The Social Network n’est pas un film sur Facebook

Hier je suis allé voir The Social Network, le film de David Fincher sur la genèse de Facebook, adapté du bouquin de Ben Mezrich, « The Accidental Billionaires: The Founding of Facebook, A Tale of Sex, Money, Genius, and Betrayal » traduit en français par « The social network : la revanche d’un solitaire – La véritable histoire du fondateur de Facebook ».

« Lui il ne va pas ouvrir la porte, il bouffe du code ».

Attention : si vous n’avez pas vu le film et que vous avez l’intention d’y aller, cet article – sans être un spoiler –  révèle peut-être des informations que vous ne souhaitez pas connaître. Dans ce cas évitez de le lire.

Hier je suis allé voir The Social Network, le film de David Fincher sur la genèse de Facebook, adapté du bouquin de Ben Mezrich, « The Accidental Billionaires: The Founding of Facebook, A Tale of Sex, Money, Genius, and Betrayal » traduit en français par « The social network : la revanche d’un solitaire – La véritable histoire du fondateur de Facebook ».

Et j’ai été plus qu’agréablement surpris : j’ai adoré. Il faut dire que le film a reçu de bonnes critiques, autant de la part de la presse, spécialisée ou non, que – et c’est plus rare – des communautés internet, puisque je n’en lis jusqu’à présent que du bien sur Twitter, Facebook, les blogs et les forums (mais je n’ai sûrement pas tout vu).

J’ai aimé The Social Network parce-que, outre ses qualités cinématographiques, sa narration, la beauté de la photographie (les plans en tilt-shifting de la course d’aviron et la course elle-même confirment le statut de virtuose de la caméra de David Fincher) et le montage à l’adrénaline façon thriller, ce n’est pas un film sur Facebook. Ou, plus exactement, ce n’est pas qu’un film sur Facebook. C’est un film sur l’ambition, la trahison, la vengeance, l’élitisme. Mais c’est surtout un film sur une frustration et sur la meilleure façon de chopper des filles, confirmant mon sentiment de longue date sur le fait que Facebook est avant tout un site de drague. Ce qui a contribué à son succès interplanétaire, même s’il est évidemment devenu bien plus que cela depuis. Ou pas.

The Social network est un film sur l’Amérique

Les start-ups ne sont pas une exclusivité américaine. Mais elles en sont une invention. Et cette histoire, même romancée, même si elle prend probablement quelques libertés avec la réalité, est une histoire éminemment et typiquement américaine. Ou à tout le moins, « américaniste ». Dans laquelle on saisit à quel point les grandes universités américaines sont à la fois des mondes clos d’un ultra-élitisme assumé en même temps que des passerelles en prise directe avec la « vraie vie », celle du business, où la réussite se compte exclusivement en billets d’un million de dollar. Aux débuts de Facebook, Zuckerberg est un jeune nerd d’à peine vingt ans, idéaliste et à moitié autiste, mais l’ADN de la conquête du monde coule déjà dans ses veines.

The Social network est un film sur l’université américaine

Le système des fraternités, typique des universités US et assez exotique à nos yeux d’européens, est aussi celui des castes et de la compétition exacerbée. Le film en est la démonstration. La scène où Zuckerberg est reçu dans le garage à vélo du club des frères Winklevoss parce-qu’il ne fait pas partie de la fraternité à laquelle ils appartiennent, en est le point d’orgue. Et certainement aussi le point de départ de la frustration et de la rage de Zuckerberg à leur montrer qui c’est Raoul. Comme tout bon scénario américain, celui de The Social Network est aussi bâti sur une frustration et une vengeance, celle du petit moche mais malin contre les grands costauds beaux gosses riches mais un peu niais. Devinez qui gagne à la fin ? I am CEO, bitch.

