Time To Sign Off (TTSO), c’est une newsletter « intelligente » lancée tous les soirs dans les boîtes mails de ses abonnés et qui donne un condensé de l’actualité quotidienne qu’il ne fallait pas manquer mais c’est surtout une marque.

Time To Sign Off (TTSO), c’est une newsletter « intelligente » lancée tous les soirs dans les boîtes mails de ses abonnés et qui donne un condensé de l’actualité quotidienne qu’il ne fallait pas manquer mais c’est surtout une marque.

Le principe, propulsé par Romain Dessal, est d’abord né aux USA avant de s’implanter en France, dans le pays d’origine du fondateur, ex publicitaire et actuel serial entrepreneurs. La start up est rapidement élue comme une des 100 meilleures sociétés du moment par Entrepreneur Magazine et compte déjà plusieurs dizaines de milliers d’abonnés sur les deux pays.

La newsletter quotidienne donne en plusieurs rubriques un condensé d’informations sélectionnées et pré mâchées pour vous avec un ton distinctif et plutôt original. Tous les jours à 19h, l’heure de la sortie des bureaux, une lettre avec un taux d’ouverture dépassant les 90%, un contenu qualitatif et de très bons partenariats, forcément ça attire l’œil.

Ce qui en ressort, c’est d’abord le calibrage marketing de l’entreprise qui est assez impressionnant et qu’on doit à l’expérience du fondateur mais c’est aussi un sentiment de renouveau qu’on sent dans les business model des médias qui est assez sensible. Parce que si on se doute que le service proposé est en parfaite adéquation avec les besoins en ce moment (une curation plus poussée pour lutter contre le bruit médiatique incessant), c’est aussi les sources de revenus qui sont innovantes.

Capture d’écran 2012 09 30 à 15.08.29 Time To Sign Off, la newsletter intelligente

La start up repose majoritairement sur de la publicité ciblée et personnalisée (une logique win win win entre la marque, le support et le lecteur, le fameux concept de « l’infomercial ») avec des annonceurs avec lesquels ils sont en accord (comme VeryChic dont on avait parlé ici) et qui reste dans leur cible principale (les si recherchés CSP ++). Une logique qui valorise le support autant que la marque en permettant aux lecteurs d’avoir un contenu qui peut les intéresser et sans cannibaliser son image de marque et dévaloriser le message à véhiculer.

TTSO ne se ferme pas non plus l’idée d’aller vers des « boxs » de produits affinitaires ou d’une newsletter professionnelle payante. Ce qui reprend à peu près toutes les nouvelles pistes qui peuvent s’avérer être les futurs modèles économiques de la presse. Pensons également à MyLittleParis et le succès impressionnant de ses « boxs » où des nouveaux axes que prennent les médias anglo-saxons ou le renforcement de certains comme les formations (traditionnelles chez The Economist) et qui marque plus que la destruction du monde médiatique actuel, une renaissance de ces structures qui s’annonce très prometteuse.

Pour reparler de TTSO, ils sont d’ailleurs parmi les 100 start ups où investir en 2012 du magazine Challenges et en quête de 300 000€ pour ceux qui seraient intéressés.