Une personne paralysée qui continue de peindre grâce à une machine

Voici l’histoire d’une femme qui, paralysée par une maladie grave, a pu continuer à peindre des Å“uvres grâce à la technologie. Quand les machines se mettent au service du handicap pour permettre aux gens de réaliser leurs rêves.

Heide Pfüetzner, une ancienne professeure d’anglais allemande a bien cru voir ses rêves prendre fin en 2007. Cette année là, on lui diagnostique une sclérose latérale amyotrophique, autrement appelée la maladie Lou Gehrig. Cette maladie provoque une paralysie progressive qui va toucher les membres, le tronc et la tête, soit une paralysie quasi-totale. Suite à ce drame, l’avenir de la femme s’annonce sous des jours très sombres. Mais, six ans plus tard, Heide Pfüetzner célèbre fièrement l’exposition des Å“uvres qu’elle a peintes grâce à un système ‘contrôlé par la pensée.’

L’exposition est nommée ‘Brain on Fire‘ (cerveau en feu) et elle se tient à Easdale, une petit île écossaise, depuis vendredi. Les visiteurs pourront y découvrir les Å“uvres de Heide Pfüetzner. Ils y retrouveront des peintures digitales très colorées constituées de formes et de coups de pinceaux virtuels mis par l’artiste paralysée. Le secret de cette possibilité qui était encore inenvisageable il y a quelques années ? Un ordinateur relié au cerveau.

PeinturePensée

Pour créer, la femme s’installe, assise dans sa chaise roulante, devant deux écrans et elle met une sorte de casque truffé d’électrodes (électro-encéphalographie ou EEG). Sur l’un des deux écrans sont disposés les divers outils dont l’artiste peut avoir besoin. Chacune des images (une image par outil) clignote d’une manière différente ainsi, quand Heide fixe l’une d’entre elles, son cerveau réagit d’une certaine manière qui, analysée par l’ordinateur, fait correspondre cette activité cérébrale à l’outil désiré. Pour ensuite appliquer ce qu’elle a sélectionné, l’artiste doit se concentrer sur un point particulier de l’écran.

L’histoire est déjà belle car elle permet à une personne atteinte d’une maladie extrêmement grave de pouvoir continuer à vivre ses rêves mais elle ne s’arrête pas là. Car si Heide Pfüetzner a réussi à exposer en Écosse, c’est grâce à une campagne issue du financement participatif. Sur un objectif de 5.000€, l’ex-professeure a réussi à réunir 5691€, ce qui lui a permis de réaliser ce qu’elle désirait. Avec cet argent, l’Allemande peut se permettre de se déplacer, elle, son infirmière et son équipement pour exposer. Il est également question d’imprimer et de continuer son travail. La technologie permet parfois de belles histoires et il est important de les souligner.

Voici la page du projet de l’artiste.


2 commentaires

  1. Pour une fois ou la technologie sert à quelque chose de positif… c’est plutôt rare ces derniers temps !
    Belle histoire comme on aimerai en lire plus souvent. J’attend la suite avec impatience.

  2. Avec les avancées de la technologie, on peut faire des choses merveilleuses. Cette femme peut peindre, mais on peut avoir la même chose avec un ou une écrivain, chanteur(se), musicien(e), sculpteur, etc.

    Ca, c’est tout le côté merveilleux et blanc de la chose, après, il y a aussi tout le côté noir !

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