The Social network est un film sur un paradoxe

Alors que son site, Facemash, devenu « The Facebook », engrange déjà les membres par brouettes entières et que le trafic monte en flèche, Zuckerberg refuse de le monétiser, car la publicité « ce n’est pas cool ». Il s’en fout, il a le temps, et juste besoin de quelques milliers de dollars pour faire tourner ses serveurs Apache, alors que son pote Eduardo le tanne pour aller chercher les premiers annonceurs avec les dents. C’est le paradoxe de Zuckerberg, bien loin du cynisme qu’on prête à Facebook aujourd’hui : il veut la renommée et le pouvoir, mais pas le fric. Pas tout de suite en tout cas. C’est sa rédemption à lui : redorer son image d’enfoiré misogyne en offrant aux filles un réseau pour elles.

The Social network est un film sur les relations père-fils

Même si c’est en filigrane, la relation père-fils sous-tend le scénario du début à la fin. On sent la pression paternelle sur la soif de réussite des jumeaux Winklevoss, dont le moteur semble être ce désir de prouver à leur père, un nabab milliardaire qui a réussi dans l’industrie, qu’ils peuvent faire au moins aussi bien que lui. Ombre du père aussi sur les épaules d’Eduardo Saverin, le co-fondateur de Facebook et ami de Zuckerberg, qui au moment le plus pathétique du film, celui de la trahison, a ce mot terrible : « Même mon père ne voudra plus me parler ». Être un fils-à-papa dans l’Amérique des grandes écoles c’est aussi accepter ce système patriarcal parfois étouffant et extrêmement dur.

The Social network est un film sur l’influence d’un gourou

Ce fut pour moi la découverte « historique » du film car j’ignorais totalement cet aspect fondamental et même fondateur de l’histoire de Facebook : Sean Parker, le créateur de Napster, interprété ici par Justin Timberlake, a participé activement au développement de Facebook, dont il est encore actionnaire à hauteur de 7%. Mais c’est surtout sa personnalité et son rôle dans le film qui surprennent. Le type est dépeint comme un arriviste assoiffé de réussite et de fric, « le premier million de dollar c’est pas cool, ce qui est cool c’est le premier milliard », un gourou qui manipule un Zuckerberg fasciné au point de le conduire à trahir son seul vrai ami. Bref, dans le film, Parker est le salaud de service. Il fallait un méchant (n’oublions pas que nous sommes à Hollywood quand même) : c’est lui.

The Social network est un film de procès

Même si le fil conducteur du film est une conciliation, même si celle-ci prend place dans les bureaux impersonnels de ce que l’on imagine être une firme d’avocats et non pas dans un prétoire, The Social Network est un film de procès, avec les codes habituels du genre : joutes verbales cisélées, bluff, flash-back qui bousculent la chronologie, petites phrases assassines et mise à nu des belligérants typiques du courtroom drama bien ficelé.

The Social network est un film sur la monétisation du web

C’est un sujet central dans le film, et celui-ci n’est pas en filigrane : dès que le réseau de Zuckerberg engranges ses premiers milliers de visiteurs, se pose la question de sa monétisation, a priori par la publicité. Ou plutôt, Eduardo, bombardé DAF, pose la question, à laquelle Zuck ne veut rien entendre (voir plus haut). Arrive alors Sean Parker tel le loup dans la bergerie, et c’est l’irruption d’une nouvelle thèse, qui causera la perte du bon Eduardo : pas de publicité mais des contacts avec des investisseurs pour lever des fonds et financer la croissance. Un sujet bien traité, et encore chaud bouillant aujourd’hui, qui montre l’affrontement à couteaux tirés entre deux écoles : celle qui consiste à aller tirer la sonnette des annonceurs et l’autre, peut-être plus ambitieuse mais aussi plus risquée, qui privilégie l’entrée de business angels au capital de la boîte, quitte à le diluer et à en perdre le contrôle…

The Social network est un film… sur internet

Internet est partout, mais paradoxalement, pas tellement au cinéma, où il est vaguement représenté par un gros plan sur une recherche Google ou quelques clichés sur les blogueurs ou autres geeks qui ont rarement le beau rôle. Ici, avant Zuckerberg, avant Facebook, je me demande si la vraie star du film n’est pas le web. On le voit peu, mais il est omniprésent, des lignes de code tapées frénétiquement par Zuck et ses copains de chambrée à l’installation « obligée » à San Francisco, Mecque du web, juste avant que le site n’atteigne son premier million de membres.

