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Gestion de contenu et gestion de la relation client sont-ils vraiment compatibles ?

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Disons-le tout net : concernant la mise à jour et la gestion de leur site web, les clients ne sont pas vraiment amis avec les systèmes de gestion de contenu (CMS) censés pourtant leur donner une parfaite autonomie vis-à-vis du prestataire ayant réalisé leur site.

C’est d’ailleurs une situation assez paradoxale, à laquelle toute webagency est confrontée un jour ou l’autre : en amont de la réalisation, le client souhaite disposer d’un site qu’il pourra administrer, gérer et mettre à jour lui-même. Mais une fois le site mis en production, le constat est sans appel : même après une formation apparemment bien comprise, seule une infime minorité de clients prennent en main la gestion de leur site et se lancent dans l’aventure des mises à jour régulières sans passer par leur prestataire.

Bien sûr, ce constat est à pondérer en fonction de différents paramètres :

  • la taille de l’entreprise cliente et ses ressources internes. Une grosse boîte n’hésitera pas à recruter un webmaster qui aura les compétences pour gérer un CMS. Pas une PME locale.
  • le niveau de compétence du client, mais également son niveau d’implication. Parmi mes très rares clients ayant réellement pris en charge la gestion de leur site sans faire appel à mes services, je compte surtout des gens qui avaient déjà une petite expérience de la gestion de contenu ou de l’informatique. Ces clients, qui savent gérer un Joomla (ou un autre CMS) aussi bien que moi, je les compte sur les doigts d’une main, et encore. Soit à peine 5% des clients.
  • le facteur temps, fondamental. L’enjeu pour le prestataire web consiste ici à faire comprendre au client ou à le convaincre que le temps passé sur la gestion de son site n’est pas du temps perdu mais du temps investi.
> Lire aussi :  Les services client peuvent lire ce que vous êtes en train d'écrire

Alors, la faute à qui ?
Difficile de dire qui est responsable de cette situation, car ici aussi plusieurs éléments sont à prendre en compte :

  • temps de formation insuffisant
  • complexité relative des systèmes de gestion de contenu. Ne rêvons pas, même le plus simple des CMS reste un logiciel, avec sa complexité, sa courbe d’apprentissage, son aspect rebutant ou effrayant pour un(e) novice. Bref, une sorte de charabia informatique qui, ajouté à la dimension parfois ésotérique du web pour les néophytes (bon courage pour trouver dans un forum une solution à son problème d’affichage si on n’est pas nerd au dernier degré) fera fuir la plus consciencieuse des assistantes. Même après trois jours de formation appliquée
  • enfin, l’agence web, le prestataire, qui a aussi sa part de responsabilité (moi le premier) : manque de temps pour prodiguer une formation vraiment adaptée (certains apprendront et comprendront Joomla en une demi-journée, pour d’autres il faudra une semaine et des piqûres de rappel régulières), mais aussi peut-être la crainte (peut-être inconsciente) de perdre le contrôle sur le client

C’est là qu’intervient un autre élément : la nécessité pour une webagency de mettre en place un système de revenus récurrents, sans lequel il sera difficile d’envisager une croissance significative qui fera passer du statut d’artisan du web à celui « d’industriel » (merci de bien noter les guillemets, le webdesign étant tout sauf une industrie à mon avis).

Ce qui risque de conduire à un autre paradoxe, voire à tenir un double langage.

D’un côté vous prônez l’installation d’un CMS car vous souhaitez donner un maximum d’autonomie au client et lui démontrer la beauté romantique qu’il y a à faire vivre son site tout seul comme un grand (je crois que ce désir de voir son client voler de ses propres ailes est inscrit dans l’ADN du webdesigner).
De l’autre il faut bien croûter, et quoi de mieux qu’un bon petit contrat de maintenance annuel (voire sur 5 ans comme j’ai déjà pu le constater avec certains prestataires web qui se comportent davantage comme des marchands d’extincteurs ou d’alarmes anti-vol que comme de vrais partenaires) pour ficeler le client et obtenir des rentrées de cash régulières garanties par contrat ?

