Free Mobile : 2,6 millions d’abonnés et 4% du marché en trois mois

Free vient de dévoiler officiellement le nombre d’abonnés à son offre de téléphonie mobile dévoilée le 10 janvier 2012, il y a donc un peu plus de quatre mois.

C’est ce qu’on appelle une entrée fracassante (ou freecassante), ou le proverbial coup de pied dans la fourmilière. Après les remous, les chiffres, les vrais cette fois. Free vient de dévoiler officiellement le nombre d’abonnés à son offre de téléphonie mobile dévoilée le 10 janvier 2012, il y a donc un peu plus de quatre mois.

Xavier Niel Free

Ce sont donc exactement 2 610 000 utilisateurs qui ont déserté (momentanément – pour voir- ou définitivement) la concurrence spécialisée – selon Free –  dans l’élevage intensif de pigeons pour rejoindre Free Mobile, ce qui représente environ 4% du marché, conquis en quelque 90 jours de lutte pas si acharnée que cela vu les offres de tarifs proposées.

2,6 millions d’utilisateurs, cela représente environ 10% de la base de clients d’Orange mobile (27 millions d’abonnés) qui lui a mis près de vingt ans à les acquérir. Si Free continuait sur ce rythme, il lui faudrait moins de quatre ans pour rejoindre Orange.

Les concurrents font de la résistance

Mais tout ne sera pas aussi facile, car entretemps les opérateurs « historiques » ont riposté, proposant tour à tour leur offre low-cost pour contrer celle de Free et tenter de freiner un peu l’hémorragie de clients, qui selon Stéphane Richard, PDG d’Orange, n’est pas encore finie. Orange aurait perdu environ 200.000 abonnés durant cette période et SFR 600.000.

Côté chiffre d’affaires, Free indique avoir déjà engrangé 97,5 millions d’euros grâce à sa seule activité mobile (dont 11,5 M€ liés à la vente de terminaux et 86 M€ pour l’activité télécoms), mais ne précise pas le mix entre forfaits à 2,00, 15,00 et 20,00 euros. Si l’on se livre à un calcul rapide, (86 millions d’euros divisés par 2,61 millions d’utilisateurs divisés par 3 mois) on arrive à un revenu moyen par abonné de 11 euros. Ce qui est assez loin de l’ARPU[1] d’Orange, établi à 30,5 euros au premier trimestre 2012.

[1]ARPU : Average Revenue Per User. Le revenu moyen (mensuel ou annuel) par abonné chez un  opérateur

Sources : Freenews, MobileEurope


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18 commentaires

  1. le calcul des 11 euro est faux, en effet cela laisse supposé que les 2,61 ont tous passé 80 jours donc se sont tous abonné le 1er jour de la sortie.
    En plus il faut augmenter ce chiffre de + de 10% en effet 80 jours 3mois.

  2. « Ce sont 2 610 000 utilisateurs qui ont déserté la concurrence spécialisée  »
    C’est inexact : il s’agit de clients ce qui ne signifie pas qu’ils aient déserté la concurrence.
    Combien ont pris un second voire un troisième abonnement à 0 ou 2 euros « pour voir » ?
    db

  3. Avec les forfaits sans engagements, je pense que le va et vient de clients est une nouvelle tendance qui se met en place.
    Ils ont fait fort en quelques semaines mais je pense qu’il serait intéressant de s’attarder aussi sur tous les abonnés qui se sont désengagés de free rapidement aussi

  4. Eric

    @Gourmet : exact, je vais préciser, mais c’était une façon de parler, je pense que tout le monde a compris que dans ces 2.6 millions certains ont conservé leur abo chez un autre opérateur, une part que j’évaluerais à environ 40% (si on additionne les clients réellement perdus par Orange SFR et Bouygues on est à peu près à 1 million, auxquels il faut ajouter les autres opérateurs). J’ai juste ?

  5. De biens beaux chiffres pour Free !
    Mais combien de clients mécontents !!!
    Je n’ai pas encore franchi le pas et je pense me laisser tenter par le forfait à 2 € dans quelques temps… juste pour essayer.
    Malgré les problèmes techniques de Free, c’est une bonne chose qu’il soit arrivé dans la téléphonie mobile ^^

  6. Tous ces chiffres et toutes ces polémiques ne servent à rien pour se décider, c’est une question de philosophie !

    Si on aime la philosophie du créateur de Free (prix bas, liberté, technologie) on fonce chez Free

    Si on aime la philosophie de Orange (ils en ont une ? lol) on y reste.

    Sinon, on ne prend pas de forfait et on utilise une tablette ou tout autre terminal pour communiquer par internet (chat, messagerie, etc…)
    Y en a-t-il encore qui n’ont pas de portable tiens ? 😀

  7. La réponse de SFR et Orange est restée timide car le service qu’ils proposent est de bien meilleure qualité que celui de Free dont j’ai entendu pas mal d’utilisateurs faire des retours négatifs.
    A mes yeux, Free a lancé un service bien plus intéressant financièrement mais peu fiable (de ce que j’ai entendu), ce qui continue de justifier les tarifs des grands concurrents

  8. @Blog immobilier

    Les « on dit » ça vaut ce que ça vaut … chaque personne à sa propre expérience. De mon coté tout va bien depuis la bascule, qui elle aussi s’est faite sans soucis. Bref il y a eu de soucis, c’est indéniable mais gérer 2 610 000 en 90 jours (oui oui j’inclus les weekends) ça fait prêt de 29 000 clients / jours … ouch !

