On me pose fréquemment des questions sur différents aspects de mon activité professionnelle de webmaster/webdesigner indépendant (à ne pas confondre avec freelance car mon statut est différent puisque je suis en société – SARL), et je reçois régulièrement des demandes de conseils auxquelles j’essaie de répondre tant bien que mal quand j’en ai le temps.

Ces sollicitations m’incitent également à me poser certaines questions, et c’est ce qui me conduit à me décider à vous proposer aujourd’hui quelques pistes issues de mon expérience personnelle, en espérant que celles-ci puissent un peu éclairer la lanterne de ceux qui envisagent de se mettre à leur compte prochainement.

Bien sûr ce que je vais énoncer ci-après n’a aucunement valeur de vérité universelle (je ne suis pas un gourou de l’entreprenariat icon wink Webmaster, webdesigner et autres métiers du web : 7 pistes pour faire dune passion un métier ) et concerne ma propre expérience, par conséquent n’en tirez pas de conclusions hâtives, chaque cas ayant ses propres spécificités.


Au sommaire (parce-que c’est un peu long quand même) :

1 – Attention, webdesigner indépendant, choisis bien ta voie : embouteillages en vue…

En premier lieu, je crois qu’il est nécessaire de rappeler que le métier de créateur web est un secteur très fortement concurrentiel, et ce pour plusieurs raisons :

  • peu de barrières à l’entrée. Il suffit d’un ordinateur, d’une poignée de bouquins et de quelques bonnes notions d’informatique pour à minima sinon débuter une activité professionnelle, du moins comprendre les notions de base de la conception web et du HTML. Quand on sait que les métiers à forte valeur ajoutée sont ceux qui sont les plus difficiles d’accès…

  • une passion, un hobby avant d’être une profession. Combien sommes-nous à avoir commencé à bidouiller du code et à jouer avec Photoshop, à publier nos premières pages perso sur un espace Free (ah les joies du ftpperso.free.fr, toute une époque), juste pour le plaisir, juste pour le frisson de savoir son oeuvre visible aux yeux du vaste monde ?
  • une demande importante et effectivement exponentielle. Demande qui crée l’illusion qu’il y aura du travail pour tout le monde et que chacun pourra participer au festin, alors que pas si sûr finalement…
  •  une concurrence "déloyale" qui tire les prix vers le bas, voire vers zéro, dégommant au passage une crédibilité que vous avez mis des mois à bâtir : nous avons tous été un jour où l’autre confrontés au cas du dossier qui vous échappe au profit du fils du cousin du client qui est en première année d’école d’arts graphiques, et qui va vous faire un site web vachement bien pour pas un radis et deux paquets de M&M’s que même après il le mettra dans son portfolio qui lui servira de référence pour vous piquer d’autres clients…

En résumé, il est conseillé de disposer d’un bon matelas financier de départ et de quelques solides relations qui peuvent vous apporter vos premières affaires avant même de débuter.

2 – Vous avez bien réfléchi, vous êtes décidé à franchir le pas et à créer votre activité.

Ok, bien joué, belle abnégation (comme on dit au foot).
La première question qui va se poser alors est le choix du statut que vous allez adopter : travailleur indépendant ? Portage salarial ? Création de société ?
Comme je l’ai indiqué précédemment je ne suis pas spécialiste ni juriste en la matière, et je vais par conséquent vous dire ce que j’ai fait moi.
J’ai d’abord opté pour le portage salarial, qui me paraît être une solution absolument idéale, notamment si vous venez de quitter un job salarié et que vous bénéficiez d’indemnités ASSEDIC. Pourquoi ? Parce-que vous profitez du meilleur des deux situations : le "confort" (notez les guillemets) des quelques mois à venir pendant lesquels vous touchez vos mensualités ASSEDIC, ce qui vous assure un revenu régulier, jumelé avec la possibilité de produire vos premières prestations en temps qu’indépendant.

J’ai travaillé avec ce statut durant deux petites années et j’en garde un très bon souvenir, car je crois que j’ai eu la chance de le faire avec une société de portage plutôt sérieuse et efficace.