The Social network est l’un des meilleurs hommages que le septième art ait rendu à ce jour au web. Parce-qu’il est crédible et parce-qu’il démontre qu’avec un simple ordinateur et un peu de génie tout est encore possible.

The Social network est un film qui donne envie de bouffer du code.


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66 commentaires

  1. ok je ne voulais pas le voir mais apres ton article je pense que je vais y aller
    MErci

  2. Je l’ai vu hier et je trouve cette analyse très juste 😉
    Je le conseille à tous les gens qui travaillent au contact d’internet et du web , très enrichissant à mon gout.
    Sur ceux je retourne manger du code 🙂

  3. Très bon article, bien écrit, bien détaillé…

    Même je n’ai pas trouvé le film aussi sensass que ce qu’on en dit là !

    Beau travail.

  4. j’aurai adoré le voir pour pleins de raison en plus de celles dont tu parles dans ton article. mais je ne peux pas, je dois rester allongé sur mon canapé tant que mon bébé n’est pas né.

    tu crois qu’il sort quand en vidéo ?

  5. Au final, Zuckerberg est également légèrement désacralisé dans ce film. Le « papa » de Facebook avait certes les compétences techniques pour mettre ce projet à bien, on n’en doute pas. Mais l’idée, ne vient pas exactement de lui, qui n’aurait peut être pas eu ce genre de « vision » par lui même. Au final, on peut dire que The Social Network est également un film sur la propriété intellectuelle.

  6. Je ne comprends pas cet engouement pour ce film…

    Les thèmes abordés sont ceux qu’on peut voir dans n’importe quel film de série B ou téléfilm télévisé du genre de ceux d’M6…

    L’histoire était déjà connue et résumée des milliers de fois sur internet car il reprend le livre de Mezrish… donc très peu de surprise

    Les acteurs (à part Jess Eseinberg) sont nuls.
    Le seul intérêt du film, et tu le dis dans ton article, reste la réalisation de Fincher car ce type reste un grand réalisateur.

  7. Analyse du film très construite et qui m’a donné l’envie d’aller le voir finalement 😛

  8. Pingback: The Social Network - Un film qui mérite d’être vu @ Neurone Connection

  9. Un film comme je les aime : on continue le scénario, on cherche le tenant et l’aboutissant de l’histoire même une fois sortie de la salle…
    Dans le même genre, il existe « Les Pirates de la Silicon Valley » traitant le sujet entre B.Gates & S.Jobs à leurs débuts…

  10. Bon débrief du film.
    J’ai lu a posteriori du visionnage un commentaire sur un blog US selon lequel le film était un peu trop « Eduardo Saverin oriented »; en gros c’est le seul qui est toujours loyal et dispo, il ne cause aucun tort, et il est toujours victime de manipulations extérieurs (coup du poulet, de la dilution des parts), et force est de constater que c’est un peu vrai.

  11. J’aime bien votre dernière phrase.

    A part ça, effectivement film passionnant. Pas vraiment d’accord sur la scène d’aviron que j’ai trouvé ratée (la seule scène que j’ai vraiment peu appréciée).

    Sinon : introduction et dénouement magistraux tout de même. La tragédie s’installe, la tragédie sonne, la tragédie se pose et s’impose.

  12. Oui sur tous ces points, Et tu oublies un truc unique.

    The Social Network est un film sur l’entrepreneuriat.

    Il décrit extrêmement bien cette dimension, cette dynamique et la logique particulière d’une startup.

    J’y ai retrouvé, très humblement, beaucoup de point avec Eyeka que j’ai imaginé et co-fondé.

  13. Eric

    @franck perrier : oui j’avais listé « film sur l’entrepreneuriat » dans mon brouillon, mais ça m’a paru finalement un peu trop évident ou « bateau » pour y consacrer un paragraphe 🙂

  14. Bonjour,
    Moi aussi j’ai adoré The social network.
    Et le film montre bien comment l’ambiance change dans une boite quand les investisseurs extérieurs arrivent.
    Cordialement.
    Patrick

  15. Le truc surtout c’est que c’est loin de coller à la réalité… à part les faits principaux, quasi tout est romancé/inventé…

    Sinon, très bon film.