> Lire aussi :  Les services client peuvent lire ce que vous êtes en train d'écrire

Vous savez quoi ? Même si je n’interviens plus directement dans la création de sites, mon nouveau statut d’associé me fait voir maintenant davantage l’aspect gestion et croissance de l’activité d’une agence web, et je suis revenu de mon enthousiasme pour les CMS. Je pense qu’il faut se diriger vers une voie intermédiaire, qui consiste à la fois à fournir un service de gestion simple au client (via la mise en place d’un blog imbriqué dans son site, solution à laquelle je crois de plus en plus), en complément d’un vrai contrat de partenariat (et de confiance) portant sur tous les autres aspects du site, à savoir les grosses mises à jour, la maintenance du référencement, l’infogérance du serveur, la création des adresses email, mais également la fourniture et la rédaction de contenu pour animer son site, et le conseil.

C’est dans ce cocktail d’éléments et de compétences que se situe la vraie valeur ajoutée d’une agence web, qui pourra alors facturer ses prestations sur la base d’un contrat annuel, le budget de réalisation du site ne constituant plus qu’un élément parmi d’autres.

Pour résumer, il n’est pas question de renoncer à la mise en place d’un CMS, mais il est question de ne plus en faire un argument unique et central, et encore moins stratégique.

49 Commentaires

49 Commentaires

  1. Biagi

    29 juillet 2008 at 10 h 36 min

    J’ai bien connu ce problème, les clients pense se protéger et surtout faire des économies avec la gestion de leur contenu, mais enfaite très vite au vue des contraintes du web, il laisse tomber.

  2. Julz

    29 juillet 2008 at 10 h 38 min

    🙂 idem pour moi

  3. AbriCoCotier

    29 juillet 2008 at 10 h 41 min

    Pas mal cet article. C’est vrai ce que tu dis. je n’y avais pas pensé, mais en même temps ça semble logique.

    La FNAC vend des téléphone/ordis/télés, mais propose à chaque fois la vente d’une garantie sur une durée allant de un à trois ans (je crois), et c’est là dessus qu’elle fait son beurre, même si elle doit sa renommé en partie à la qualité de son SAV !

    En tout cas merci pour ton article, ça ouvre de nouveau horizons à tous ceux (dont moi) qui pensent plus ou moins sérieusement à ouvrir leur propre webadgency un jour.

  4. Pingback: Gestion de contenu et gestion de la relation client sont-ils vraiment compatibles ? | xiradakis

  5. Aka

    29 juillet 2008 at 10 h 50 min

    Le CMS est synonyme d’implication de soi et de temps, ce qui de nos jours semble de plus en plus difficile à mettre en place pour des sociétés. Finalement, le fait de ne plus utiliser de CMS tout fait permet une bien plus grande liberté d’action, que ce soit en terme de design comme en terme de respect des standards. Au pire des cas il existe toujours des petits moteurs fonctionnant en template php comme par exemple scaffold

  6. dworkin

    29 juillet 2008 at 10 h 56 min

    Moi j’ai tendance à aiguiller les clients vers des outils moins « cms » et davantage vers des solutions spécifiques.

    Car au final, comme tu dis, peu d’entre eux utiliseront réellement la gestion de contenu, et ça permet de développer de zéro plutôt que de patcher à l’infini des scripts de cms.

  7. AbriCoCotier

    29 juillet 2008 at 11 h 00 min

    @Aka et Dworkin : enfin, ce que je ne comprend pas, et j’espère que vous me donnerez des exemple, c’est comment les clients font pour ne pas comprendre le fonctionnement de base de CMS.

    Déjà Joomla, c’est pas compliqué, mais des trucs comme Dotclear ou WP, c’est vraiment enfantin !

  8. netslider57

    29 juillet 2008 at 11 h 03 min

    Intéressant comme article. Je crois que je vais le faire suivre à mon patron et à mon commercial, ca leur ouvrira peut-être les yeux sur des choses que je n’arrive pas à leur faire comprendre.

