S’agit-il d’un optimisme à toute épreuve ? D’une très grande confiance ? Ou d’un aveuglement fatal ? Si les Américains réalisent que l’intelligence artificielle va éliminer des emplois, ils considèrent que ce seront ceux des autres. Eux-mêmes, de façon individuelle, n’auraient rien à craindre.

L’IA c’est le problème des autres

C’est le bilan qui ressort d’un sondage réalisé par l’institut Gallup. On y apprend tout d’abord que 73% des Américains considèrent que l’IA aura un impact négatif sur le marché de l’emploi, en détruisant des postes. Toutefois, ils ne s’inquiètent pas à titre personnel. Seulement 23% sont inquiets ou très inquiets que l’automatisation des postes mette en danger leur emploi.

Cette étude réalisée auprès de 3.000 Américains n’est même pas révolutionnaire. Un sondage réalisé par Quartz l’an passé, montrait même que pour 90% des sondés, jusqu’à 50% des emplois seraient en danger à courte échéance, mais dans le même temps, 91% d’entre eux se considéraient à l’abri.

Et en France ?

Concrètement ce que permettent de voir ces études, c’est surtout que l’on ignore encore dans quelle mesure exactement l’intelligence artificielle pourra impacter nos emplois. Si on peut en deviner les grandes lignes, dans les détails, on manque encore d’informations.

En effet, comme le pointe The Verge, qui peut honnêtement regarder son emploi et dire « Oui, un ordinateur ou une machine pourrait faire la même chose« . Personne n’a envie de se retrouver face à cette réalité. Et ce, même si le processus est déjà en cours dans de nombreux secteurs.

En France, une étude menée en 2016 par le cabinet Joblift permet d’avoir un idée  de l’impact. On parlait alors de 7 millions d’emplois en danger à cause des avancées technologiques liées à l’intelligence artificielle. Dans le même temps, seulement 200.000 postes liés verraient le jour de façon directe. Deux chiffres calculés dans des projections à 2020. Il ne reste plus qu’à espérer que le tableau ne soit pas aussi noir que prévu. Et vous, qu’en pensez vous ?