Trois jeunes chauffards ont été retrouvés par la police à la suite d’une longue traque. L’indice qui les a trahi ? Les vidéos de leurs ‘exploits’ postées sur YouTube

Trois jeunes motards âgés de 23 à 25 ans ont cru que mettre leurs ‘exploits’ en ligne sur Youtube était une bonne idée. Ceux-ci se sont filmés en train de tranquillement dépasser les limitations de vitesse sur une petite route. Ils ne se doutaient pas que leurs vidéos allaient être visionnées par la police et que celle-ci allait se lancer dans une longue traque pour retrouver ces jeunes chauffards. Postées en novembre 2012, les vidéos montrent un des protagonistes faire monter son compteur à 116 km/h sur un tronçon de route limité à 50 km/h on peut ensuite y voir une autre moto passer à 189 km/h sur une portion limitée à 90km/h.

Comme vous pouvez le constater, cette vidéo est loin d’être récente. L’arrestation des trois suspects ne s’est pourtant déroulée que la semaine dernière. Dans Midi Libre, le capitaine  Celle, commandant la compagnie de Lodève expliquait : « Notre service de veille sur les réseaux sociaux a repéré ces motards et a reconnu la route, la RD 908, entre Clermont-l’Hérault et Bédarieux. Ils filmaient le compteur mais aussi des dépassements dangereux de véhicules sur des lignes blanches continues.« . Les policiers ont ensuite remonté les adresses IP à partir desquelles les vidéos ont été postées pour au final retrouver les trois individus.

Chauffard189 Trois motards sont retrouvés par la police à cause de vidéos publiées sur Youtube

Les motards incriminés ont été placés en garde à vue et accusés des délits suivants : mise en danger par violation manifeste d’une obligation de sécurité et provocation d’un délit par image communiquée au public par voie électronique. Ce dernier délit peut être puni d’une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement couplés à 45.000 euros d’amende. Bien évidemment, il semble peu probable que les trois individus écopent d’une telle peine mais avec ce cas, la police souhaite faire un exemple. « Avec ces films, on risque le phénomène de surenchère : faire mieux que ce que le petit camarade a mis en ligne. En terme de sécurité routière, c’est catastrophique.« .

Poster des vidéos dans lesquelles on outrepasse la loi peut donc coûter cher si la police a décidé de vous mettre le grappin dessus. Cependant, une vidéo (facilement modifiable) suffit-elle pour inculper des malfrats ? Il semble que sans aveux des suspects ou sans autres preuves tangibles, la vidéo seule constitue une bien faible preuve. Si vous avez de solides connaissances dans ce domaine, n’hésitez pas à commenter pour nous en faire part.

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