Trending Topics de Facebook : à peine confiés aux algorithmes et déjà un gros couac

Facebook dispose d’un service de Trending Topics aux États-Unis, jusqu’à présent des humains étaient chargés d’alimenter cette compilation de sujets très lus et très partagés sur le réseau social, mais il y a quelques jours Facebook a décidé de déshumaniser cette tâche.

Erreur sur le flux Trending Topics de Facebook

Nous évoquions d’ailleurs cette question des Trending Topics confiés à des robots il y a quelques jours dans cet article. Il n’aura donc pas fallu attendre très longtemps pour s’apercevoir que les algorithmes peuvent non seulement faire de grosses boulettes, mais que finalement les machines font les mêmes erreurs que les humains, en reprenant parfois une mauvaise information.

Grosse boulette sur le Trending Topics de Facebook

Beaucoup critiqueront le fait de confier cette tâche à des robots, mais pour mieux comprendre la situation, il faut revenir un peu en arrière. Pour l’instant, Facebook n’a lancé officiellement les Trendings Topics qu’aux États-Unis et comme chacun doit le savoir, l’Amérique se cherche un nouveau président en ce moment.

En proposant une compilation des sujets les plus lus et plus partagés sur le réseau social, Facebook fait donc remonter une certaine tendance et indirectement une certaine préférence. Certains médias se sont donc montrés très critiques envers cette fonctionnalité et évidement certains politiciens ont vu d’un mauvais œil de ne pas être plus souvent cités dans les TrendingsTopics de Facebook, accusant même Facebook de « Censure ».

Le réseau social ne souhaitant pas jeter aux oubliettes un service qu’il estime pertinent, a donc choisi de ne plus confier cette tâche à des équipes humaines, pouvant éventuellement montrer certaines « préférences » sur certains sujets. Le réseau social a donc décidé que cela serait des algorithmes qui feraient ce travail d’investigation, pour faire remonter les sujets les plus lus ou les plus partagés dans le flux des Trending Topics.

Après « l’erreur est humaine », on peut dire : « l’erreur est algorithmique »

Quoi de plus neutre qu’un robot (s’il a bien été programmé) pour effectuer cette tâche ? Le souci, c’est que comme un journaliste qui se laisserait abuser par un sujet populaire, repris dans la presse et intéressant, il est possible de tomber sur des hoax. Comme le disaient déjà les romains : « Errare humanum est », l’erreur est humaine ! On pourra dorénavant dire : « l’erreur est aussi algorithmique ». En effet, les Trending Topics ont fait remonter une information très populaire, très lue et très partagée, pendant de nombreuses heures… Le seul souci, c’est que cette dernière était totalement fausse.

En effet, ce 29 août, un article publié sur un site favorable au candidat Donald Trump, indiquait que Megyn Kelly, la présentatrice de Fox News avait été licenciée par sa chaîne pour une trop grande proximité avec la candidate à la présidentielle, Hillary Clinton. En tête des Trending Topics pendant plusieurs heures l’information était totalement fausse. Voilà un cas qui risque d’obliger Facebook à revoir sa mayonnaise, car les hoax sont précisément un phénomène qui pullule sur les réseaux sociaux, alors si Mark Zuckerberg ne veut pas décrédibiliser son service, il devra inclure au moins un système de veille humaine. Le serpent se mord la queue, car on reviendra aux traditionnels dilemmes : « censure ? », « préférence ? », « partisan ? »…

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2 commentaires

  1. ps: oui un ordinateur est peut être neutre mais il n’a pas pas encore la puissance de déduction et d’interaction d’un cerveau humain. Donc il fera encore plus d’erreur que l’humain jusqu’à ce que sa puissance de calcul lui soit supérieure en tous points à celle d’un cerveau
    Dans 1 an, 10 ans, 100 ?

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