Les mathématiques sont passionnantes, malheureusement certains y sont réfractaires. Et si, la meilleure manière d’apprendre, c’était en s’amusant ? Un concept qui réunit tout le monde.

Les mathématiques n’ont jamais plu à tout le monde, c’est un fait. Alors que certains trouvent cela passionnant, voire amusant, d’autres y sont totalement réfractaires. Comment faire, alors, pour que ces derniers acquièrent tout de même les savoirs nécessaires (la logique et la rigueur mathématique servent tout au long de la vie) ? Rendre la chose ludique, c’est peut-être ça la solution. Zoran Popović, scientifique à l’Université de Washington semble avoir trouvé la formule magique avec un jeu qui captive les jeunes tout en améliorant leur niveau en mathématiques.

Des jeux intelligents

L’homme est déjà connu pour avoir créé Foldit, une sorte de puzzle game dans lequel vous devez créer des modèles de protéine complexes en travaillant sur les acides aminés. Dit comme cela, ce jeu n’a pas vraiment l’air passionnant mais celui-ci a rencontré un certain succès et, mieux encore, les joueurs ont créé des molécules complexes auxquelles les biochimistes n’avaient pas forcément pensé. Cela pourrait amener la science à progresser. Foldit est donc un jeu d’un genre particulier mais force est de constater que l’expérience n’en est que positive.

DragonBox Un jeu vidéo pour apprendre ses mathématiques !

Mathéludiques

Aujourd’hui, Zoran Popović frappe à nouveau. Il reprend le même principe et adapte du contenu scientifique sous forme de jeu pour le rendre plus accessible. Cette fois-ci, il s’attaque aux mathématiques avec une adaptation de l’application DragonBox. Celle-ci propose d’introduire des concepts d’algèbre en utilisant un mélange de chiffres et de figures d’animaux. Les joueurs reçoivent un certain nombre de cartes et une boite, ils doivent se débarrasser de toutes leurs cartes en suivant des règles simples qui leur sont données. Exemple : des cartes colorées et des cartes en noir et blanc s’annulent, comme les chiffres positifs avec les négatifs. La difficulté est croissante et les joueurs auront des règles et des problèmes de plus en plus épineux, mais sans jamais perdre l’aspect ludique.

Une formule gagnante

Le concept, testé sur des lycéens, a révélé des résultats positifs : 93 % des élèves testés avaient compris les concepts exposés après une période de 90 minutes d’apprentissage. Cela leur plaisait tellement qu’ils ne voulaient plus arrêter ! Ce jeu montre une fois de plus que les ludiciels peuvent être mis au service de causes nobles comme l’éducation, une bonne manière de rappeler que non, les jeux vidéos ne sont pas diaboliques. C’est également une bonne chose de voir des concepts originaux se développer pour intéresser les jeunes à des domaines moins accessibles. Le seul reproche que l’on pourrait faire à ce genre de projet, c’est qu’au final, on garde toujours les yeux rivés sur un écran.

DragonBox.

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