Le réseau social Twitter vient d’ouvrir un site sur lequel sont publiées toutes les demandes de censure, retrait ou renseignements émanant des gouvernements, associations ou autres agences de protection des droits d’auteurs.

La récente affaire relative à la plainte de l’UEJF (Union des Etudiants Juifs de France) suite à la publication de messages antisémites sur Twitter, puis la décision du TGI de Paris, ont projeté une lumière crue sur l’un des côtés peu ragoutants des réseaux sociaux, et l’irresponsabilité de certains de leurs membres.

D’un autre côté, les gouvernements, agences officielles, juristes et autres ayant-droits sont souvent assez prompts à dégainer des demandes de censure auprès des réseaux sociaux. Alors que Google publie depuis trois ans les requêtes de suppressions et demandes de renseignements sur un site dédié, Twitter vient de lancer à son tour son Transparency Report.

twitter rapport censure Twitter ouvre un site qui fait la transparence sur les demandes de censure

Twitter avait déjà publié en juillet 2012 un premier « rapport de transparence » portant sur six mois de données détaillées relatives au nombre de demandes requêtes de divers gouvernements, allant de la simple demande de renseignements sur des personnes à la demande de suppression pure et simple de contenus ou à la plainte en violation de droits d’auteur.

La France dans les cinq premiers demandeurs

Le site nouveau dédié à la transparence est organisé en trois grandes rubriques : Demandes d’informations, Demandes de suppression et Réclamations sur le droit d’auteur, ces trois sections couvrant les quatre trimestres de 2012. Si l’on regarde un peu en détail ces rapports, on  constate que dans la section Demandes d’information, les cinq pays les plus actifs sont les USA (815), le Japon (62), le Brésil (34), le Canada (15) et… la France (12). Il est intéressant de noter que Twitter a donné une suite favorable à seulement 57% des requêtes, le reste étant demeuré lettre morte.

Concernant les demandes de suppression, sur la même période, la France n’en n’a fait qu’une, et elle est connue puisqu’il s’agit de celle de l’UEJF mentionnée en introduction de cet article, à laquelle Twitter a obtempéré.

J’ignore quel est l’impact réel de ces rapports sur les demandeurs, mais on peut espérer qu’ils calment un peu les ardeurs en freinant les velléités de censures en tous genres. A ce titre ils sont de toute façon indispensables.

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