  9. Arno

    29 juillet 2008 at 11 h 04 min

    J’ai beaucoup conseillé des webagency dans la ma carrière. Je suis d’accord avec toi sur le fait que les entreprises n’ont ni les moyens (connaissances) ni le temps de mettre à jour leur site. Quoi de plus non professionnel de ne pas actualiser son site internet.
    Je dis souvent à mes clients vous actualisez bien vos plaquettes alors pourquoi ne pas actualiser son site internet.
    Moi j’aurai une position encore plus tranchée. Le marketing et la communication sont une affaire de pro (je m’en exclus). Pour une PME, il faut externaliser tout ce qui n’est pas du coeur de métier et la communication est un exemple…
    Cela signifie que les webagency ne doivent pas être non seulement des pros de l’internet mais également de la communication, édition, etc…
    Une offre globale est à mon sens un des facteurs clés de succès pour les webagencies qui ciblent les PME.

  10. Eric

    29 juillet 2008 at 11 h 05 min

    @AbriCoCotier, de ton point de vue peut-être, mais dis-toi qu’il y a un fossé énorme entre notre connaissance de ces outils et leur perception par un novice en informatique, pour qui c’est loin d’être enfantin, je te parle d’expérience, tu le constateras par toi-même si tu es au contact de clients.
    La relation avec les clients nous ramène à la réalité des choses 🙂

  11. Matsya

    29 juillet 2008 at 11 h 06 min

    Article intéressant à lire de bon matin. A rapprocher des articles d’Eric qui démontrent que les RSS ne seront jamais grand public. A nouveau, je crois que le commun des (mortels) internautes ne comprend plus rien. Le vocabulaire (CMS, CRM, ERP, RSS, PHP, etc…) et les outils sont certes « fabuleux », mais les PME n’ont pas les bases nécessaire à leur bon fonctionnement. Sans compter toutes les personnes qui ne voient pas leur utilité.

  12. Cedric

    29 juillet 2008 at 11 h 13 min

    Salut, tu mets le doigt notamment sur une vision de l’économie prônée par le libre : ce qui importe n’est pas l’outil mais l’usage qu’on en fait.

    @abricotier : Eric est dans le vrai. Pour donner des formations à des journalistes, je t’assure que c’est compliqué. Certains ne savent pas – et c’est normal – ce qu’est une url, ou en tout cas comment faire pour la coller sur un texte et non simplement la coller brute comme ils font dans un mail.

  13. Zim

    29 juillet 2008 at 11 h 15 min

    Très bon billet!

    C’est en effet LA problématique de la Webagency.

    Au début ça grimpe: des clients, des contrats, du temps à dédier à la relation client, aux « coups de mains gratuits »…

    Puis au bout de quelques clients et de quelques temps ça se gate: l’agence à investit en RH, en matériel, en bureau, histoire de supporter un peu mieux la croissance, mais les problèmes se font de plus en plus nombreux et de plus en plus ingérable: pannes serveurs, clients qui n’ont pas été habitués à être canalisés du fait de la faible structure et du temps disponible pour eux dans l’agence.

    Du coup, on en arrive au moment ou il faut remettre en question pas mal de choses: la relation clients, le modèle économique (hé oui, si y a pas de rentrée récurrentes d’argent dès les premiers contrats, la on est mal), les outils (CMS? Blog?)… Bref, tout est à remettre en question petit à petit, afin de ne pas laisser la boite étouffer à petit feu, a coup de téléphone long et couteux (en terme de RH).

    Au final, je ne sais pas si le modèle parfait existe, il y aura toujours des difficultés, plus ou moins canalisées selon les « talents » du « boss » dans sa gestion, et de son entourage (salarié-techniciens…)

    Le problème ici est qu’il en soulèves un tas, tous liés les uns aux autres.

  14. Biagi

    29 juillet 2008 at 11 h 17 min

    Pour ma part je développais les solutions d’administration spécifiquement pour les sites mais même avec des aides et une interface calé sur leurs niveaux de compétence, cela ne durait jamais longtemps, et pour ma part, je ne trouvait pas cela très pro, d’utiliser un CMS.

