Test Rayman Legends

Rayman Legends est la suite très attendue de Rayman Origins. Nouveau bébé porté par Michel Ancel et les équipes d’Ubisoft Montpellier, il est disponible sur toutes les plates-formes. Notre test du jeu nous a permis de plonger dans son univers onirique.

Rayman Legends avait la lourde tâche de succéder à l’excellent Rayman Origins.

Dans cette optique, Michel Ancel a quasiment conservé les mêmes équipes qui avaient développé le précédent opus. Le développement a été sous les feux de la rampe suite à l’annonce de sa sortie exclusive sur Wii U. Ubisoft est en effet revenu sur sa décision et a décidé de la retarder et de la proposer sur toutes les plates-formes (sauf la 3DS) : PS3, Xbox 360, Ps Vita et PC.

Nous verrons toutefois que les joueurs Wii U ne sont pas en reste, tout comme les possesseurs de PS Vita qui auront dû patienter un peut plus longtemps avant l’arrivé de Legends sur cette plate-forme.

L’histoire

La Clairière des Rêves est menacée : les cauchemars se multiplient et de nouveaux mondes peuplés de monstres sont créés. Un prétexte à une aventure haute en couleur.

Notons d’emblée que le personnage de Barbara la barbare fait sa première apparition dans la licence Rayman. Sous les traits d’une habile guerrière maîtrisant le maniement de la hache, elle va tout faire pour aider Rayman dans ses pérégrinations.

Si les différents tableaux peinent à trouver un liant, c’est aussi parce que le jeu a été développé pour offrir des niveaux tous plus différents les uns que les autres.

On trouve ainsi tantôt un clin d’oeil à la mythologie grecque avec le monde Olympus Maximis et tantôt une référence à la base sous-marine de James Bond dans 20 000 Lums sous les mers (avec une autre référence dans le nom).

Une aventure prolifique

L’aventure principale se déroule au gré de 120 niveaux qu’on débloque progressivement en libérant les Ptizêtres faits prisonniers qui sont dissimulés dans les niveaux. Ce sont 5 mondes qui ont été imaginés de toute pièce pour l’occasion.

Quand il n’y en a plus et bien il y en a encore puisqu’à la fin du jeu, on nous propose un mode « invasion » inédit dans un Rayman. Il consiste en un mélange des 5 mondes et de leurs ennemis qui se traduit par des nouveaux niveaux originaux.

La durée de vie de Rayman Legends est de ce fait quasiment infinie si l’on y ajoute les autres modes dont nous parlerons plus tard.

Gameplay

La jouabilité est tout simplement bluffante, à la fois vive et intuitive, elle permet d’effectuer des enchaînements à merveille. On saute, on plane et on prend part à des pugilats dans une parfaite fluidité.

Mais, le jeu est indéniablement sublimé sur Wii U et PS Vita grâce à l’aspect tactile. Non pas qu’il perde tout son intérêt sur les autres consoles : loin s’en faut ; sur Xbox 360 par exemple, il garde tout son attrait. Mais, c’est simplement qu’après l’avoir essayé sur Wii U, il y a ce petit manque en revenant à un gameplay plus classique.

En effet, dès fin 2011, le Studio Ubisoft Montpellier avait déjà pu prendre en main le premier prototype de la Wii U. Pour Michel Ancel, ce fut, explique-t-il, le coup de foudre avec le Gamepad, le créateur de Rayman entrevoyant tout le potentiel en termes de gameplay du Gamepad.

N’oublions pas non plus que le jeu a initialement été développé comme une exclusivité pour la Wii U.

Ainsi, au gré de certains passages, on incarne Murfy qui est dirigeable depuis l’écran tactile du Gamepad ou de la PS Vita. Il faut alors ouvrir la voie à Rayman (contrôlé par l’IA en solo) en coupant des cordes, positionnant des plates-formes, chatouillant les monstres qui barrent la route, réveillant des Lums, en tournant des roues… sans oublier l’utilisation du gyroscope de la Gamepad qui permet de faire tourner les plates-formes.

Les choses se font naturellement et on prend un très grand plaisir à passer à ce gameplay au gré d’un niveau, délaissant pour l’occasion les sticks analogiques. Génial.

De surcroît, à deux joueurs, on se trouve face au fameux gameplay asymétrique tant espéré sur la Wii U : plusieurs points de vue suivant les joueurs. L’un prend la place de l’IA pour contrôler Rayman à la manette tandis que l’autre se concentre sur Murphy avec l’écran tactile du Gamepad.