Concrètement, comment ça se passe ?
C’est simple, vous montez un dossier avec l’aide de la société de portage, et vous devenez… son salarié.
Ensuite vous n’avez plus qu’à trouver vos premiers clients, et la société de portage s’occupe de tout, à savoir :

  • Facturation : vous complétez chaque mois un formulaire de demande de facturation en fonction des prestations que vous avez effectuées, et la sociéte de portage se charge d’éditer les factures et de les adresser aux clients. Elle peut même apposer votre logo et votre adresse sur l’en-tête de la facture, déplaçant ses propres mentions légales en pied de page, ce qui pour le client et pour votre image est particulièrement professionnel (détail intéressant : si la société de portage dispose d’un capital social de plusieurs dizaines de milliers d’Euros indiqués en pied de page, le client n’y verra que du feu et pensera qu’il sa’git de votre société, idem si celui-ci exige une certaine ancienneté de ses fournisseurs. Tout cela étant bien sûr parfaitement légal et transparent).

  • Relances en cas de retards de paiement, voire gestion du contentieux
  • Rémunération : la société de portage encaisse le montant des factures de vos prestations, et vous reverse votre dû mensuellement sous forme de salaire avec fiche de paie, déduction faite des charges et de sa commission (qui était de 10% sur le CA brut HT réalisé). Exemple : vous facturez 5000,00 Euros HT courant mai, votre portage encaisse la somme en juin, et fin juin vous touchez votre salaire de 5000 – 10% – les charges sociales = environ 2500,00 euros nets (de mémoire, vous ne m’en voudrez pas si les choses ont un peu bougé depuis une dizaine d’années).
  • Avantages : tous ceux du salariat (retraite, couverture sociale…) combinés à ceux de l’indépendance (vous êtes le chef, plus vous bossez plus vous gagnez…), auxquels il faut en ajouter un autre, énorme (merci au législateur qui a rendu cela enfin possible il y a quelques années), celui du report de vos mensualités ASSEDIC. Exemple : vous percevez 1500,00 Euros mensuels d’indemnités ASSEDIC, si vous encaissez 1000,00 Euros de salaire en portage, vous ne percevrez que 500,00 Euros d’ASSEDIC mais les 1000,00 Euros restants ne seront pas perdus et allongeront d’autant votre période d’indemnisation ! Plutôt encourageant, non ?

3 – C’est bien joli tout ça, mais il y a certainement quelques inconvénients au portage salarial, non ?

Bien sûr le système de portage connait ses limites, que je vous souhaite d’atteindre rapidement : à partir d’un certain montant de CA, il devient plus rentable de passer sous un autre statut, j’ai pour ma part directement fait le saut de la création de société (EURL, qui est exactement la même chose qu’une SARL, à la seule différence près qu’il n’y a pas nécessité d’avoir au moins deux associés au capital).
En effet, si vous atteignez un montant annuel facturé supérieur à 25000 Euros, vous avez plutôt intérêt à opter pour un autre statut car les 10% que vous versez à une société de portage, soit 2500 Euros, vous permettraient de vous offrir les services (quasiment obligatoires dans le cas d’une SARL) d’un expert-comptable à l’année, et tout le CA généré au-delà irait dans votre poche et non plus en commission pour la société de portage.

4 – Et l’expert-comptable justement dans tout ça ?

Là aussi j’ai la chance d’avoir tiré le bon numéro, à savoir un cabinet d’experts-comptables spécialisé dans les petites structures (PME, TPE et micro-entreprises), qui en connait parfaitement les spécificités et les problématiques, ainsi que le mode de fonctionnement. J’ai opté pour une formule "tout compris" qui offre l’avantage de me libérer intégralement de la moindre tâche administrative, incluant une aide juridique, le tout pour un forfait annuel de 2500,00 Euros HT.
Et quand je dis "tout compris", ce n’est pas façon de parler, puisque la prestation inclut même la fourniture des classeurs par secteur (achats, ventes, banque, etc), le calcul mensuel de la TVA et des autres charges, et la transmission mensuelle des documents aller-retour par coursier spécial.
La seule chose qui me reste à faire étant de mettre une fois par mois les bons documents dans les bons classeurs (éviter de mettre une facture de vente dans Achats par exemple, avouez qu’il y a plus compliqué), de rédiger ma note de frais et la liste de chèques émis sur un document Excel pré-formaté et… c’est tout.