  15. Zim

    29 juillet 2008 at 11 h 18 min

    [HS]
    PS: Encore une fois, un petit plugin pour éditer son commentaire juste après l’avoir envoyé serait sympas… Ca pourrait éviter les mecs comme moi à laisser des fautes horribles!
    [/HS]

  16. Biagi

    29 juillet 2008 at 11 h 20 min

    idem lol, après avoir relu mon commentaire, j’ai mis deux fois « pour ma part » et c’est vraiment pas beau…

  17. Zim

    29 juillet 2008 at 11 h 21 min

    @Biagi :

    Un CMS « perso » (à la sauce de la société) reste un CMS!

    Après si tu dev un truc spécifique à chaque client, alors le modèle économique de la boite sera probablement à remettre en cause… (a moins d’avoir des Roumains, des Indiens et des p’tits chinois, ou que la boite développes des trucs de ouf, et arrive à facturer ça au prix necessaire à être rentable)

  18. maniT4c

    29 juillet 2008 at 11 h 28 min

    J’adhère totalement à ce que tu dit Eric, mais je n’ai pas trouvé de solution idéale. Enfin si j’ai bien une solution mais elle ne répond pas au problème des TPE (le coeur de ma cible). Proposez un service de mise à jour + ref + creation d’email + maintenance etc… demandera forcément une rémunération conséquente … ce que des TPE ne peuvent la plupart du temps pas s’offrir. C’est pourquoi il cherche à obtenir un site avec lequel il se retrouveront indépendant.. malheureusement l’indépendance ne suffit pas… il faut les connaissances, la motivation et le temps, il manque souvent l’un ou l’autre et parfois les 3.

  19. fred2baro

    29 juillet 2008 at 11 h 29 min

    J’ai réussi ce transfert de compétence en travaillant très en amont avec mon client. Évidemment c’est un autre paradoxe, une « pilule » qu’il faut arriver à faire passer.. en effet un client n’est pas là pour développer, il est le client; l’observateur.. mais c’est un client particulier puisqu’il peut devenir prescripteur. J’ai donc travaillé étroitement avec lui, rédigeant un cahier des charges, réalisant d’abord une maquette ensuite en le faisant participer à chaque étape du développement quasiment au jour le jour puis au 2 /3 du projet , il était suffisamment formé et « autonome » pour finir les derniers détails.. de fait l’outil CMS de E-commerce que j’ai réalisé est utilisé par une dizaine de personnes avec un référent interne à l’entreprise. Il faut dans ces cas là savoir accepter de laisser partir son « bébéb ». Je considère que c’est une expérience réussi après quelques-unes qui ont été des échecs … Est-ce que cela peut marcher à chaque fois , je pense que oui, mais le développeur doit ajouter plusieurs cordes à son arc 1/la patience 2 / la psychologie 3 /la pédagogie et 4/ enfin un vrai sens de la transparence.
    Bref toujours le même principe (celui qui fait mal vous-savez-où): c’est à l’émetteur de faire en sorte que le message parvienne correctement.

  20. Biagi

    29 juillet 2008 at 11 h 30 min

    @Zim : Tout dépend de la taille des sites, je pense que pour des sites vitrines, c’est plus rapide de développer le back-office et cela donne plus de liberté sur le graphisme, par contre pour les gros sites, le CMS est un gain de temps.
    Et je viens de me rappeler que pour les boutiques en ligne, j’avais bien pris un CMS :p

