logo velib Le Velib à Paris : un bel exemple damnésie médiatiqueDeux ans après Lyon et Velov (qui fut – je le rappelle – une première mondiale), les parisiens découvrent enfin les joies du vélo en libre service avec Velib.
Ce qui me donne l’occasion de dire à quel point les media peuvent parfois m’exaspérer dans ce pays.
Pourquoi ?

  • bien sûr c’est Paris, bien sûr il s’agit de la capitale, mais quand même, la couverture médiatique du lancement des Velib à Paris a été bien plus importante que celle qui avait accompagné le lancement de Velov à Lyon. A tel point que nous nous étions demandés si cette initiative pourtant concrètement écologique, et qui de surcroît constituait une première en France, intéressait quelqu’un par ici…
  • dans le concert médiatique de ces derniers jours, je n’ai pas que très rarement entendu une seule fois une référence au précédent lyonnais
  • à ma connaissance et sauf erreur de ma part, aucun journal, aucune télé n’a pris l’initiative d’exercer correctement ce qui constituerait pourtant la base de son métier et qui aurait certainement intéressé les premiers utilisateurs parisiens : prendre un TGV pour venir à Lyon et faire un dossier de fond sous la forme d’un bilan sur deux ans de Velov (avantages, inconvénients, interviews d’utilisateurs et d’élus locaux, perspectives, retombées en termes d’environnement…)

Tout cela n’est bien sûr pas très grave, mais reste cependant révélateur du panurgisme qui semble constituer l’essentiel de la ligne de conduite des média français : Paris découvre le vélo en libre-service, les média aussi.
Et tant pis pour le reste.

PS : voir mes deux précédents articles sur Velov
PS 2: soit dit en passant, le site web parisien semble un peu mieux conçu que le site lyonnais.