  16. Ca donne envie d’aller voir le film (et ça fait regretter d’être en Inde où il sort fin décembre… Ou pas, parce qu’ici il fait 30°) mais j’aimerais bien en savoir plus sur la vraie histoire de FB avant d’aller le voir.

  17. Très bonne analyse, j’ai aimé ce film. J’espère que ça va motiver les jeunes étudiants en informatique en France à créer des boîtes plutôt que de foncer dans les bras des SSII sitôt les études fini. Pour ma part, Sean parker est le personnage clés; Il manque des Sean Parker dans les start-up en France, ce binôme Zuckerberg-Parker est fantastique pour Facebook. « Les étudiants de Harvard pensent qu’inventer un travail est mieux que trouver un travail » Cette phrase est un mantra. Créer des start-up : )

  18. J’ai été bien déçu moi par ce film. 🙁 Qui est surtout un faux-documentaire d’ailleurs.
    Je t’invite à venir lire ce que j’en pense (je vais pas m’amuser à le recopier ici) sur mon blog en cliquant sur le lien.
    Mais finalement, ouais, je suis d’accord avec toi sur un point : « The Social network est un film qui donne envie de bouffer du code.  » N’étant pas développeur pour un kopek, nan, vraiment ça m’a pas bien plu ! 🙂

  19. « The Social network est un film qui donne envie de bouffer du code.  »
    c exactement ce que j’avais envie de faire en sortant de ce film… prendre un ordi et coder 🙂

  20. L’un des meilleurs articles lus sur le web pour parler de ce film… En effet, The Social Network n’est pas qu’un film sur Facebook et je constate que je n’avais moi-même pas forcément vu tous ces niveaux d’analyse et sujets abordés dans le film. Du coup, encore plus envie de le revoir ! 🙂

  21. chansons écolos on

    donc les bloggueurs aiment se retrouver UN PEU mis en scène meme dans un mauvais film et ça suffit pour faire parler du film…

  22. Eric

    @edouard : ben non justement, j’ai bien réfléchi à a ça aussi et non, je ne vois aucune trace d’amitié dans ce film, juste des accointances de circonstance, vite trahies par l’appât du gain et du pouvoir. Ou alors nous n’avons pas la même notion de l’amitié 🙂

  23. L’engouement pour un film est toujours intéressant.. à analyser…
    Les thèmes ne doivent pas être trop compliqués et effectivement les téléfilms s’en sont déjà chargé.
    Il suffit souvent d’un bon lancement et de savoir motiver les gens qui peuvent aider au lancement gratuitement.

  24. Je ne suis pas d’accord, ce film est loin d’être a la hauteur des critiques…

    « (les plans en tilt-shifting de la course d’aviron et la course elle-même confirment le statut de virtuose de la caméra de David Fincher) »

    vraiment pas nécessaire, ça viens comme un cheveux sur la soupe…

    « C’est le paradoxe de Zuckerberg, bien loin du cynisme qu’on prête à Facebook aujourd’hui : il veut la renommée et le pouvoir, mais pas le fric »

    Dans une interview de Zuckerberg, il avance que les créateurs du films se plantent en pensant qu’il a créer facebook pour serrer des nanas mais pour le plaisir de créer quelque chose…

    Pour ce qui est du vrai et du faux dans le film car c’est avant tout un film voici les 7 mensonges du film : http://www.vanksen.fr/blog/les.....l-network/

  25. @ Eric
    Mark sacrifie son seul véritable ami (Eduardo Saverin) sur l’autel de la réussite et du succès. Jusqu’où le besoin d’Amour et de Reconnaissance de Mark l’emmènera t-il ? Certes il a réussi à attirer l’attention du reste du monde, mais paradoxalement il se retrouve dans une tour d’ivoire et de solitude, comme le suggère la dernière scène du film…

  26. La meilleure oeuvre qui a été faite sur Facebook n’est pas The Social Network mais South Park !

    ça c’est dit !