Dans ces passages faits pour le gameplay asymétrique, sur Xbox 360, la coopération à deux avec Murphy se révèle moins intéressante et fun avec deux manettes “classiques”.

Direction artistique

C’est un des autres points forts du jeu. Ubisoft parle de tableaux et non de niveaux. Effectivement, il faut bien le reconnaître, on sent une véritable patte artistique dans tout le jeu. Tout est très beau avec une touche qu’on avait déjà pris plaisir à découvrir dans Rayman Origins.

Pour l’occasion, les développeurs de la « Villa » située à Montpellier ont développé un tout nouveau moteur graphique baptisé UbiArt Framework. La présence du mot « Art » n’est véritablement pas usurpée.

On peut quasiment parler de film d’animation jouable, UbiArt ayant notamment permis d’intégrer des éléments 3D comme les boss afin d’apporter une profondeur supplémentaire au jeu.

La bande-son du jeu est également de haute-volée. Signée du compositeur maison Christophe Helal qui avait déjà officié avec maestria sur les précédents opus de Rayman, elle est aussi riche qu’éclectique : du rock à la salsa en passant par le Classique. Elle contribue indéniablement à l’atmosphère déjantée et unique de ce Rayman Legends.

Durée de vie

Mode solo avec 120 niveaux (plus d’autres débloqués à la fin du jeu) et multijoueur en local suffiront à occuper votre canapé durant de nombreuses soirées. On trouve également des Classements qui permettent de se comparer aux joueurs du monde entier et de les affronter (en différé) avec le mode Fantôme qui permet d’afficher en temps réel et en transparence la position du concurrent dans le niveau. C’est plutôt sympa mais on aurait aimé un véritable multijoueur en ligne en direct.

Ajoutons à cela les défis connectés qui consistent en de nouveaux défis exploitant les décors du jeu générés aléatoirement tous les jours. Il y aussi le Kung-Foot qui, à force de coups dans le ballon et dans les adversaires, oppose deux équipes de foot. C’est plutôt amusant 5 minutes mais pas indispensable.

D’aucuns pourraient lui reprocher un manque de difficulté, le jeu ayant été développé pour être joué par tous. Mais si on lui ajoute la dimension scoring, la donne change complètement : récolter les Lums de façon exhaustive est en effet loin d’être trivial.

Conclusion

Il fait bon jouer à Rayman Legends. Le jeu de plates-formes d’Ubisoft a été réalisé d’une main de maître par une équipe rompue à la création artistique de contenu vidéoludique. Si l’on avait été déçu par son lancement retardé, on ne peut être que satisfait du contenu généreux offert (le temps supplémentaire a visiblement été mis largement à contribution) à l’heure où les éditeurs étiolent les jeux à coup de DLC payants.

La version Wii U bénéficie de ce petit plus au Gamepad qui en fait un incontournable sur cette plate-forme (Ubisoft exploite ici le contrôleur tactile encore plus qu’avec ZombiU, pourtant jusqu’à présent référence en la matière). Mais la version Xbox 360 également testée ne souffre en aucun cas du portage tardif.

Tout juste pourra-t-on reprocher l’absence d’un véritable multijoueurs en ligne (pas de coop en ligne par exemple et « affrontement » en mode fantôme).

Mais la suite spirituelle de Rayman Origins a repris comme il se doit le flambeau de cet illustre platformer. On peut même avancer que le petit personnage sans bras et sans jambes a largement pris sa revanche sur ces lapins crétins qui l’avaient bien trop vite enterré.

Aparté concernant la version PS Vita

Arrivée plus tard que sur les autres plates-formes, la mouture PS Vita de Rayman Legends bénéficie du même degré de finition. De plus, à l’instar de la version Wi U qui exploite l’écran tactile du Gamepad, la version PS Vita tire partie de l’écran tactile de la petite console pour les phases de jeu où l’on incarne Murfy, Rayman étant alors contrôlé par l’IA.

Par ailleurs, si le mode Invasion (28 niveaux) n’est pas présent dans cette version PS Vita, il le sera ultérieurement, simplement via un patch gratuit.

A terme, Rayman Legends sera donc complet sur PlayStation Vita.

Ubisoft a préféré livré une version disposant de la même couche de finition que sur les autres plates-formes, quitte à passer par un patch pour le compléter ensuite.


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