Ce qui ne dispense pas bien évidemment de jeter un oeil sur ses comptes de temps en temps pour vérifier que tout est conforme et qu’il n’y a pas d’erreur, car n’oubliez pas que même si vous confiez votre gestion à un prestataire spécialisé, c’est vous qui êtes de toute façon responsable in fine.

5 – Bon c’est pas tout ça, vous avez franchi toutes ces étapes, reste à décider… où vous allez bosser !

J’ai l’impression, quand je lis les blogs et que je regarde autour de moi, que la plupart des indépendants qui travaillent seuls travaillent chez eux.
Je ne l’ai personnellement jamais fait : avant même de démarrer mon activité, même au début de ma période de portage, j’ai dès le premier jour opté pour une installation dans des locaux professionnels.

Pourquoi ce choix ?

Pour plusieurs raisons :

  • premièrement, une raison d’opportunité : un ami partageait en co-location avec d’autres sociétés des bureaux dans un grand appartement aménagé dans le centre de Lyon, et m’a proposé de les rejoindre en m’hébergeant gracieusement pendant la première année, en contrepartie que quelques coups de main sur leur informatique. Le genre de proposition qui ne se refuse pas quand on connait le montant des loyers commerciaux dans la Presqu’île lyonnaise. Voilà comment je me retrouvai du jour au lendemain, avant d’avoir émis la moindre facture, dans un sympathique bureau de 20 m2 donnant sur une jolie place, sans bourse délier. Je vous le dis, avoir des relations, des amis et un réseau, ça aide.
    Regardez bien autour de vous, il se peut que vous trouviez le même genre d’opportunité, il faut chercher un peu, prendre des contacts, il y a beaucoup de PME qui ont de la place en rab dans leurs locaux et qui seraient ravies d’attribuer cet espace à quelqu’un qui leur filerait de temps en temps un coup de main sur leur info ou leur web.

  • ensuite, même si il peut être très agréable de bosser chez soi (ça m’arrive aussi, notamment il y a quelques mois quand ma nouvelle Freebox professionnelle se faisait attendre), j’ai toujours souhaité garder un rythme "social", à savoir me lever tôt, partir au boulot comme tout le monde, voir la ville respirer, les gens, aller boire un café avec mes voisins, bref sortir de chez moi, garder une vie socio-professionnelle.
  • enfin, il y a de nombreuses raisons pratiques à cela : la possibilité de s’aménager un véritable espace de travail personnalisé différent de son lieu de vie, donc marquer une rupture (c’est valable pour le matin mais également le soir au moment de quitter son bureau), mais aussi et surtout avoir une vraie adresse professionnelle, pouvoir recevoir des clients et partenaires dans un vrai bureau et non pas dans son salon (qu’on aura rangé et nettoyé à la va-vite avant un rendez-vous, en planquant le chat parce-que le client est allergique…)

L’idéal étant dans ce cas de figure (enfin en ce qui me concerne en tout cas) d’élire domicile dans une pépinière d’entreprises afin de bénéficier des avantages de l’indépendance sans pour autant s’isoler, et profitant aussi des bienfaits d’un voisinage dynamisant.

Car attention, l’activité qui nous concerne peut être très aliénante et faire de vous très rapidement si vous n’y prenez garde une espèce de Robinson Crusoé social, qui passe ses jours et ses nuits entre son écran et son écran.
Quand ce n’est pas son écran.
Installer ses bureaux en co-location est à mon avis une solution de démarrage idéale : vous avez les collègues de bureau sans les collègues de boulot.
Vous voyez le truc ?

6 – Ok d’accord mon gars, mais comment on gagne sa vie maintenant, hein ?

J’y viens, patience !
Bon, là je ne vais pas non plus tout vous apprendre, c’est à vous de vous débrouiller pour développer et pérenniser votre business, d’autant que je suis un piètre commercial et que je n’ai jamais pour ma part fait une seule seconde de prospection (et qu’il m’étonnerait fort que j’en fasse un jour, non pas que cela ne soit pas nécessaire, mais tout simplement parce-que j’en suis incapable).
Je vais simplement encore ici rappeler quelques pistes, certainement évidentes pour certains, mais vous dire surtout comment j’ai procédé et comment je procède encore concrètement.

