ZEUS, imprimante, scanner et fax 3D

Rassurez-vous, nous n’allons pas parler du dieu de la foudre mais d’une imprimante 3D qui est également un scanner 3D et un fax 3D.

Cela fait déjà quelques semaines que le nom de Zeus avait été évoqué. Sous cette étrange désignation se cache une imprimante 3D d’un genre nouveau puisqu’en plus de proposer des impressions 3D, elle vous permettra de scanner des objets puis de les faxer pour que d’autres dispositifs Zeus puissent à leur tour imprimer le modèle. Bruit lointain et flou il y a peu, puis projet en ligne depuis le 4 septembre, Zeus est aujourd’hui plus proche de nous que jamais : sa campagne de financement participatif a récolté quelques 100.000 $ en seulement une journée.

Le concept de Zeus semble tellement évident, on se demanderait presque pourquoi nous n’y avons pas pensé avant. Vous pourrez, grâce à cette machine, effectuer quatre actions : copier, scanner, imprimer et faxer. Faxer vous permettra d’envoyer un modèle à un autre système Zeus pour qu’il l’imprime à son tour. Scanner, servira à modéliser des objets de la vie de tous les jours grâce à un système de scan laser. Enfin Copier fera une copie de l’objet que vous aurez placé dans le système Zeus, une utilisation plus rapide mais moins précise que le scan puis impression.

Zeus ZEUS, imprimante, scanner et fax 3D

Les créateurs ont voulu faire, avec Zeus, un produit accessible au grand public. Ainsi, l’interface et l’utilisation de l’appareil seront très simples pour permettre à tout le monde de s’y retrouver. Zeus semble totalement tourné vers un grand public avec sa fonction fax qui ne sera vraiment utile que si l’on retrouve un bon nombre d’appareils compatibles chez les gens/les entreprises. Attention tout de même, l’expression ‘grand public’ est à relativiser, Zeus est proposé au prix de 1.999 $ (prix le plus bas) sur sa page Kickstarter, ce qui signifie qu’on le retrouvera probablement à un prix encore plus élevé sur le marché, c’est donc loin d’être accessible à toutes les bourses.

Le système pourra scanner des volumes allant juqu’à 26cm x 18cm x 15cm. Ceux qui sont emballés par le projet devront néanmoins prendre leur mal en patience, la sortie de l’appareil est prévue pour juillet 2014. En tout cas, si le projet Zeus rencontre le succès – ce qui est en fait déjà le cas, l’objectif de financement ayant été atteint en une journée – on peut facilement prévoir que des machines hybrides du même genre vont fleurir sur le marché et que cela pourrait contribuer à la popularisation de l’impression 3D.

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5 commentaires

  1. Enfin le scanner ne va scanner que l’enveloppe externe d’un objet. C’est pas vraiment de la reproduction…
    Genre je scanne + faxe une balle de ping-pong et le destinataire reçoit une balle de golf :)

  2. Bon c’est pas mechant, mais déjà que l’on voit pas beaucoup de projets kickstarter & co sortir en production… mais la, un truc a 2000 boulles prix public… ca va etre chaud.
    Il y a souvent, sur kickstarter, des designers talentueux et créatif, mais qui ne sont pas trop connecté au monde réel, et qui oubli qu’une design c’est une chose, mais que la réalisation en est une autre. Bref par contre le concept est vraiment classe, et j’espère qu’un jour quelqu’un le sortira… livraison de produit a instant T. Tu commandes une tasse à café designé par le super designer en vue, tu le commandes, tu le recois immédiatement dans ton scanner… cool.

  3. J’attends de voir du concret car pour le moment il n’y pas grand chose d’accessible au particulier.

    La distribution des imprimantes chez le particulier ce n’est pas pour demain. Pour la simple et bonne raison que l’on ne devient pas dessinateur industriel en 3 jours.Ce n’est pas donné a tout le monde de modéliser un objet 3D.
    Il est à l’heure actuel toujours plus rentable de passé par une entreprise de prototypage pour réalisé un STL digne de ce nom avec une étude préalable.
    La société dans laquelle je travaille fais ce genre d’étude et un projet ne se réalise pas en 15 minutes…

  4. Effectivement difficile de croire qu’un objet aussi complexe puisse être maîtrisé par le grand public un jour… L’avenir nous le dira !

  5. L’impression 3D telle qu’elle est depuis plusieurs années promue me dérange.
    En effet, jusqu’à présent, les systèmes réellement grand public ne procèdent que par dépose d’un matériau plastique.
    D’une part c’est réducteur et ensuite c’est abominablement long.
    Les véritables systèmes 3D (qui ressemblent davantage à des tours et des fraiseuses industriels) sont, hélas, inaccessibles à tout un chacun.
    C’est dommage car je suis persuadé qu’il existe une niche où une fraiseuse peut se comporter en imprimante 3D en disposant d’un firmware qui découpe le modèle en parties aisément fraisables charge au détenteur d’assembler les morceaux ensuite (par collage, mortaisage, etc).
    Et là on pourrait enfin dépasser les 3 000 cm3 pour un prix restant honnête (genre 1 000 euros).
    db