Uber : une plateforme d’agressions sexuelles en ligne ?

Uber a décidé de riposter face aux accusations dont il est la cible, depuis que le site d’information BuzzFeed a publié un article mettant en avant les chiffres des agressions sexuelles liées au service de transport.

Uber vs Taxis

Uber ne semble pas apprécier un récent article dans lequel on peut lire que des milliers de personnes s’étaient plaintes d’avoir été agressées durant la course qu’elles avaient commandées via le service Uber. Le risque qu’un délinquant ou qu’un prédateur sexuel puisse se glisser parmi les chauffeurs existe bel et bien.

Les viols représentent 0,0000009 % des trajets assurés dans le monde par Uber

D’après Uber, il ne s’agit pas de milliers de plaintes, mais l’entreprise révèle quand même 5 cas de viol présumé, mettant en cause des chauffeurs utilisant le service Uber et que 170 « dénonciations légitimes d’agressions sexuelles » ont été enregistrées entre décembre 2012 et août 2015. Des chiffres importants qui risquent de refroidir les utilisateurs du service, si l’entreprise ne trouve pas rapidement une solution pour empêcher ce genre de situation.

Uber relativise les 5 viols présumés, en précisant qu’il s’agit de seulement 0,0000009 % des trajets assurés dans le monde et que dans le cas des agressions sexuelles, il s’agit d’un cas tous les 3,3 millions de courses opérées dans le monde. Les responsables de la société ont déclaré : « Malheureusement, aucun moyen de transport n’est sûr à 100 % ».

L’article de BuzzFeed avait notamment publié une note du service client, conservée par un ancien employé de l’entreprise, où l’on pouvait y voir que le mot-clé « rape » (viol en français) était présent 5 827 fois dans la base de données. Uber a indiqué que cette information lancée comme cela n’avait aucune crédibilité, car il pouvait s’agir dans certains cas d’erreurs orthographiques entre le mot « rate : tarif » et « rape : viol », de plus les filtres ne pouvaient distinguer s’il s’agissait d’un morceau d’un mot, d’un nom, d’une adresse mail, etc. contenant les lettres « r-a-p-e ».

Quoi qu’il en soit il s’agit d’un problème de sécurité très grave, que l’entreprise doit prendre en compte. Uber a notamment perdu le marché de l’Inde en 2014, suite au viol d’une jeune femme dans un taxi conduit par un chauffeur de l’entreprise. L’état indien avait donc tout simplement interdit le service Uber dans tous le pays.

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