  21. Jean-Christophe

    29 juillet 2008 at 11 h 33 min

    Bonne analyse de la situation. Je pense pour ma part qu’il ne faut pas se tromper de cible. Selon que l’on s’adresse à des utilisateurs métiers ou à une Direction informatique (quelle que soit la taille de l’entreprise concernée on peut toujours identifier ces deux types de populations), le discours n’est pas le même.
    Les gens du métier n’ont rien à faire de nos CMS, blogs et autres barbarismes technologiques. Ils veulent utiliser un outil simple (typiquement un traitement de texte) et ne pas se soucier de savoir comment cela sera publié du moment que ça l’est.
    Les gens de l’informatique cherchent à rationaliser leur infrastructure, à ne pas multiplier les technologies et à ne pas (trop) déployer d’outils sur les postes de travail. L’utilisation d’un navigateur web à des fins de publication leur va donc bien. On voit déjà là les divergences potentielles entre ces deux populations.
    A de très rares exceptions près, les CMS et autres blogs n’acceptent pas l’import aisé de documents d’origine bureautiques avec workflow associé permettant à un utilisateur métier d’utiliser son traitement de texte, d’envoyer et de faire valider le contenu par un webmaster (de mémoire Typo doit faire ça + les outils type Day Communique, Alfresco etc.).
    Il faut donc qualifier plus en amont les besoins et capacités réels de nos clients avant de leur proposer un « simple » CMS ou une solution plus complexe.

    L’utilisation d’un blog est à priori plus aisée mais n’oublions pas que nous sommes ici entre férus du Net et que c’est loin d’être le cas chez tous nos clients. Je n’hésite pas personnellement à proposer des prestations de service afin de customiser les applications pour amoindrir le besoin en formation et en apprentissage (l’ajout d’un bouton « publier sur le web » dans MS Word est peu couteux et tellement bien vu et perçu !!).

    Il me semble que nous atteignons là la limite entre publication web et gestion de contenu, cette dernière permettant aux utilisateurs métiers de s’affranchir des contraintes techniques pour se concentrer sur leurs tâches habituelles, à l’inverse des CMS et autres qui imposent une prise de conscience de ce qu’est la publication sur le web et un apprentissage des outils.

  22. Sylvain

    29 juillet 2008 at 11 h 38 min

    Joomla c’est le mal !

    Sinon Zim, développer un CMS spécifique pour un client n’a rien de débile, en maitrisant un framework et des processus de production optimisés, tu fais ça très rapidement et le code est de qualité.

  23. Pingback: Gestion de contenu et gestion de la relation client sont-ils vraiment compatibles ? (Presse-Citron) | BPM Bulletin

  24. Vincent

    29 juillet 2008 at 11 h 43 min

    Très bon article que les chefs de projet comme moi comprendront bien !
    Quoi de pire que de lire un cahier des charges demandant la main intégrale sur son contenu et de voir qu’un stagiaire là pour 2 mois va administrer le site. Il est vrai que les clients n’aiment pas les CMS, aussi simple qu’il soit ça restera toujours un outil obscur qui ne rapporte pas directement d’argent. Un commercial préférera vendre pour avoir sa prime que de soigner son site internet pour avoir du contact qualifié…
    Un accompagnement et un site qui marche, rien de tel pour que le client soit satisfait !

  25. Zim

    29 juillet 2008 at 11 h 52 min

    @Sylvain,@Biagi:

    Je n’ai pas dit que c’était « débile », j’ai dis que c’était délicat. En effet, oui, un dev spécifique sur un bon framework bien maitrisé peut aller vite. Mais ça n’a pas le même prix.

    Bref, c’est un grand débat! Mais je ne suis pas certain que le plus gros de la problématique soit l’outil en lui même, mais bien l’organisation et la canalisation de l’entreprise, des clients, des ressources humaines, du modèle économique.

    Car comme cela à été dit, le client s’en fou des détails techniques (opensource, pas opensource). J’ai meme parfois tendance à penser que le client se fou du « produit » en lui même.

  26. Sylvain

    29 juillet 2008 at 11 h 55 min

    Zim > Bah bien sûr qu’il s’en tamponne, lui ce qu’il veut c’est que ça lui rapporte un peu plus de fric son investissement (c’est dit grossièrement mais c’est ça), peut importe comment et avec quels outils…

  27. Matsya

    29 juillet 2008 at 11 h 56 min

    Je dirais que c’est même plutôt l’utilisateur final qui s’en contre fiche à 100% du produit. Pour une grande majorité, du moment que ça marche…

  28. alex de rerencement blog

    29 juillet 2008 at 12 h 06 min

    Salut,

    Oui, mais ton analyse n’est valable que pour les clients ayant pris conscience de ce qu’est un site web.