  27. Eric

    @chansons écolos : si tu avais vous aviez vu le film avant de poster ce commentaire, tu saurais vous sauriez que ce n’est absolument pas un film sur les blogueurs

  28. chansons écolos on

    Bonjour Eric qui me donnez des conseils.
    Je pense que VOUS n’êtes peut-être pas le seul à ne pas avoir compris que le terme « les blogueurs » de mon commentaire était une politesse certes peut-être pas utile pour vous mais que j’applique même dans des commentaires.
    Remplacez « les blogueurs » par autre chose et relisez mon commentaire, vous y trouverez peut-être plus de pertinence qu’après une lecture rapide.

    Le type des chansons écolos qui ne vous tutoie pas car je ne vous connais pas !

  29. Eric

    @chansons écolos : j’ai écrit cet article parce-que j’ai apprécié ce film et pour en donner MA vision. Si vous ne la partagez pas c’est votre droit le plus strict et chacun peut donner la sienne ici.
    Mais je n’ai pas écrit cet article pour que certains viennent créer des polémiques gratuites donc je vous remercie de cesser de polluer ce fil de commentaires.

  30. Exusez-moi Eric j’avais cru qu’il s’agissait d’un espace de débat ! Et on m’accuse de polluer par des commentaires pourtant corrects et (peut-être) plus pertinents que… d’autres… je retourne lire Houellebecq !

  31. On peut quand même signaler que l’utilisation de l’expression « réseaux sociaux » est une grande usurpation de langage ? Que ces réseaux desocialisent plus qu’ils créent du lien social…
    Pascal

    • Eric

      @intellectuel ? : je ne partage pas votre avis. Cela étant, encore faudrait-il s’entendre sur ce que l’on entend par « socialisation » et « désocialisation ».
      Si « socialiser » c’est rencontrer des gens en vrai et acheter son journal au kiosque plutôt que le télécharger sur son iPad alors d’accord, les réseaux sociaux « désocialisent ».
      Mais si le critère est l’augmentation du nombre de personnes avec lesquelles on est en relation et l’augmentation de son réseau professionnel, alors les réseaux sociaux sont bien plus efficaces que la « vraie vie » pour créer du lien.

  32. Je suis assez d’accord avec votre vision du film Eric.

    J’ai moi même été le voir ce week-end et j’ai été agréablement surpris.

    Etant moi même entrepreneur web, en sortant du film samedi soir j’ai eu du mal a trouver le sommeil, car je pensais et repensais aux moyens de réussir dans le web…
    Mais aussi à différents points du film qui m’ont perturbé ou encore impressionné.

    Nan vraiment j’ai été conquis par ce film 🙂

  33. André j ai eu la même réflexion que vous mais Zuck a plusieurs avantages : il est visionnaire, talentueux développeur et Dieu sait si c est important, persuadé de suivre le bon chemin et… chanceux… Si en plus il rencontre les bonnes personnes alors…sky is the limit
    Moi aussi je suis entrepreneur web et ce film m’a surmotivé !

  34. Très bon article.
    Par contre je ne partage pas votre analyse sur la monétisation du web où vous opposez les revenus de la pub et l’entrée de business angels au capital !

    La 2nde approche, comme vous la nommez, ne constitue pas un modèle économique pour un site… mais pour un entrepreneur qui souhaiterait vendre en valorisant rapidement sa création.

    La publicité n’est donc pas à opposer aux business angels. Le « quand » monétiser pas la pub est la vraie question : dès les premières audiences monétisables ou dès l’atteinte d’un seuil critique qui rend le site incontournable ?

    Dernier point, la publicité n’est pas la seule ressource du modèle économique viable d’un site, mais c’est un autre sujet qui peut faire l’objet d’un autre post.

  35. @ intellectuel ? : Par rapport à ta phrase sur le fait que les réseaux sociaux « désocialisent », dans le film, une phrase a résumé totalement l’inverse, c’était à quelques mots près « @Bagdad, il n’y a plus de routes… mais il y a Facebook »…
    Je trouve que cela résume bien.

  36. vu une fois mais maintenant a revoir une autre..j’en fait mon prochain travail en thèse de communication internet…c’est le big brother amplifie par dix!