  9. Blogimmobilier: tarifs justifies chez Orange et autres? 45 euros pour 2 h de voix? Des illimités partagés qui ne marchent jamais pour cause de serveur surchargé? Des renouvellement plus cher pour les clients fidèles? Des ré engagements pour 3€ de moins par mois? Quelle rigolade! Ils peuvent baisser les tarifs. Quel est le budget com/ client chez orange? Combien de boutiques inutiles?

  10. @Blog Immobilier
    J’ai très longtemps travaillé pour SFR et je peux te confirmer que techniquement Free a réussi un exploit, car ils ont littéralement été submergé par les demandes d’abonnements et à l’époque ou SFR a relancé les offres soir et week-end illimité après avoir refusé depuis 99 de relancer ce type d’offre. Le réseau n’était pas prêt, il y a eu des milliers de souscriptions en quelques semaines, le réseau a été saturé sur les grandes villes et en quelques mois SFR a ajusté les antennes. Mais on parle là d’un opérateur qui était en place depuis des années et qui n’avait transformé que quelques centaines de milliers de nouveaux clients.
    Moi perso je trouve que Free réalise comme à son habitude un exploit pour les consommateurs et pour ses actionnaires….

  11. je me suis peut être mal exprimée, je ne crois pas que de tels tarifs soient justifiés, ni même que le service Free soit déplorable mais j’imagine que c’est sur la différence de qualité de service qu’Orange et SFR ont voulu se placer pour conserver leurs clients, plutôt que de répondre en s’alignant sur les tarifs Free… Mais ce n’était qu’une supposition.

  12. « les opérateurs « historiques » ont riposté, proposant tour à tour leur offre low-cost pour contrer celle de Free »

    La mthode Coué du marketing des opérateurs historiques a fait son office, à ce que je peux constater.

    La notion même de ‘low cost’ (qui implique dans la définition un prix bas en contrepartie d’un service avec une qualité moindre) n’est qu’une chimère ; ce n’est pas parce que les prix sont descendus à des niveaux plus en relation avec des coûts réels qu’ils sont pour autant ‘low cost’. C’était surtout qu’avant qu’ils étaient ‘ultra high cost’ !!!

    A titre de comparaison, qui oserait dire aujourd’hui qu’une offre ADSL comme celle de Free avec la Freebox Révolution est une offre ‘low cost’ ?

    Et pourtant, si on regarde 10 ans en arrière, on se rend compte que c’est exactement le même principe qu’ils ont appliqué ici à la téléphonie mobile, avec des services en plus (pas de trafic différencié, option ‘modem’ incluse, fair use supérieur, hors forfait moins cher, forfaits sans engagement, possibilité de dissocier l’achat du terminal, …).

  13. Il s’agit vraiment d’une réelle performance de la part des employés de Free, car le lancement d’un nouveau réseau est couteux et compliqué.
    Pour moi il ne s’agit pas de Low Cost mais d’un juste prix. Free n’est pas une entreprise caritative. Ainsi dans le secteur ADSL la marge brute de free est de 39% . Elle est probablement plus faible dans la téléphonie.

  14. Pingback: Free Mobile maintient ses tarifs après le cap des 3 millions d’abonnés | CHTEUCHTEU

  15. Perso j’ai franchi le pas arc un premier forfait et tout se passe sans problème ! Un second forfait suivra des là fin de l’engagement ….

    Les grossiums de Orange, Bouygues et Sfr rient jaune en voyant leurs marges fondre, tout comme les MVNO comme Universal, Virgin ou Nrj … Le problème, c’est que les actionnaires mettront la pression pour maintenir leurs revenus… Et la variable d’ajustement sera l’emploi…

  16. C’est vrai que les chiffres annoncés par le nouvel opérateur sont impressionnants mais tout aussi impressionnant le nombre de résiliations effectuées en un minimum de temps chez une opérateur mobile…Je crois qu’il s’agit là aussi d’un record…Faire du volume c’est bien mais avec de la qualité de service et de la fidélisation c’est mieux non 😉

  17. Free a révolutionné l’offre mobile. Vraiment … d’une part en offrant l’illimité à 20 euros pour tous là où les autres la proposaient à 50 ou 60 euros mais surtout en cassant le principe de l’engagement. Je ne suis pas niais au point de croire que Niel est un philanthrope mais admettons que les opérateurs historiques (déjà condamnés pour entente illégale) se sont bien gavés sur notre dos.

    Et maintenant, si tu as peur d’aller chez Free, il te reste Sosh, B&Y qui se sont alignés sur les tarifs de Free !!!

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