En fait nous sommes dans un métier regroupant de multiples disciplines (ou compétences si on est vraiment sûr des siennes), et chacune d’entre elles peut être exploitée et valorisée comme autant de pistes pour développer son affaire, sans trop faire la fine bouche au début.

Voici celles que j’ai suivies (parfois fortuitement) et qui m’ont permis de traiter mes premiers contrats :

  • commencez par le début : créez votre propre site web, avec votre nom de domaine, qui correspondra si possible au nom de votre société que vous aurez de préférénce enregistré à l’INPI (je dis ça mais je ne l’ai jamais fait…). Ce site web doit être une vitrine de votre savoir-faire, mais surtout une démonstration permanente à destination de votre cible. Pas la peine de faire un super site en Flash hyper-chiadé avec des effets qui feraient pâlir Steven Spielberg si vous visez le marché des intranets dans l’industrie du décolletage. Votre site doit être votre cible, le site est le message. S’il ne fait pas kiffer vos copains graphistes mais qu’il vous rapporte deux nouveaux clients sérieux par mois à 4000 euros chacun, le choix est à mon avis vite fait…

  • fabriquez-vous votre propre kit de communication : papier à en-tête, cartes de visites, flyer de présentation, et n’oubliez pas de mettre en exergue votre activité partout où vous le pouvez, à commencer par votre signature d’email (ça paraît basique et bête mais je vois encore fréquemment des créateurs qui oublient ce genre de b-a.ba…)
  • un truc idiot qui fait un peu has-been mais qui ne l’est pas du tout : vous n’imaginez pas le nombre de professionnels (donc des PME locales, normalement votre permière cible) qui consultent non pas Google mais… les Pages Jaunes pour trouver un prestataire, y compris pour leur site web. Prenez un encart dans les Pages Jaunes, si possible avec l’option logo et lien vers votre site. Ce n’est pas donné mais l’investissement peut être vite rentabilisé. J’ai pour ma part pris toutes les options possibles et cela me revient en gros à 800,00 Euros par an. Sachant qu’un contact bien négocié rapporte au minimum 1500,00 Euros (c’est mon montant plancher de facturation pour la réalisation d’un site web quelques soient les fonctionnalités demandées), et que via les Pages Jaunes vous en obtiendrez au moins deux ou trois par an, la calcul est là encore assez vite fait.
  • le réseau, le réseau et le réseau : j’aime la théorie de la chaîne qu’on remonte maillon par maillon. Vous ne rentrerez peut-être pas en contact immédiatement avec le PDG de Cisco qui justement veut refaire tous les sites de sa compagnie, mais vous connaissez peut-être quelqu’un qui bosse dans une agence de com qui est elle-même sous-traitante pour une web-agency plus importante qui elle-même… Faites savoir au premier maillon de votre chaîne que vous cherchez du taff, montrez ce que vous savez faire, refilez une carte de visite.
  • notion directement dépendante de la précédente : les partenariats. Essayez de vous faire remarquer par un prestataire plus important que vous, y compris un potentiel concurrent, quitte à proposer un prix d’attaque en-dessous de vos tarifs habituels, afin de devenir l’un de ses sous-traitants réguliers, et que celui-ci vous assure un fond de roulement pour des petits travaux connexes. Voire même des prestations plus importantes. Je travaille pour ma part en sous-traitant pour deux agences de communication qui ont un peu raté le virage du web et qui sous-traitent en externe toute cette partie pour laquelle la demande est croissante (l’une d’elle me fait régulièrement du pied pour racheter ou intégrer mon activité d’une façon ou d’une autre, mais je résiste icon wink Webmaster, webdesigner et autres métiers du web : 7 pistes pour faire dune passion un métier )
  • Sinon, avez-vous pensé à la formation ? Dispenser quelques cours par-ci par-là peut contribuer à démarrer votra activité, pour peu que vous ayez une bonne expertise dans un domaine (Dreamweaver, Photoshop, PHP et Javascript sont les plus demandées) et un minimum de sens pédagogique. Fabriquez-vous donc une fiche de présentation accompagnée des fiches pédagogiques avec tarifs (ou pas) et envoyez ça à tous les centres de formation et écoles autour de chez vous. Avec un peu de chance on vous contactera pour assurer une mission ou un remplacement au pied levé. A vous de bien vous vendre.
  • Et bien sûr l’incontournable blog, qui présentera de façon informelle vos compétences et sur lequel vous renverrez tous vos contacts pour continuer la discussion (d’ailleurs le blog résume à lui seul tout ce qui a été énoncé précédemment…).

