Test Lone Survivor : The Director’s Cut

Lone Survivor : The Director’s Cut débarque sur PS3 et PS Vita, et se propose de mettre vos nerfs à rude épreuve. Alors, flippant ce survival horror ?

C’est fin mars 2013 que Lone Survivor a fait son apparition sur PC et Mac. Il a désormais droit à un portage pour PS Vita et pour PS3. Il hérite du terme « The Director’s Cut » pour l’occasion. Mais, le terme « survival horror » largement galvaudé ces derniers temps reprend-il des couleurs avec ce jeu indé ?

Lone Survivor se conjugue à la première personne du singulier. Côté développeur tout d’abord puisqu’il est l’oeuvre d’un seul individu en la personne de Jasper Byrne. Le sujet de sa gracieuse majesté n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il s’était déjà frotté à la saga Silent Hill de Konami. En 2008, le développeur avait ainsi développé un demake (adaptation rétro d’un titre récent) de Silent Hill 2 baptisé Soundless Mountain II (une adaptation 8 bits du classique de Konami).

Enfin, première personne du singulier coté joueur puisque c’est seul que vous devrez déambuler dans cet univers peuplé de zombies.

Le ton est donné dès le début, le joueur étant invité à commencer la partie dans une pièce sombre et au calme pour une immersion totale. Vous pouvez opter entre deux niveaux de difficulté : « Je suis nouveau, j’ai peur » est le mode standard tandis que « Je connais le jeu comme ma poche » apporte une certaine replay value au jeu en rehaussant la difficulté.

Une épidémie a eu raison de tous les êtres humains. Vous êtes probablement le seul survivant mais allez tenter de trouver d’autres rescapés ainsi que des vivres. Du grand classique donc pour ce qui est du scénario.

En fait, c’est plutôt dans le rendu et l’ambiance que Lone Survivor se démarque des autres productions.

Tout a été fait pour que le joueur ressente un malaise propre à l’atmosphère malsaine et oppressante qui se dégage. A commencer par la bande sonore (bruitage et morceaux au synthé) qui fait partie intégrante de l’expérience. Le joueur est d’ailleurs invité à utiliser le casque : sensations garanties. Les bruitages et les musiques sont ici distillés à merveille.

Patte sonore donc mais aussi graphique puisque le jeu emprunte au genre retro gaming avec un aspect pixélisé qui pourrait en rebuter certains mais qui constitue la touche graphique de Lone Survivor. Pas de 3D ici, tout se fait en scrolling horizontal en 2D. Il faut s’y faire et en particulier lorsqu’on tente de se projeter sur la carte. Comment s’orienter sur cette carte ? On y va par tâtonnements au départ, s’essayant à toutes les portes. Puis, on progresse et on prend alors ses repères plus aisément sur la carte.

Affublé de votre masque pour éviter toute contamination, vous allez donc déambuler dans les couloirs et les appartements vacants. Le jeu est à la croisée de plusieurs genres : un aspect exploration, de l’action et un soupçon de RPG (Role Playing Game). Se nourrir, boire, collecter des objets dont des piles et se reposer font partie de votre quotidien et s’avère essentiel.

Comme dans tout bon survival horror qui se respecte, le nombre de balles est bien entendu limité et les headshots recommandés. On usera donc de ruse pour « passer » les créatures : par exemple, balancer un bout de viande avarié avant de se cacher puis de prendre la poudre d’escampette est un bon moyen de les économiser. Ajoutons à cela que les zombies ont des spécificités : alors que certains sont plus rapides, d’autres continuent à ramper même lorsqu’ils sont à terre tandis que d’autres peuvent se déplacer au plafond.

Flippant et glauque à souhait, le jeu bénéficie d’une excellente interface qui ne vient pas perturber l’immersion.

Le seul point discutable provient des nombreux allers-retours à votre appartement, le 206. C’est votre QG et les sauvegardes se font via une petite sieste réparatrice dans votre lit.

Enfin, précisons que « Director’s Cut » se traduit ici par l’apparition d’une traduction française (et allemande) et d’exclusivités propres à ce portage (nouveaux dialogues, plus de 20 nouveaux objets, de nouvelles fins, des trophées…). Les lumières dynamiques sur lesquelles reposent Lone Survivor ont par ailleurs été retravaillées spécifiquement pour les écrans Full HD et pour celui de la PS Vita

« Ne tombez pas dans le piège qui serait de penser que cette version n’est qu’un simple portage console », a ainsi déclaré Jason Perkins, le dirigeant de Curve Digital. « Il est indéniable que Jasper et toute l’équipe de Curve ont travaillé d’arrache-pied pour faire en sorte que cette version mérite pleinement l’appellation de « Director’s Cut » ».

Lone Survivor n’est pas seulement un survival horror avec une touche sonore et graphique singulière, il s’agit d’un jeu qui aborde le thème de la folie. Plus qu’à une survie physique, c’est à une survie psychologique qu’on est confronté, la folie n’étant jamais très loin.

Comptez un peu plus de 4 heures pour boucler l’aventure sachant que plusieurs fins sont possibles. Lone Survivor : The Director’s Cut, édité par Curve Digital et Curve Studios de concert avec Sony Entertainment Europe, est proposé en dématérialisé sur le PSN pour PS3 (version testée ici) et PS Vita au tarif de 13€. Il s’agit d’un jeu en cross buy (l’achat d’une version donne droit à l’autre version) et en cross play (on peut débuter sa partie sur une plate-forme et la continuer sur l’autre).


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