Test : Metal Gear Solid V : Ground Zeroes

Après 6 années, Metal Gear fait son grand retour. L’attente était donc grande pour ce premier opus de la saga en monde ouvert. Retour réussi ? Réponse dans notre test de Metal Gear Solid V: Ground Zeroes.

Metal Gear signe son grand retour et profite des Next Gen (il est également disponible sur Current Gen) pour se montrer sous son meilleur jour. Metal Gear Solid V: Ground Zeroes est en fait un prologue à Metal Gear Solid V: The Phantom Pain prévu pour 2015. Cet épisode proposé à 30€ est là pour donner un avant-goût de ce cinquième volet.

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Pour l’occasion, le titre d’Hideo Kojima s’est doté d’un tout nouveau gameplay et passe au monde ouvert. Une évolution, voire une révolution, pour une franchise considérée comme un monument dans le domaine des jeux vidéo.

L’intrigue

Cela faisait 6 années que l’on attendait le retour de Metal Gear depuis MGS 4 : Guns of The Patriots. Entre temps, il y avait tout de même eu Metal Gear Solid : Peace Walker sorti en 2010 sur PSP. L’action se déroulait en 1974 et parmi les protagonistes, outre Big Boss, on trouvait Chico et Paz. Or, Ground Zeroes se déroule en 1975 juste après les événements qui ont conduit Snake au Costa Rica.

Paz et Chico sont détenus prisonniers dans un camp militaire du XOF, unité militaire dirigée par Skull Face, situé à Cuba. Paz avait d’abord été faite prisonnière avant que Chico ne le soit à son tour en tentant d’infiltrer le camp. Deux personnages qui en savent beaucoup (trop) sur le corps armé du MSF de Big Boss. Le contexte est celui de la guerre froide et d’une inspection de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique du côté des MSF soupçonnés de détenir un missile nucléaire.

Snake part alors en mission pour exfiltrer du camp Chico et Paz. A ce moment précis, Skull Face part de l’île en hélicoptère. Le contexte est planté et l’infiltration peut commencer.

Le jeu débute par une longue cinématique impressionnante où l’on découvre Chico et Paz en détention ainsi que Skull Face. Elle s’achève sur la chanson poignante Here’s to you (en hommage à Sacco et Vanzetti exécutés par chaise électrique en 1927), une chanson déjà présente dans Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots. Ici, elle est également jouée sur la K7 de Chico (nous n’en dirons pas plus). Plus généralement, on peut saluer le travail du compositeur Harry Gregson-Williams (fidèle lieutenant de Kojima depuis Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty). On notera que désormais c’est Jack Bauer, enfin Kiefer Sutherland, qui prête sa voix à Snake.

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Une bonne claque visuelle

Précisons d’emblée que Ground Zeroes utilise le nouveau moteur maison de Kojima, le Fox Engine (aussi bien pour les versions Current Gen que Next Gen). La mission principale se passe de nuit sous la pluie, des conditions propices pour une bonne infiltration.

D’emblée, on constate que les textures sont très détaillées. La claque Next Gen (le jeu a été testé sur PS4) est bel et bien là. Snake est parfaitement modélisé avec beaucoup de détails (sur sa combinaison, son équipement, ses cheveux…) et des déplacements très réalistes.

La réalisation technique n’est toutefois pas exempte de défauts avec quelques bugs de collision présents çà et là. Mais, on ne boudera pas son plaisir de retrouver Big Boss dans une mouture en 1080p à 60 ips (PS4 oblige).

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Passage au monde ouvert et évolution du gameplay

La franchise profite également de ce prologue pour passer au monde ouvert, à l’échelle du camp militaire ici. Un avant-goût puisque Kojima a bien précisé que le monde ouvert de The Phantom Pain serait indéfiniment plus vaste. A n’en pas douter, nombreux seront les jeux à passer au monde ouvert sur Next Gen (aujourd’hui sort ainsi sur PS4 InFAMOUS : Second Son également en open world dans la ville de Seattle).

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Mais, le plus gros changement provient indéniablement d’un rafraichissement du gameplay. Tout d’abord, Snake gagne en agilité dans tout ce qu’il fait et ce n’est pas pour nous déplaire. Il conserve le CQC, le système de combat au corps à corps, qui permet de neutraliser les ennemis sans faire de bruit.

Lorsque vous êtes repéré, un point d’exclamation apparaît et le jeu ralentit alors, vous laissant le temps de tirer sur les ennemis qui vous ont repéré pour éviter que l’alerte ne soit donnée. Les puristes crieront au scandale. Mais cette volonté de faire évoluer le gameplay et de rendre le jeu plus accessible est plutôt bien réalisée et sans trahir l’esprit du jeu. Les joueurs les plus aguerris à l’infiltration pourront s’essayer au mode difficile (en lieu et place du mode normal) et désactiver certains éléments dans les options.

Exit également le radar (qui apparaitra dans les autres épisodes se déroulant après Ground Zeroes chronologiquement). Big Boss dispose d’une paire de jumelles qui lui permet de marquer les ennemis et de conserver leur position, ce qui facilite également le boulot de Snake.

On pourra également piloter des véhicules sur la base pour se déplacer plus rapidement d’un point à un autre ou bien pour foncer sur les ennemis une fois repéré. On regrettera que dans ses phases, la caméra ne suive pas le véhicule automatiquement, ce qui s’avère peu pratique.

