Visite des bureaux de Viadeo : la réussite franco-française à l’américaine

Rencontre avec Olivier Fécherolle, directeur général de Viadeo qui va nous parler de l’esprit de combativité de Viadeo.

Faire la visite des bureaux parisiens de Viadeo, cela ressemble assez à la visite d’un Google ou Facebook.

La grande entrée est brandée aux couleurs de Viadeo avec un mur sous-titré « ViadeoTeam » qui va venir montrer de nombreuses photos réalisées pendant une soirée.
C’est là aussi que se trouvent deux babyfoots pour annoncer le ton.

Si Viadeo avait été américain…

Je suis ensuite accueilli par Olivier Fécherolle, directeur général de Viadeo, qui va venir se confier en toute transparence.
Il est conscient du fait que, si Viadeo avait été une société américaine, ils auraient plus de fonds et bénéficieraient de l’image d’une société cool.
Mais Viadeo est une société française, elle est par conséquent moins fundée que la concurrence et donnera toujours l’impression d’être moins branchée.

Olivier Fécherolle a accepté cet état de fait, il a appris à faire avec et à insuffler un esprit guerrier à l’aventure.
Pour être honnête, il va tout de suite expliquer qu’il n’aime pas ce mot de « guerrier », mais il veut absolument que Viadeo reste une start-up agile et ne bascule jamais du côté entreprise tranquille.

Viadeo souhaite attirer les talents

Viadeo est aujourd’hui une société de 220 personnes et elle souhaite attirer les meilleurs talents pour relever les défis face à eux. Comme un Facebook, la société cherche à avoir la plus grande diversité dans ses employés pour enrichir la culture de l’entreprise.
Il est donc important pour lui de construire une ambiance et une atmosphère qui vont favoriser cet état d’esprit.
Comme chez Google, vous retrouvez donc une cantine gratuite, de grands frigos avec des boissons gratuites, une salle de détente et une salle de jeux vidéo.

Viadeo ne veut pas être une société stricte, elle responsabilise et fait confiance aux salariés.

Viadeo & une entrée en bourse

Olivier Fécherolle parle régulièrement de la question d’une introduction en bourse. Il a connu l’expérience lorsqu’il était chez Keljob et garde un souvenir partagé.
C’est un excellent exercice pour savoir où on veut aller : cela oblige à coucher sur une feuille A4 qui je suis, qu’est-ce que je veux devenir… et que l’on peut distribuer à tous les employés. C’est une expérience très structurante pour une boîte.

Mais être en bourse, c’est aussi l’obligation de d’afficher de la rentabilité et de rendre constamment des comptes. C’est aussi et surtout l’obligation de « se mettre à poil » avec régularité, avec la certitude que vos concurrents vont éplucher vos chiffres et apprendre des masses d’informations stratégiques.

Pour Viadeo, Olivier ne veut pas y aller trop vite et se donne encore 2 ans avant de véritablement se lancer dans l’entrée en bourse.

Viadeo : la relation à LinkedIn

C’est d’ailleurs quelque chose que Olivier apprécie avec le fait que LinkedIn soit en bourse, il peut en apprendre énormément sur les pratiques de son plus grand concurrent.
Il m’assure pourtant que Viadeo n’est absolument pas agressif face à la concurrence.
Il a le sentiment que le réseau social professionnel est local, et qu’il y a donc un grand intérêt à avoir un acteur français pour la France. C’est aussi la raison pour laquelle il a racheté le leader chinois dans ce domaine pour offrir le service le mieux pensé pour ce public.


Viadeo et LinkedIn n’ont donc pas de relations conflictuelles, chacun évangélise sans essayer de taper sur l’autre. En fait, Olivier se rappelle même de leurs jeux lorsque les bureaux français de LinkedIn étaient proches des siens, à réaliser des check-in Foursquare chez le concurrent.

Avec cet esprit guerrier de start-up agile, ces locaux et avantages, Viadeo est résolument la plus franco-française réussite à l’américaine.


10 commentaires

  1. Tout a fait le genre d’entreprise où on a envie de travailler … mais est-ce vraiment aussi bien que ça en a l’air ?
    Je me demande toujours si les employés arrivent à vraiment bosser sans être déconcentrés ?
    Moi je suis pas certain qui j’y arriverais 😉

  2. Si Viadeo avait été américain : Ils assureraient du support pour leurs clients premium ce qu’ils ne font pas à l’heure actuelle… Quand ils repondrnt c’est au bout de plusieurs mois en donnant des réponses inappropriées… Le réseau est bon mais le support catastrophique, c’est dommage que cet état de fait bien connu viennent ternir cette success story…

  3. viadeo j’y vais même plus on a plus le sentiment qu’ils courent après le fric en bridant tout à l’inverse de linkedin plus souple pour l’utilisateur

  4. Un article sur Viadeo mais on peut pas le partager sur Viadeo, à quand on bouton « share on viadeo » sur presse-citron ?

  5. C’est clair qu’en terme d’innovations c’est clairement des suiveurs et certainement pas des leaders. Exemple parlant avec les « Skill Endorsements », fonctionnalité inventée par Linkedin en février 2012 et copiée et proposée par Viadeo en juillet de la même année !

    Après, cela ne m’empêche pas d’y être inscrit en premium depuis longtemps toujours est-il que dès qu’un concurrent francophone sérieux apparaîtra je les quitterais…

  6. Viadeo est une belle succes story, ils ont su se lancer au bon moment et ont réussi à se développer. Aujourd’hui sortir un concurrent de Viadeo en France serait impossible, trop tard pour rattraper le temps perdu.

  7. Je suis sur Viadeo sans abonnement, les fonctionnalités sont donc plus réduites, mais j’ai toujours eu des discussions et contacts intéressants, sans être importuné par de la pub ou un démarchage commercial. Je préfère cet état d’esprit à celui des concurrents anglo-saxons.

    Mais vous avez raison : si Viadeo veut survivre (avec ou sans entr̩e en bourse, Рle mieux serait de se poser la question avant !), il lui faudra ̻tre davantage proactif, pionnier, et pas seulement suiveur.

    Le SAV et le support sont très importants pour la réputation du réseau. Ce n’est pas la première fois que je lis qu’il y a encore des problèmes, et j’avoue que malgré tout le bien que je dis de ce réseau, cela me dissuade de prendre une formule premium. On veut bien payer, mais à condition qu’il y ait un vrai service !

  8. En effet Viadéo à des avantages et des inconvénients.
    Sans payer j’arrive à me mettre en contact avec beaucoup de gens et augmenter ma visibilité.
    Mail il est vrai que l’on est vite limité si on ne devient pas premium, impossible de voir les personnes qui visitent notre profil par exemple, impossible de voir les offres….
    Après comme pour tout, il faut savoir ce que l’on veut et si investir dans un abonnement devient rentable il ne faut pas hésiter.

  9. Je suis entièrement d’accord avec Paul, qui fait remarquer très justement qu’il n’existe pas encore de bouton  » partager sur Viadéo « , le comble pour un réseau social professionnel. Je suis membre Premium et responsable de 3 groupes. Maintenant que Viadéo est implanté en Chine et que sa communauté explose, un petit bouton de partage serait le bienvenu.
    Pour ma part, je trouve Viadéo plus convivial que LinkedIn.

  10. les fonctionnalités via viadeo sont plus réduites, limités donc du coup j’utilise linkedin qui est plus accessible.

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