Vous l’avez peut-être remarqué, l’explosion des services web et des médias sociaux au cours des cinq dernières années a généré de nouveaux usages, puis de nouvelles exigences des internautes et des consommateurs. Usages qui, pour certains, n’existaient même pas il y a de cela  quelques années, voire quelques mois, et qui sont aujourd’hui adoptés par des millions d’utilisateurs.

Ça va vite, très vite, et ce ne sont pas les chiffres de croissance exponentiels d’un Twitter et de ses services tiers, ou la courbe d’adoption d’un Deezer et même d’un Spotify, trois services inconnus au bataillon il y a de cela seulement trois petites années, qui nous contrediront.

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Passifs et actifs sont dans un bateau

Les usages, justement, se diversifient et se segmentent au fil du développement des technologies et des services. Nébuleux ? Je m’explique : prenons le web dans sa globalité. Sans même entrer dans les segmentations marketing par typologies socio-professionnelles, nous pouvons déjà considérer qu’il y a plusieurs types d’utilisation « de premier niveau » : ceux qui consultent seulement (appelons-les internautes « passifs » même si ce n’est pas une qualification très valorisante) et ceux qui participent (les « actifs », donc). Si l’on définit précisément les modes d’utilisation de chacune de ces catégories, et si l’on prend en compte la notion de mobilité qui devient fondamentale (internet everywhere) on peut par déduction déterminer le type de terminal qui leur conviendra le mieux : aux « passifs » la tablette internet, aux « actifs » le netbook avec clavier.

C’est schématique et simplifié bien sûr, car le web est censé être le même pour tout le monde, et aussi parce-que le « passif » peut devenir « actif » en fonction du contexte, mais en réalité je pense que ce n’est pas le cas. Regardez autour de vous, et dans votre utilisation quotidienne : votre expérience d’internaute est-elle la même selon que vous êtes chez vous, sur un PC avec grand écran, ou dans le métro avec votre smartphone ou votre navigateur wap ou des services de géolocalisation ? Non, vous n’interagissez pas de la même façon, selon la situation sociale ou géographique dans laquelle vous vous trouvez face à internet (et je ne parle pas de ce que vous faites seul(e) la nuit devant votre écran, hein).