Une cyberattaque mondiale perturbe les leaders du web aux États-Unis

Hier, des millions d’américains n’ont pu accéder à des sites tels que Twitter, Ebay, Amazon ou encore Airbnb. Des pirates ont lancé un cyberattaque massive paralysant une partie du web pendant plus de 12 heures.

Quelqu'un cherche à détruire le web

Victime d’une cyberattaque de grande ampleur, les géants du web ont vu leur site inaccessible pendant plus de 12 heures hier. Une attaque qui n’était pas dirigée directement vers ces sites mais vers l’hébergeur de DNS Dyn. Une enquête a été ouverte par le FBI pour tenter de déterminer la source de cette cyberattaque d’une ampleur inédite.

Une partie du web américain paralysée par une cyberattaque

Pendant plus de 12 heures, des sites tels que Twitter, Ebay, Amazon, Spotify, Netfix, entre autres ainsi que des sites de médias (Boston Globe, New York Times, CNN, The Guardian, etc.), se sont retrouvés hors service aux États-Unis principalement. Les pirates à l’origine de cette cyberattaque s’en sont en fait pris à la société Dyn, qui héberge les serveurs DNS de nombreux sites web américains. Ces serveurs sont incontournables, ils servent à rediriger les internautes vers le site qu’ils veulent visiter en faisant correspondre adresse IP et nom de domaine.

Les hackers ont utilisé la technique du DDos ou attaque par déni de services, qui consiste à saturer le serveur de requêtes pour le faire tomber. Pour surcharger les serveurs, les pirates se sont reposés sur un botnet, un réseau de machines dont ils ont pris le contrôle grâce à un malware. Pour effectuer cette attaque ils se sont notamment appuyés sur des objets connectés.

Les objets connectés au cœur de cette cyberattaque

De plus en plus présents dans nos foyers, les objets connectés tels que les téléviseurs, les réfrigérateurs ou encore les caméras de surveillance peuvent être l’objet de piratage. Les hackers ont alors profité de failles dans la sécurité de ces objets pour y envoyer un malware. Une fois installé à l’insu du propriétaire de l’objet en question, le logiciel malveillant attend un ordre des pirates pour s’activer.

« Les attaques par déni de service, en particulier avec l’essor d’objets connectés non sécurisés, vont continuer à harceler nos organisations. Malheureusement, ce que nous voyons n’est que le début en termes de « botnets » à grande échelle et de dommages disproportionnés », indiquait Ben Johnson, ancien hacker qui travaillait pour l’agence de renseignement NSA.

Source


5 commentaires

  1. Très intéressant, ça fait juste 2 jours que tout le monde en parle.
    Merci encore presse citron pour votre intervention

    • Eric

      Alors ça ne fait pas deux jours mais 24 heures. Et visiblement Google News ne partage pas votre avis puisque cet article a été en une de Google Actualité durant toute la journée d’hier. Mais merci pour votre commentaire, ça fait du bien de sourire de temps en temps.

    • Emmanuel Ghesquier
      Emmanuel Ghesquier on

      Vous nous donnez quand même le droit de dormir dans votre monde et de profiter un minimum du week-end ? Si vous l’avez déjà lu ailleurs, ce n’est peut-être pas le cas de tous le monde, non… Je ne vois pas trop la portée de votre commentaire, mais merci pour votre intervention enrichissante.

Répondre

Send this to friend

Lire les articles précédents :
facebook-sur-un-ordinateur-laptop-samsung
Microsoft a déjà tenté de racheter Facebook, selon l’ancien PDG

L’ancien PDG de Microsoft révèle que la firme a déjà tenté de racheter Facebook pour 24 milliards de dollars.

Fermer