  37. Je suis d’accord sur le fait que ce film est excellent ! J’ai aussi énormément apprécié le jeu des acteurs et la réalisation (le montage !), pour l’histoire je ne la connaissais pas donc bonne surprise.

    A la sortie du film tout personne qui baigne dans le « business » de l’internet veut croire à ses chances …

    Merci pour cet article bien écrit qui relance mes réflexions.

  38. Excellent article moi aussi j’ai été particulièrement enthousiasmé par ce film, pas tant par la création du mastodonte qu’est facebook mais par la banalité de ces jeunes geek qui ont tiré le gros lot aux hasards de quelques lignes de codes. Le plus incroyable c’est que si vous imaginez un développeur d’une grande école d’ingé française pondre un tel projet, je ne suis même pas persuadé qu’il y ait des Sean Parker ou Peter Thiel en France pour amorcé la pompe…toujours est-il que le film est vraiment bien fait, un peu romancé certes mais bien fait. Comme le précise Django, Zuck était loin d’être un nobod à Harvard, c’était déjà une énorme star qui avait tourné le dos à Microsoft une première fois…un complément intéressant au film : http://www.needocs.com/documen.....monde,2336

  39. 2 question:
    – c’est quoi faire des codes?
    -FACEBOOK gagne t-il plus de fric avec la pub ou en revendant ses listings ?

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  41. Pingback: 7 cas où les réseaux sociaux ont sauvé des vies

  42. @ eric
    Tres amicalement, non le fait que le film porte sur l’entrepreneneuriat n’est pas « bateau », en tous cas pas plus que le fait que le film porte sur l’Amérique ou les universités.
    Tu es entrepreneur. Ce qui est évident pour toi ne l’est pas pour le grand public.
    Le manque d’education économique de nos concitoyens est flagrant, par exemple, en comparaison de nos amis anglais.

    @chansonsecolos
    Pour moi, la question n’est pas de savoir si ce film est une oeuvre cinématographique mais davantage de le voir comme un documentaire fiction sur une aventure sociale, humaine et economique. Connaissez vous beaucoup d’hommes publics qui aient générés un long métrage mois de 10 ans après leur apparition publique. A plus forte raison, d’entreprise. 500 millions de personnes sur un réseau social, soit 8% de la population mondiale, ce n’est pas anecdotique, non?
    PS. Je préfère Gandhi sur le fond et comme oeuvre

  43. La vraie star du film est le web et l’entreprenariat et toutes ses choses qui en découlent. Je suis ok avec ce point de vue même si j’ai été un peu déçu notamment le manque de « profondeur » de l’analyse sociale. Facebook uniquement un piège à filles avec ces millions de personnes connectées ?

  44. The Social Network est un film sur l’évolution des liens sociaux au XXIème siècle.

    The Social Network est un film sur la possibilité sans précédent que les technologies actuelles offrent à tout le monde en terme d’entrepreneuriat.

    The Social Network est un film sur l’arrivée de troublions au sein des rapports de forces séculaires.

    The Social Network est un film sur quasiment les seuls nerds du monde que le geekisme ait contribué à rendre sexy (indirectement…)

    The Social Network est un film sur la puissance des réseaux humains, même traditionnels, lorsqu’il s’agit des clubs d’élite de Harvard.

    The Social Network est un film sur le rapport entre une idée et sa mise en œuvre.

    The Social Network est un film sur la puissance de celui qui sait s’entourer et le problème qu’a celui qui sélectionne ses partenaires d’abord par amitié.

    The Social Network est un film sur la protection de la vie privée à l’heure du bloging et de Facebook.

    The Social Network est un film sur la stratégie marketing risquée mais atomique de monétisation d’une idée à fort potentiel.

    Et The Social Network est un film sur la manière ce casser la baraque en n’ajoutant rien à ce qui a déjà été inventé, mais au contraire en retirant ce qui est en trop, mais ce dernier point, je le traite . (Ben quoi, un peu de retape au passage, si elle est contextuelle et constructive, c’est autorisé, non ? 😉 )

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