    Comment vendre du conseil, du suivi…, alors que le client rechigne déjà à investir dans le site web, pour beaucoup, un site web c’est quelques bidules à installer (genre Joomla) et puis voilà c’est parti…

    Aujourd’hui, de nombreuses agences ont une pratique industrielle et ne cherche qu’à faire ce qu’elles savent déjà faire :
    – Elles utilisent leur CMS d’avant-guerre développé en interne, parce que la prise en main d’un autre est trop longue…

    – Elle utilisent, leurs vieux Templates avec une magnifique mise en page tableaux et pourtant annonce faire du XHTML.

    – Elle n’ont jamais entendue parlés de FrameWorks (ROR, Cake, Symfony), mais disent toujours faire du sur-mesure, mais ne le font pas réellement et trouve toujours des jolies excuses pour refuser tel ou tel développement « trop complexe à mettre en oeuvre ».

    – Ne sont pas au courant des nouveautés (quoi l’Ajax?), car toujours la tête dans le guidon, elles ne font pas de veille, car ce n’est pas directement rentable.

    Bien évidemment, mon discours généralise, certains clients sont prêt à mettre le prix et certains agences sont au top de l’ergonomie et du développement.

    Le client a l’agence qu’il mérite et inversement 😉

    # Pour l’aspect Référencement et E-marketing, quasiment aucune agence web n’intègre réellement ces services. Mais, est-ce réellement son rôle? J’hésite.

  29. Cedric

    29 juillet 2008 at 12 h 14 min

    En fait, il y a sans doute des choix à faire en tant que web agency. Préfère-t-on concevoir des sites en amont, livrer un produit et passer au suivant VS travailler sur le long terme en proposant un éventail de prestation allant de la rédaction totale du site (c’est en partie ce que je fais) ou simplement une aide ?

    Je crois que c’est à nous, en tant que « vendeur », de savoir où est notre réelle plus-value. Le client, par définition, est face à un choix impossible et c’est normal : il n’y connait rien. C’est aux web agencies de proposer des solutions clés en main, pas au client de se démerder dans des métiers qu’il ne maitrise pas.

    Enfin, en tout cas c’est mon avis ;o)

  30. Zim

    29 juillet 2008 at 12 h 36 min

    Il faudra toujours faire face aux problèmes de budget des clients et donc à la rentabilité.

    Alex de referencement blog: le client à l’agence qu’il peut se payer, et l’agence à le produit qu’il peut lui offrir pour ce prix!

    Le débat peut durer des jours, mais la conclusion restera qu’il n’y a pas de solution miracle!

  31. alex+de+rerencement+blog

    29 juillet 2008 at 12 h 41 min

    @Zim : Tu as en partie raison, sauf que le client a parfois les moyens, mais ne maitrisant pas assez bien le sujet, prend systématiquement le moins cher 😀

  32. Zim

    29 juillet 2008 at 12 h 56 min

    Mais on est d’accord, les facultés/capacités et connaissances des commerciaux jouent un grand role la dedans 🙂

  33. Philippe

    29 juillet 2008 at 13 h 54 min

    Avec des tutoriaux créés sous Wink le client arrive à bien se débrouiller.

    J’en ai créé un pour l’utilisation d’un logiciel gratuit d’optimisation des photos que je ressorts quasiment à chaque fois.
    Puis un tutorial pas à pas pour la publication d’un article, produit sur le site du client.

    Et cela fonctionne plutôt bien.

