Un internaute français sur trois pirate des films et des séries

Un tiers des internautes français seraient des pirates. En faites-vous partie ?

Une figurine de pirate à Saint-Martin

L’ALPA ou Association des Lutte Contre la Piraterie Audiovisuel vient de publier les résultats de son étude sur le piratage de films et de séries dans l’Hexagone pour l’année 2015.

D’après celle-ci, 14 millions de Français accèdent aux sites dédiés à ces « contrefaçons » (quoiqu’accéder à Pirate Bay ne fait pas nécessairement de quelqu’un un pirate).

Cela représente, comme l’indique l’organisation, un tiers des internautes et marque une hausse de 5 % du nombre des « internautes indélicats ». Et toujours selon les résultats de l’ALPA, qui a collaboré avec Médiamétrie et le CNC, « 35 millions de vidéos illégales sont visionnées par mois sur les sites de streaming ». Pour les sites de téléchargement direct, ce serait 7,6 millions d’utilisateurs par mois.

Le streaming de contenus contrefaits intéresse surtout les femmes tandis que les hommes s’intéressent d’avantage au téléchargement direct.

L’ALPA avertit que « malgré certaines mesures, le fléau du piratage reste très élevé en France. Il met en péril la création audiovisuelle et entrave l’essor de l’offre légale ».

Sinon, les films les plus piratés en 2015 en France étaient :

  • Jurassic World, réalisé par Colin Trevorrow et distribué par Universal Pictures International France
  • La Famille Bélier, réalisé par Eric Lartigau, coproduit notamment par France 2 Cinéma et distribué par Mars Films
  • Taken 3, réalisé par Olivier Megaton, coproduit et distribué par M6 Films et EuropaCorp
  • Mission: Impossible – Rogue Nation, réalisé par Christopher McQuarrie et distribué par Paramount Pictures France

Et les séries les plus piratées en 2015 en France étaient :

  • The Walking Dead, créée par Robert Kirkman et éditée par Wild Side Vidéo
  • Game of Thrones, créée par D.B Weiss et distribuée par Warner Bros France
  • Les Revenants, créée par Fabrice Gobert, produit par Canal + et distribuée par Universal Pictures France

A lire aussi : Voici combien de vidéos porno un utilisateur de smartphone regarde « en moyenne », en une année

(Source)


6 commentaires

  1. Dodutils on

    « Etrangement, le streaming de contenus contrefaits intéresse surtout les femmes tandis que les hommes s’intéressent d’avantage au téléchargement direct. »

    Bah c’est surtout que les nanas ne veulent pas se casser la tête avec la « technique », elles cliquent et hop ça joue le film, le super MKV/AVI fulHDExtra10K machin bidule à stocker sur le méga NAS « t’as vu chérie j’ai 8To 10.000 tours en RAID qui déchirent » pour l’ouvrir avec le super player de la mort qui tue elles s’en balancent 😉

    Et dans le meilleur des cas ça sera au final « chéri tu m’a mis le film sur mon smartphone ? »

  2. A noter que le second tiers a peur de se faire repérer tandis ce que les 33% restants ne savent tout simplement pas comment faire.

  3. Stéphane on

    J’ai été un pirate actif, tout d’abord de musique depuis l’époque Napster (aucune offre légale à l’époque), puis de films et séries (époque eMule). A une époque, j’avais même un abonnement Giganews pour télécharger maladivement sur les newsgroups. Maintenant, j’aurais un abonnement Google Music et un abonnement Netflix. Pour l’équivalent de 3 paquets de clopes par mois, j’ai accès légalement à 1.000 fois plus de contenus que je ne pourrais consulter de toute ma vie. Être pirate aujourd’hui, c’est vraiment être d’ une extrême mauvaise foi.

  4. Ramparany on

    C’est surtout maintenir une habitude, presque un réflexe, pris il y a 20 ans…

  5. Pour moi le problème des vidéos c’est le format abonnement proposé par les plateformes payantes.
    Je regarde très peu de séries et de films. Payer un abonnement alors que je vais regarder 2 saisons / an, ça revient cher la série.
    Du coup, il me reste 2 choix : attendre la sortie DVD de la saison ou télécharger.
    Evidemment, si on aime une série, on a envie de voir les épisodes le + vite possible, vous conclurez
    sans peine sur mon choix.

    En ce qui concerne la musique, c’est très différent, j’écoute de la musique beaucoup plus souvent que je ne regarde un film.
    Je suis donc abonné à Deezer et je trouve ça très bien, je peux accéder à énormément de musique sans délai, c’est parfait (même si le catalogue est un peu cheap dès qu’on cherche quelque chose d’un peu spécifique).

Send this to friend

Lire les articles précédents :
360learning
Une levée de fonds, une traversée du désert, et un fantastique rebond : l’exemple de 360Learning

L'histoire mouvementée et enthousiasmante de la startup française 360Learning est une belle leçon de ténacité et de capacité à faire...

Fermer