Sur Twitter, il promet de tirer sur quelqu’un pour 100 retweets. La police intervient.

Dakkari Dijon McAnuff, un jeune homme de Los Angeles, a publié un drôle de tweet : la photo d’une arme à feu pointée dans la rue. Il promettait de tirer sur quelqu’un pour 100 retweets.

Arme Pixabay Sur Twitter, il promet de tirer sur quelqu’un pour 100 retweets. La police intervient.

La publication a rapidement été signalée à la police, qui a été capable de le retrouver. L’arme qu’il a montrée sur Twitter était vraisemblablement une carabine à air comprimé que la police a retrouvée chez lui. Les médias californiens n’évoquent pas de « fusillade ». La petite farce aura tout de même coûté une arrestation et une détention.

Les cas comme celui-ci sont assez courants. Au mois de février, une Espagnole de 21 ans a été accusée d’incitation au terrorisme. González Camacho n’a menacé personne. Mais voici ce qu’elle a publié sur Twitter : « Je promets de me tatouer le visage de celui qui tire sur le cou de Rajoy (le Premier Ministre conservateur espagnol)». Un petit appel au meurtre, tranquille.

Au mois de janvier, un autre cas de ce genre a également fait de l’écho au Royaume-Uni. Cela arrive assez souvent sur Twitter et nous rappelle qu’on est tenus responsables de ce que l’on publie sur les réseaux sociaux, surtout qu’il s’agit d’une trace écrite et parfois publique.

Ce qu’on dit en France

En France, menacer de commettre un crime est puni par le code pénal. Voici un extrait du code pénal qui évoque les menaces (Article 222-17) : « La menace de commettre un crime ou un délit contre les personnes dont la tentative est punissable est punie de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende lorsqu’elle est, soit réitérée, soit matérialisée par un écrit, une image ou tout autre objet. La peine est portée à trois ans d’emprisonnement et à 45 000 euros d’amende s’il s’agit d’une menace de mort. »

Il est donc recommande de tourner sept fois sa souris sur son pad avant de publier un tweet à tendance rageuse. Parfois, il arrive aussi que de vrais bandits fournissent inconsciemment des preuves de leurs forfaits sur les réseaux sociaux.

(Source)

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