Le sex-toy connecté qui espionnait ses utilisateurs (acte 3)

Méfiez-vous de vos meilleurs amis, même les plus intimes, surtout quand ils sont connectés.

Il y a quelques semaines, un jouet sexuel connecté et radiocommandé Hush de Lovense avait déjà défrayé la chronique à cause de son BlueTooth qui était tout sauf sécurisé, permettant à quiconque se trouvant dans les parages d’actionner l’engin. Ce petit défaut finalement plus amusant que réellement compromettant (et qui avait valu à l’objet une publicité gratuite inattendue) avait suivi une autre affaire plus sérieuse : le fabricant du We-Vibe avait été poursuivi en justice après qu’il fut découvert que ses vibrateurs auraient recueilli et enregistré des données à l’insu des utilisateurs. La compagnie avait fini par régler un recours collectif pour 3,75 millions de dollars.

Le son d’un moment intime enregistré sur le smartphone

Cette fois il semblerait que la faille de sécurité (qu’il vaudrait mieux appeler faille d’intimité dans ce cas précis) provienne d’une société de sex-toys basée à Hong Kong, Lovense, qui aurait enregistré une partie de jambes en l’air à l’insu des utilisateurs de son engin de plaisir. Selon le client, un fichier audio d’une durée de six minutes aurait été stocké dans le dossier local de l’application, donc sur son smartphone. Les utilisateurs précisent qu’ils ont donné à l’application l’accès au micro et à la caméra, mais seulement pour l’utiliser avec la fonction chat de l’application et pour envoyer des clips vocaux sur commande, et non pas pour être écoutés et enregistrés de façon permanente pendant leur session. Selon The Verge, d’autres utilisateurs ont également confirmé ce comportement de l’application.

Un utilisateur prétendant représenter Lovense a répondu et a qualifié cet enregistrement de « bug mineur » qui n’affecte que les utilisateurs Android (achetez un iPhone bordel, non je plaisante). Lovense affirme également qu’aucune information ou donnée n’ a été envoyée aux serveurs de l’entreprise, et que ce fichier audio n’est que temporaire. Une mise à jour publiée aujourd’hui devrait corriger le bug.

Bref pas de quoi fouetter un chat, mais sex-toy ou pas, une affaire qui pose une fois de plus la question de la sécurité et de la confiance que l’on peut placer ou pas dans les objets connectés. Même dans son lit.

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