPad avec une version bas de gamme comme les Kindles ?
    ok, le prix…
    mais bon, je préfère mettre plus qu’acheter un truc limité.

  2. @Anne-Sophie : La Kindle n’est pas une tablette, mais une liseuse… Je possède un iPad, il est top pour surfer, lire ses mails, jouer,… mais je déteste lire dessus. Il suffit de lire plus de 20 minutes pour avoir les yeux explosés par la lumière directe de l’écran. J’ai acheté une Kindle pour palier à ce problème, j’en suis ravi… De plus, son autonomie de 8 semaines permet de l’emmener en vacance sans son chargeur.

    Tout ça pour dire que la Kindle est top, il ne faut pas la comparer à une tablette, ce n’en ai pas une ! Sinon autant dire qu’on ne prend pas d’iPad, car on ne fait pas autant de chose qu’avec un PC portable…

  3. Je cite « A l’extérieur, en conditions de forte luminosité, il est conseillé de régler l’éclairage à 10. »
    Utilisateur depuis plus d’un an avec plus d’une centaine de livres lus dessus, je trouve cette affirmation un peu limite, car en plein soleil ou en très forte luminosité c’est le contraire il n’y a plus du tout besoins d’éclairage et c’est autant de benef pour l’autonomie c’est d’ailleur impressionant en plein soleil nous avons vraiment l’impression de consulter un document imprimé et c’est aussi ce qui fait la force des liseuse par rapport aux tablettes.

  4. Rénald

    @fran6t : je cite, « je trouve cette affirmation un peu limite » : c’est pourtant un conseil prodigué par Amazon. Malgré son écran mat, il y a toujours de la réflexion lorsque la luminosité est intense et le conseil d’Amazon s’avère donc très pertinent. J’ai une Kindle Paperwhite depuis sa sortie et je mets systématiquement l’éclairage quand je lis sur ma terrasse.

    « c’est autant de benef pour l’autonomie » : Amazon utilise des LED à très faible puissance. Avec éclairage à 10, l’autonomie est de 8 semaines (1/2 heure de lecture par jour). Donc, tout va bien. 😉

  5. « @Anne-Sophie : La Kindle n’est pas une tablette, mais une liseuse… »

    Ce n’est même pas une liseuse puisque cela ne reconnait pas le format universel epub…

    C’est juste un terminal de paiement en ligne, sur un site qui ne paie même pas ses impots…

  6. Rénald

    @Anonyme : il suffit de convertir les ePub en AZW3 avec un soft gratuit comme Calibre (qui offre d’ailleurs une interface intéressante pour gérer sa Kindle). Il en existe d’autres gratuits sur le web (dont certains en ligne).

    Ce n’est donc absolument pas un problème et Amazon (et d’autres) propose plein de livres gratuits.

    Mais, apparemment, vous êtes plutôt remonté contre Amazon. Avons-nous affaire à un contrôleur fiscal ? 🙂

  7. @Anonyme :
    Que ce soit sur une tablette Amazon ou une autre, c’est un moyen de paiement sinon vous n’achetez pas vos libre. Pour le format epub, vous pouvez effectivement le convertir et ça lis les PDF, etc.
    Concernant les impôts, pas besoin de chercher jusqu’à Amazon hein. Orange (donc France Telecom, société français) n’a pas payé ces 10 dernières années plus de 2 milliards par an de charges, soit 20 milliards d’euros…

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