  34. Alias

    29 juillet 2008 at 14 h 32 min

    peut être que la vraie question est de savoir :

    « qui a vraiment besoin d’un site internet ? »
    « et pour quoi faire ? »

    parce que on a vu la période de la bulle internet, tout le monde voulait avoir son propre site et tout le monde voulait se faire son propre site à moindre coût et n’importe qui se voulait se lancer dans l’aventure webagency et startup & co.
    on a vu des gens se casser la gueule, on a vu des prestataires payés au lance-pierre, souvent peu considérés, peu respectés.
    mais bon, je pense que ça s’est assaini depuis le temps, sauf peut être les salaires ? (je ne suis plus à jour depuis 4 ans)

  35. Hiroshima

    29 juillet 2008 at 16 h 17 min

    @alex de rerencement blog : tu as tellement raison à propos des web agency. Les « supposés » webmasters freelance ou web agency qui ne savent même pas programmer et qui injectent du WordPress à tout va me donnent envie de vomir. Ils prennent une fortune pour une adaptation d’un thème sur WordPress c’est minable.

    @Eric : Souvent tes réflexions me font croire que tu attends de nous que nous te donnions les solutions à ton problème 😉

  36. nov

    29 juillet 2008 at 16 h 59 min

    Je ne suis pas d’accord avec vos propos concernant la difficulté d’utiliser un CMS pour les non-initiés. Travaillant dans une administration, je développe en autres des sites internet et intranet sous SPIP. Pour la partie rédactionnelle, 2 heures de formation suffisent à un agent (non informaticien) pour lui permettre d’être rédacteur. Les sites sont alors bien alimentés en contenu.

    Nous travaillons aussi avec des web Agency avec qui nous rencontrons des problèmes sur leur manque de connaissance sur ces sujets (CMS). Ils ont souvent tendance à compliquer le code par l’ajout du javascript et autre alors que le langage SPIP (boucle) permet d’alléger le code. Exemple pour le référencement des pages.

    Les logiciels de gestion de contenu ont permis aux administrations de s’affranchir des langages informatique et aussi des web agency pour mettre facilement de l’information à l’usage des citoyens pour un coût relativement bas. En effet, la plupart des sites web publics sont réalisés en régie.

  37. Skeud

    29 juillet 2008 at 17 h 07 min

    Article très intéressant!
    Comme il y a l’air d’avoir des connaisseurs sur ce post, j’aimerais bien savoir combien en moyenne vous facturez pour de la maintenance sur une année pour un site « simpliste » de 5-6 pages? (maintenance = ajout/modif/suppr de textes et images)

    Et pour un site plus « complexe »?

  38. philippe

    29 juillet 2008 at 17 h 27 min

    Intéressant, ce que tu dis, mais en allant dans ton sens, plus l’agence est sollicitée pour la maintenance, mieux c’est.

    Alors pourquoi ne pas abandonner les CMS, recréer à chaque fois un outil de mise en ligne de contenus(qui plante lorsque le client met une apostrophe et oblige le client à avoir 2 images par contenus). Ou alors, y aller carrément dans le site statique.

    Après tout, avant les CMS, cela se marchait comme cela.

    A vrai dire, cela ne marchait pas, et les CMS ont donc apparu. Alors je comprends que pour certains besoins un gros typo3 ne soit pas des plus adaptés, mais il existe suffisamment de choix pour trouver plus simple.

    Enfin, rappele-toi Broadvision, Vignette : des projets de 6 mois et 200 k€ minimum. Les solutions d’aujourd’hui possèdent toutes les fonctions de ces ancêtres, en mieux, et sont mises en place en quelques semaines. Des agences sont-elles mortes à cause de ce progrès ?

    Je pense pour ma part qu’une agence se développera d’autant mieux que ses équipes passent leur temps sur des projets à valeur ajouté. Ecrire du contenu de qualité peut bien sur en faire partie, mais pas le mettre en ligne.

