Zilok n’a certainement plus besoin de publicité, vu la couverture médiatique dont le site a bénéficié depuis son lancement, d’abord dans les blogs puis, en point d’orgue un passage au JT de TF1 chez Claire Chazal.
Mais Zilok est une tellement bonne idée - qui comme les meilleures idées a pris forme à la suite d’un bête problème d’organisation personnelle - que je ne résiste pas au plaisir d’en remettre une petite couche, au cas où vous auriez raté le début.

Zilok

Zilok est un site qui permet à chacun de mettre en location des objets personnels en ligne : vous n’utilisez pas votre Ferrari Modena cabriolet tous les jours parce-que vous vous rendez au travail en trottinette (et qu’il pleut), ou votre vieux sèche-cheveu fait double-emploi mais vous n’arrivez pas à vous en séparer ? Qu’à celà ne tienne, hop, mettez tout ce beau matériel en location chez Zilok et faites un peu fructifier vos immobilisations.
On trouve de tout sur Zilok, à tous les prix, et le service fait déjà le bonheur de milliers d’internautes, avec une tendance marquée pour le bricolage et certains équipements domestiques.
L’idée est terrible : regardez autour de vous le nombre d’équipements qui ne servent que très occasionnellement et dont vous pourriez amortir l’achat en les louant, de la perceuse, utilisée en moyenne 12 minutes sur toute son existence alors qu’elle est prévue pour fonctionner plusieurs milliers d’heures, au GPS, que la plupart des particuliers n’utilisent que certains week-ends et pendant les vacances.
Je ne rentrerai pas dans le détail des fonctionnalités du service, pour lesquels je vous invite à vous référer à l’article complet de Techcrunch, mais je souhaitais faire un pitch sur ce site pour illustrer ma conviction sur la valeur d’une bonne idée :

  • une bonne idée émerge la plupart du temps (toujours ?) d’un constat fait sur l’observation du fait qu’un objet ou un service qui fait défaut dans notre vie quotidienne
  • les créateurs, le gens qui foisonnent d’idées sont ceux qui ont la meilleure capacité à scruter en permanence les comportements et les besoins, toutes antennes déployées
  • une idée est d’abord une impulsion. Elle devient bonne quand elle suscite des suggestions qui permettent de la compléter
  • seule la réalisation et l’éventuel succès permettent de dire si l’idée est (était) bonne : une excellente idée mal réalisée peut se transformer au mauvaise idée. Pas sûr que l’inverse soit vrai en revanche.
  • si vous avez une bonne idée et qu’elle n’a pas déjà été mise en oeuvre par des concurrents d’une façon ou d’une autre, elle n’est peut-être pas si bonne que ça (même si de nombreux contre-exemples pourrait contredire cette affirmation, voir Digg par exemple)
  • une bonne idée n’en n’était peut-être pas une à l’origine. Elle n’était même peut-être pas une idée du tout, mais une fonction simple répondant à un besoin simple. Ce n’est qu’avec le succès qu’on lui a attribué le statut envié de bonne idée. Voir eBay dont la légende dit que le site avait été monté par le fondateur pour aider son épouse à acheter et vendre les distributeurs de bonbons PEZ dont elle faisait collection. Une fonction liée à un besoin (échanger) sont devenus une idée : celle qui a fait d’eBay ce qu’il est aujourd’hui, l’idée de la vente aux enchères sur internet.
  • enfin, concernant internet, une bonne idée de site a de grandes chances de figurer dans une rubrique comme Bienvenue dans la vraie vie avec le web 2.0

J’ai quelques idées en magasin, je les proposerai prochainement à votre sagacité et vous me direz ce que vous en pensez.