Un mauvais payeur se retrouve publiquement affiché sur Facebook, il est arrêté

Un barman exaspéré par un mauvais payeur a décidé de le prendre en photo et de partager l’image sur Facebook. Le cliché a créé une petite émulation qui a révélé que l’homme avait l’habitude de ce genre de pratique.

L’histoire se déroule à Reno au Nevada (USA). Elle met en scène un barman courroucé, un mauvais payeur et Facebook. Bien que cela semble être d’une logique terrifiante, il semble que payer ses consommations au bar est une chose ‘normale’. Tout le monde n’applique pas cette philosophie ce qui a provoqué la colère d’un bar qui a posté sur le réseau social la photo d’un homme qui avait refusé de payer l’addition.

Le barman qui s’occupait de ce client, nommé Saul Zelaznog ( Zelaznog = Gonzalez à l’envers, ça sent le pseudonyme), n’a pas apprécié le fait que l’homme lui déclare ne pas pouvoir payer son ardoise qui s’élevait à 100$. Il a donc pris une photo de l’homme au moment M, ce qui lui a permis d’obtenir un cliché assez rapproché. Suite à cela, il a déposé plainte à la police et a posté l’image de Zelaznog sur Facebook accompagnée d’une légende expliquant l’histoire. Dans ce statut, le bar avertissait ses concurrents des pratiques peu sympathiques de ce cher Zelaznog.

Zelaznog

« Tous ses amis ont payé et sont partis, il était le dernier. Le serveur devait récupérer l’argent dû. Il a expliqué qu’il avait oublié son porte-monnaie. » Chris Kahn, copropriétaire du bar. Expliquée comme cela, l’histoire ne semble pas si grave mais la publication Facebook a révélé les démons de Zelaznog. D’autres établissements l’ont reconnu et ont affirmé que ce n’était pas la première fois qu’il se comportait comme un mauvais payeur et l’homme semblait déjà sous le coup de la justice (probation).

Plus tard, l’homme a été arrêté. Est-ce que la photo diffusée sur Facebook a joué un rôle important dans cette arrestation ? En partie, car elle a permis aux autres bars de rejoindre l’établissement situé à Reno dans le ‘combat’ contre Zelaznog. La pratique est-elle légale ? Vraisemblablement, il y a un non-respect du droit à l’image.

Jusqu’à maintenant les réseaux sociaux permettaient aux clients de noter et commenter les restaurants et bars en donnant leur avis. Cette affaire nous montre que désormais, les établissements peuvent en faire de même avec leurs clients (et leurs employés). L’histoire n’est pas la première à opposer particuliers et entreprises sur les réseaux sociaux : un homme qui travaillait dans un camion de restauration avait été renvoyé pour avoir critiqué des clients sur Twitter.

(source)

(Image : Facebook Brewer’s Cabinet)


6 commentaires

  1. Bien qu’il semble « juste » que cet homme soit inquiété à cause de son attitude, le principe reste inquiétant.

    Les réseaux sociaux ont également la faculté de vite transformer une rumeur, ou un simple fait divers en drame.

    Quid du pauvre gars qui, un jour, se trouvera blacklisté dans sa ville parce que sa tête aura été placardé sur FB alors que sont seul délit aura été de ne pas plaire à un videur, ou de ressembler à une autre personne.

    Le risque de ruiner la vie des gens est trop grand. Et puis, le principe fondamental de ne pas rendre la justice soit même est juste oublié dans ce cas.

  2. Je ne crois pas que le droit à l’image existe aux US. Il me semble que c’est une spécificité française. Du coup, ça a l’air légal. Un peu violent, mais légal.

  3. Oui mais il y a quand meme eu plainte penale pour l’arreter. Donc c’est normal. La photo a vrvaiment servi d’identification.

  4. la diffamation n’est pas la solution seul la justice peu juger mais ou va t on vers le retour de notre chère guillotine notre société actuel ne sais pas ce que c’est de vivre sous la guerre et la résistance balancer diffamer (spécialité française) vous tout cela finira mal….

  5. Il me semble même que si cela avait lieu en France, le droit à l’image peut ne pas s’appliquer si la photographie montre la personne pleinement consentante de la prise de vue, ce qui semble être le cas ici, non ? Ce sont de vieux restes, je ne suis pas affirmatif à 100%.

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