7 – Un dernier mot et à vous de jouer : comment structurer son activité… et son chiffre d’affaire ?

Comme c’est souvent le cas dans une activité où la part créative est importante, le démarrage et les premiers mois, voire les premières années, sont souvent constitués de one-shots : vous trouvez des clients, vous réalisez une prestation pour eux, et bye bye.

Se pose alors le problème de la pérennité de votre affaire : comment faire en sorte de fidéliser les clients, de leur proposer des prestations complémentaires une fois que vous avez réalisé leur site ? A fortiori si vous avez mis en place un système de gestion de contenu leur permettant de faire les mises à jour de leur site de façon autonome sans avoir recours à vos services ?

Je n’ai pas de réponse toute faite car j’ai moi-même mis du temps à instaurer des procédures (et les tarifs correspondants) permettant d’assurer un fond de roulement récurrent sans lequel une société pourra difficilement être valorisée.

Mais là aussi il y a quelques filons à exploiter, et si je peux me permettre de vous donner un conseil, c’est bien celui de ne pas négliger l’impact de tous les petits "coups de pouce" connexes sympathiques et gratuits que vous offrez à vos clients alors que vous devriez les facturer au prix fort (comprendre : à leur juste prix) : création, suppression ou modification d’adresse email, dépôt de nom de domaine, déclaration CNIL, paramétrages de leur logiciel de messagerie (même par téléphone, c’est du support, c’est du service et c’est chronophage), pointage d’un nom de domaine, inscription dans Google, sauvegarde de leur site, hébergement (j’y renviendrai dans un futur billet) etc etc…
Toutes ces petites prestations que j’ai mis du temps à me résoudre à facturer, et qui finissent par prendre 20% de votre temps mensuel. Et qui par conséquent, mises bout à bout, pourraient vous rapporter quelques centaines d’Euros supplémentaires chaque mois, tout en représentant l’avantage de clarifier votre situation vis-àvis du client, renforçant votre image de professionalisme.

Le référencement : même si comme moi vous n’êtes pas un expert du SEO (mais j’apprends, et je ne désespère pas de le devenir car c’est un domaine passionnant), vous pouvez proposer des prestations générant là aussi du renouvellement automatique : tableau de bord trimestriel du positionnement des sites de vos clients, relance régulière de l’indexation, etc…

Pour résumer cette septième et dernière partie, je pense que l’idéal est d’arriver à une structure de chiffre d’affaire constituée de 30% de récurrent et 70% de nouveaux clients (bien sûr on peut espérer miieux mais cela ma paraît difficile dans ce type d’activité, sans compter qu’il peut être dangereux de dépendre entièrement de clients acquis).

Une petite conclusion pour faire comme les pros peut-être ?

Je vous ai livré ici brutes de fonderie les notions qui me sont venues à l’esprit comme les plus évidentes sans la prétention d’être exhaustif, et j’en ai certainement oublié beaucoup, que vous pourrez compléter dans les commentaires en fonction de votre propre expérience.
Sachez en conclusion que bosser pour son compte est une expérience géniale mais qui demande quand même une certaine discipline, et pas mal d’organisation.
Ayez aussi à l’esprit que vous gagnerez une certaine liberté (ou l’idée que vous vous en ferez icon wink Webmaster, webdesigner et autres métiers du web : 7 pistes pour faire dune passion un métier ) en échange d’une pression psychologique de tous les instants liée à la courbe de votre chiffre d’affaire.
Cela posé, si ça marche, c’est jackpot sur les deux plans : financier ET qualité de vie.

Allez, un café et l’addition, faut que j’aille bosser maintenant.