Snake a aussi la possibilité de récupérer des chargeurs et des armes. Enfin, il est en contact (simple appui sur la gâchette L1) avec l’opérateur radio qui vous donne des indications. Il faudra également interroger les ennemis neutralisés pour progresser dans cet épilogue.

Le pavé tactile de la PS4 permet d’accéder aux options du jeu (clic droit) ainsi qu’à l’interface iDroid pour visualiser un holographe de la carte du camp (pour le clin d’oeil, iDroid est un mélange entre iOS et Android). D’ailleurs l’iDroid est également accessible via une application compagnon mobile gratuite :
Télécharger Metal Gear Solid V: GZ sur iOS.
Télécharger Metal Gear Solid V: GZ sur Android.

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Côté IA des soldats, un gros travail a été fait pour qu’elle se prête à un jeu en monde ouvert. Elle est donc globalement convaincante même si, en certaines occasions, un soldat peut très bien foncer sur vous à découvert.

La mission principale se joue en un peu plus d’une heure (la première fois et en moins de 20 minutes quand on l’a déjà faite une fois). Mais, de nombreuses missions (destructions d’objectifs, recherche d’informations…) viennent étoffer le jeu qui atteint pour le coup les 6 heures (si l’on désire être exhaustif dans tout ce qu’il propose).

Les versions Xbox One et Xbox 360

Les deux versions Next Gen (PS4 et Xbox One) sont très fluides grâce à un framerate de 60 ips. La version PS4 affiche une définition 1080p tandis que la version Xbox One se « contente » d’une définition 720p. Dans la pratique, il faut bien reconnaître qu’il est difficile de voir la différence sur un écran de taille « normale » (c’est-à-dire allant jusqu’à 55 pouces).

En revanche, la Xbox 360 (tout comme la PS3) n’est pas en mesure de rafraichir l’image à 60 ips mais plutôt à 30 ips. Il y a donc une différence au niveau de la fluidité même si le jeu reste très bon techniquement avec notamment un upscale de l’image en 720p.

Pour résumer, le nouveau moteur Fox Engine de Konami a permis d’obtenir des versions du jeu d’excellente qualité techniquement que ce soit sur consoles Next Gen (PS4 et Xbox One) que sur consoles current gen (PS3 et Xbox 360).

Conclusion

Le rapport qualité prix est donc bien là : un jeu Next Gen à 30€ qui donne un avant goût du très attendu Metal Gear Solid V : The Phantom Pain même si on aurait aimé une mission principale un peu plus longue. On retrouve bien la patte d’Hideo Kojima avec l’intrigue politico-militaire et, même s’il s’écarte des précédents volets, Metal Gear Solid V : Ground Zeroes conserve tout le sel de la saga.

Metal Gear Solid V : Ground Zeroes est disponible sur PS3, Xbox 360, PS4 et Xbox One (pas de version Wii U).


5 commentaires

  1. « Le rapport qualité prix est donc bien là »

    le foutage de gueule est donc total

  2. Eh bah… 30€ la démo, Konami se gêne pas, à l’instar d’EA / Activision & Co, de prendre les gens pour des pigeons…
    Etant fan de la série, même si le produit en soit a l’air d’être bon, ça parait quand même excessif pour quelque chose qui aurait pu être donné gratuitement pour l’achat d’un autre jeu (comme cela avait été fait pour MGS 2)
    Déçu que Kojima accepte ce type de procédé, MGS qui paraissait à contre courant dans la sphère vidéo ludique, prend la même direction que Resident Evil, Dead Space ou Assassin’s Creed..

  3. WhiteCthulhu on

    Personnellement je ne vois où est le foutage de gueule ! Entre la mission principale, les missions annexes et les éléments à trouver on a quand même plusieurs heures de jeu ( défi Kojima : finir en moins de 2h en blindrun ! ). C’est et cela à toujours été un prequel ou en tout cas un early access à Phantom Pain, qui permet de se faire au nouveau moteur et aux éléments de gameplay pour pouvoir profiter de MGS V de façon plus naturelle. Personne vous oblige à l’acheter et finalement 30€ pour pouvoir jouer à un jeu de qualité, de surcroit un MGS je ne trouve pas cela excessif.

  4. @WhiteCthulhu

    Early Access à Phantom Pain ? Rien à voir tu vas devoir l’acheter 70€ Phantom Pain. en plus des 30 euros déboursé pour GZ…
    La c’est juste une banale démo de MGS V, comme pour le prologue de MGS 2 (Partie Tanker) qui était distribué GRATUITEMENT avec Zone Of The Enders.
    Et oui on n’oblige personne à l’acheter (heureusement), mais c’est le modèle économique du DLC inversé qu’on nous sort et je critique surtout ce modèle qui risque de se banaliser au fur et à mesure des années si les consommateurs continuent de trouver ça « normal » et pas excessif.
    Bref les jeux en kit sont visiblement l’avenir du jeu vidéo, la porte ouverte à des futurs MGS en cinq parties à 40 euros chacune

    Après certes c’est un MGS, comme je l’ai dit un bon produit mais sur le principe ça reste effectivement du foutage de gueule..

  5. Christophe on

    Franchement avec les badge toute les arme sud à trouv les 9 k7 et les mission annex y a de quoi faire je trouve ça honnête moi

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