  39. Eric

    29 juillet 2008 at 17 h 40 min

    @Hiroshima, si c’était le cas (ta dernière affirmation) je poserais des question et j’aurais conclu par un interrogation. Or je suis affirmatif car je sais exactement quelle sera mon attitude. Donc non je n’attends pas de vous des solutions, cela dit c’est un peu le principe des commentaires dans un blog de réfléchir à plusieurs 🙂

  40. Gigi

    29 juillet 2008 at 17 h 45 min

    Proposer la mise en place d’un CMS et sa mise à jour, pour prendre une image, ce serait comme installer l’électricité et proposer de changer une ampoule ou refaire la déco… ce n’est pas le même métier. Les petites agences n’ont aucun intérêt à se lancer là-dedans avec un contrat de maintenance qui ne sera jamais honoré !
    Mieux vaut proposer une prestation externe avec un journaliste (ou tout autre métier comprenant une maîtrise certaine du rédactionnel ) et féru de nouvelles technos (tout aussi important que la première condition, un journaliste technophobe pouvant faire plus de dégât qu’un stagiaire agile ;o) ).
    De nouveaux métiers d’accompagnement restent à créer/développer pour la comm’ digitale (auriez vous l’idée de faire monter les articles dans la maquette de Libé à une non-professionnel de l’édition ?)

  41. MamzelleLuna

    29 juillet 2008 at 17 h 51 min

    …Hum… je serais donc la seule à réagir sur un léger vice de forme de cet excellent -toujours- article de Presse-Citron ? Je ne suis pas geek, je ne suis pas nerd, je ne bosse pas dans le hight-tech ni le web mais j’adore et je lis tous les jours Presse-Citron. C’est ce genre de site qui me réconcilie avec l’info et les médias, les deux dadas.
    Mais… Mais je suis une femme et j’ai senti un truc réagir quand j’ai lu dans cet excellent article :
    « …fera fuir la plus consciencieuse des assistantes. »
    Rose pour les filles, bleu pour les garçons? Un assistant mec, ça existe pas? Néophyte, ça se conjugue pas au masculin? C’est quoi ce vieux cliché qui se ramène?
    – Eric, bien serré le café s’il te plait!
    (clin d’oeil)

  42. alex de rerencement blog

    29 juillet 2008 at 18 h 00 min

    @mzleLuna : Oui cela existe aussi au singulier, c’est comme il y a des sages-femmes hommes 😉

  43. Eric

    29 juillet 2008 at 18 h 01 min

    @MamzelleLuna tu me fais un mauvais procès, si tu lis régulièrement Presse-citron tu dois savoir que tu auras du mal à trouver ici des traces de machisme ou des clichés de ce type 🙂
    Je te rassure, pour moi il n’y a pas de sexe pour être néophyte, en web ou ailleurs. Il se trouve que dans ma petite expérience chaque fois que j’ai prodigué une formation à la gestion d’un site, c’était la plupart du temps auprès d’un public féminin (assistantes, donc, mais aussi responsables de com ou commerciales).

  44. Pingback: Plus que jamais, le futur verra le développement de l’assistance et l’essor du logiciel libre | AbriCoCotier.fr

  45. Matsya

    29 juillet 2008 at 19 h 31 min

    Pour les « sages-femmes hommes », on parle de maïeuticien (dans le métier).

  46. alex+de+rerencement+blog

    29 juillet 2008 at 23 h 10 min

    @Matsya : Joli, mais pour moi cela restera « sage femme homme » 😉

  47. filou

    30 juillet 2008 at 8 h 25 min

    « La sage femme accouchera d’une carte-mère »
    Proverbe geek
    🙂

  48. vero

    22 août 2008 at 16 h 02 min

    A la lecture de ce post je me demande plutot si les agences web n’auraient pas à créer des partenariats avec des agences de « contenus » – qu’il s’agisse de fournir l’intégralité du contenu pour le site ou simplement accompagner les clients dans leur « maintenance » éditoriale Web (choisir les angles, le style, le volume et la périodicité des publications. Puisque la partie technique du site est censé rouler « tout seule »…il faut passer de la technique au contenu…non ?

  49. De Magneval luc

    16 octobre 2010 at 22 h 30 min

    Super article ! C’est exactement ça et c’est du vécu ! ;0)
    La notion de confiance est essentielle, mais d’autant plus difficile à obtenir lorsqu’on arrive aprés d’autres prestataires (sans scrupules)… A tel point que mes clients ont parfois du mal à comprendre qu’on travaille POUR EUX !!!

    Bravo pour la qualité de vos articles et le ton utilisé !

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