IFA Berlin 2011 : Sony lance ses tablettes Android

L’édition 2011 du salon IFA ouvrira officiellement ses portes vendredi 2 septembre à Berlin. Sony a ouvert hier le bal des conférences de presse en présentant un bouquet de nouveautés, et parmi elles ses fameuses tablettes dont nous avions eu un aperçu en avril dernier.

L’édition 2011 du salon IFA ouvrira officiellement ses portes vendredi 2 septembre à Berlin. Sony a ouvert hier le bal des conférences de presse en présentant un bouquet de nouveautés, et parmi elles ses fameuses tablettes dont nous avions eu un aperçu en avril dernier.

« Sony is back ! »

C’est avec ces mots qu’Howard Stringer, PDG  de Sony, a ponctué sa keynote, dont les deux stars étaient incontestablement les tablettes S et P, qui marquent l’entrée du géant nippon sur le marché très disputé (et encore très incertain) des ardoises numériques.

Sony aborde ce créneau avec modestie et ambition : « Nos tablettes ne sont pas les premières, mais elles seront meilleures ». Nous avons pu enfin juger sur pièce. Sony a décidé de jouer l’originalité en proposant deux modèles aux formes et à l’ergonomie inédites. Un pari qui pourrait avoir ses adeptes…

Tablette Sony S

Le premier modèle est la tablette « S », une machine « optimisée pour le rich media ». Sony a travaillé sur l’optimisation du navigateur web, qui avec la fonction Quick View charge les pages, et notamment les éléments multimédia, plus rapidement. La Sony Tablet S est dotée d’un écran tactile capacitif de 9,4 pouces de diagonale (23,8cm) d’une résolution de 1280×800 pixels et motorisée par un processeur NVIDIA Tegra 2 mobile.

Si les caractéristiques générales et le look de la S restent dans le standard des tablettes actuelles, c’est quand on la prend en main que l’on sent la grosse différence, notamment avec l’iPad : la tranche de la tablette est asymétrique, un peu comme un magazine ouvert et replié sur lui-même. La partie gauche est plus épaisse que la partie droite (ou l’inverse selon que vous êtes droitier ou gaucher et que vous avez fait pivoter l’écran) et le dos de la tablette est revêtu d’une coque antidérapante faites de micro-alvéoles. Résultat : pour l’utilisateur la différence avec les autres tablettes est spectaculaire. La Sony S est la seule tablette de ce format que l’on peut facilement et naturellement porter d’une main pendant de longs moment, sans fatigue et sans risque de la faire tomber, exactement comme on tiendrait un bouquin ou un magazine.

Le genre de détail qui fait une différence énorme en termes d’ergonomie, sans pour autant altérer l’esthétique de l’ensemble. Tous les observateurs hier étaient bluffés par l’impression de légèreté de la tablette. On peut dire que de ce point de vue Sony a réussi son coup car si l’on regarde de plus près, il s’agit bien seulement d’une impression : la Sony S pèse quand même 600 grammes, soit pas beaucoup moins qu’un iPad 2… Une très bonne idée qui devrait faire réfléchir du côté de Cupertino (et qui même peut-être un peu énervé Apple de ne pas y avoir pensé avant). En tout cas chez Sony on essaie d’innover et on ne se contente pas de copier…

Tablette Sony P

Autre approche, autre format. Sony tente à sa façon de proposer une solution à une question qui ressemble à la quadrature du cercle : comment fournir une machine qui offre le confort visuel d’une tablette avec un écran de grande taille et dont l’encombrement et le poids se rapprochent de ceux d’un (gros) smartphone ? La réponse se trouve peut-être dans la Sony P, la première tablette « pliable ». Le résultat est étonnant, parfois même un peu déconcertant à la première prise en main, mais je pense que c’est une voie intéressante.

La Sony P est très légère (372g) et représente l’idée de ce que peut être la première tablette véritablement mobile, alors que l’on sait maintenant que l’iPad et ses clones (pardon, ses concurrents) relèvent prioritairement et majoritairement d’un usage sédentaire à domicile. Dotée du même processeur que la S, la Sony P propose deux écrans tactiles capacitifs de 5,5 pouces qui une fois dépliés, et selon les applications, peuvent fonctionner séparément ou afficher un seul écran en mode « bureau étendu ». Si la ligne de séparation entre les deux écrans due au mécanisme de la charnière est encore un peu importante (mais finalement pas si gênante que cela), la manipulation des applications est intéressante : pour rédiger un mail par exemple, le clavier se trouve sur l’écran du bas et la zone de rédaction sur celui du haut. Pour regarder un film, idem : l’écran du haut affiche la vidéo alors que celui du bas propose les commandes du player. C’est peut-être dans les jeux que l’expérience est la plus intéressante : la scène est affichée en haut alors que sur la dalle inférieure s’affichent toutes commandes bien connues des utilisateurs de Playstation. L’expérience immersive est très satisfaisante et proche de ce que l’on connait avec une PSP ou un Xperia Play.

Autre usage à noter : la lecture d’eBooks, rendue un peu plus réaliste grâce aux deux écrans. Si vous tenez la tablette verticalement, vous avez deux pages en face de vous, et la prise en main combinée au poids-plume de l’engin lui confèrent réellement la sensation que l’on a un bouquin entre les mains.

Une fois pliée, la Sony Tablet P occupe des dimensions d’un portefeuille ou d’un agenda papier, à savoir 79 x 180 x 26mm, ce qui permet de l’emporter partout avec soi car elle tient dans une poche de veste ou dans un sac à main.

La tablette Sony S sera disponible en Europe fin septembre 2011 au tarif de 479 euros et la Sony P fin octobre au tarif de 599 euros. La S sera disponible en 16 et 32 Go avec Wifi only et en 16Go avec une connectivité 3G. La Sony P se contentera de seulement 4Go de mémoire de stockage et le seul modèle proposé embarquera WiFi et 3G. Elle est fournie avec une extension par carte mémoire micro-SD de 2Go.

Les modèles WiFi only tournent avec Android Honeycomb 3.1 et les modèles WiFi/3G sous Android Honeycomb 3.2.

Sony a donc adopté une démarche résolument différente avec ses tablettes. Reste à savoir si le succès sera au rendez-vous. On sait que le marché des tablettes est encore spécifique et réservé aux technophiles et autres early adopters, et que les ardoises n’ont pas vraiment conquis le grand public. Or Sony est précisément une entreprise très grand public. Est-ce que ces produits sophistiqués qui chamboulent déjà un peu les codes imposés par le « standard » de fait iPad rencontreront leur public ? A voir.


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10 commentaires

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  4. Il est vrai qu’une partie de l’affirmation est incontestables: « Nos tablettes ne sont pas les premières, mais elles seront meilleures. »
    Mais quant à être les meilleures…
    Un prix plus bas aurait compensé le retard…
    Sénecte

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  8. La tablette sony P m’intéresse pour une utilisation en rando (ex: marche nordique). Dans vtre article, vous oubliez de mentionner la fonction GPS. Avec l’appli Geolives, on peut créer sur pc puis transférer sur la tablette ses propres circuits de rando, en Belgique… (au 10.000ème!), mais partout en Europe.
    La tablette semble plus solide qu’un smartphone pour ce genre d’application.
    Curieux que personne n’en parle: les commentaires disent qu’il s’agit d’une tablette mobile… mais personne ne parle des applications sportives!!
    Etrange? ou je me gourre?…

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