La police australienne traque les connexions WiFi non protégées

Partant du constat que tout le monde n’est pas égal devant la technologie, et qu’il est de son rôle d’informer les utilisateurs des dangers d’un WiFi non protégé, la ville de Brisbane a décidé de prendre les choses en main en envoyant des policier patrouiller à la recherche de réseaux ouverts.

Protéger les citoyens contre eux-mêmes, ou contre leur propre impéritie, y compris numérique, c’est l’idée derrière cette initiative lancée par les autorités du Queensland en Australie.

australie wifi

Partant du constat que tout le monde n’est pas égal devant la technologie, et qu’il est de son rôle d’informer les utilisateurs des dangers d’un WiFi non protégé, la ville de Brisbane a décidé de prendre les choses en main en envoyant des policier patrouiller à la recherche de réseaux ouverts.

Une fois ceux-ci identifiés, la police n’intervient pas mais relève les coordonnées des propriétaires et leur envoie après coup un courrier avec des indications sur la sécurisation de leur borne WiFi, et notamment sur les avantages d’une connexion WPA ou WPA2 en termes de sécurité. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre d’une campagne plus générale d’une semaine sur la sensibilisation à la fraude.

Plus près de chez nous, il semblerait que les spots WiFi non-sécurisés soient de plus en plus rares, depuis que les fournisseurs d’accès ont mis en place le verrouillage WEP ou WPA obligatoire sur leur box. Reste la question du partage de connexion, comme celui proposé avec FreeWiFi, qui selon certains représente une faille potentielle.

Et tant que nous sommes dans les comparaisons : alors que l’Australie informe ses ressortissants sur les dangers d’un WiFi mal protégé et les aide à se protéger, ici en France on sanctionne pénalement pour les mêmes raisons (HADOPI)…


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14 commentaires

  1. La méthode australienne est vraiment intéressante. Mais je doute fortement qu’on trouve ça en France un jour. Dans le pays des droits de l’homme, on tape d’abord et on discute ensuite.

    La prévention et la pédagogie sont depuis bien longtemps des concepts totalement abstraits …

  2. @amapi : « Le pays des droits de l’homme » n’est pas aussi celui « à la plus belle avenue du monde » ?
    Apprends que ces termes sont légèrement démodés et qu’ils n’ont réellement de signification qu’en France (et encore), grâce à l’ego surdimensionné de ses habitants.

    Vois-tu, les pays des droits de l’Homme sont aujourd’hui plus les pays du Nord, tels la Suède ou le Danemark.

    Un Canadien qui vit en Europe, et qui comme tout le reste du monde, savoure la connerie française.
    Voilà, le moment d’appuyer le plus beau bouton du monde est arrivé… Presser le citron.

  3. Très bonne méthode. Les français devront aussi trouver des moyens pour protéger les connexions WiFi non protégées.

  4. Eric

    @Fredou : +1, le truc du « pays des droits de l’homme », nous nous le sommes auto-attribué, dans un grand élan de vanité très franchouillarde. C’est un cliché qui ne repose sur aucun fondement particulier, en plus d’être insultant pour les autres démocraties. Des pays des droits de l’homme, il y en a sur plus de la moitié de la planète, dont certains méritent probablement davantage ce titre que la France 🙂

  5. Belle exemple mais bon, je pense que les autorités policières françaises ont d’autres chats à fouetter… peut être une opération de comm’ qui devrait être fait par les FAI… mais bon, bon nombre n’y porterai pas attention je pense, pas par indulgence mais par manque de compréhension.

  6. Dépensons l’argent du contribuable à se méler de ce qui ne nous regarde pas !

    C’est tout de même incroyable, que les flics s’amuse ni plus ni moins à eux même violer la lois pour je ne sais quel pretexte bidon de sensibilisation !

    A l’instant ou un flic va se rendre compte qu’un réseau est ouvert, il se met deja lui meme hors la loi .
    RIDICULOUS

    Inimaginable

  7. La police qui traque les connexions internet, cela peut être utile. Mais en attendant traque-t-elle les évasions fiscales? Cela me laisse un peu perplexe de confier cette mission à la police, pas vous?

  8. Voila une bonne initiative, prévenir plutôt que guérir.
    Même si ça ne va pas foncièrement changer les choses, comme on dit c’est l’intention qui compte.
    Par contre je n’ai pas saisi comment ils identifient les propriétaires, ils se connectent au wifi et récupère l’IP par exemple?

  9. @bangbros je ne vois pas en quoi détecter un réseau sans mot de passe est hors la loi…

    Par ailleurs, c’est vrai que je m’étais fait la remarque qu’il y avait très peu de réseaux ouverts comme on peut le trouver ailleurs dans le monde.

  10. Pingback: @Tb - Arnaud Tanchoux blog

  11. @Kim Je vais te l’expliquer .. Toute intrusion dans un réseau sans autorisation, est un délit.
    Sur ca aucun débat

    Un réseau wifi peut ne pas etre sécurité par une clé wep,wpa etc… et simplement l’etre par le filtrage mac via radius …. etc….

    Donc pour etre sur qu’un réseau wifi n’est pas protégé, il faut forcément s’y connecter.

    Bangbros à parlé ^^

  12. Très bonne initiative je trouve.

    « Et tant que nous sommes dans les comparaisons : alors que l’Australie informe ses ressortissants sur les dangers d’un WiFi mal protégé et les aide à se protéger, ici en France on sanctionne pénalement pour les mêmes raisons (HADOPI)… »

    Tout à fait d’accord, de toute façon Hadopi est une honte depuis le début, comment pouvoir sanctionner tout le monde à tord ou à travers..

    Notre gouvernement devrait en prendre de la graine.

    « Reste la question du partage de connexion, comme celui proposé avec FreeWiFi, qui selon certains représente une faille potentielle. »

    C’est tout de même sécuriser puisqu’il faut un login et un mot de passe pour pouvoir se connecter au réseau, après ceux qui laissent trainer leurs identifiant sur le net, c’est leur problème s’ils ont des souci par la suite..

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